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La fiche du supporter grec

Parce qu'une Coupe du monde, c'est surtout avant le coup d'envoi et après le coup de sifflet final que ça se vit. Parce que les supporters à la Coupe du monde, c'est comme les Pit Girls en F1, dans les teasers de match, ils sont mis en avant une image sur quatre. Et parce qu'un Mondial, c'est surtout une immense soirée déguisée qui dure un mois, on s'est dit qu'à l'instar des équipes, les fans aussi méritaient leur fiche. Place à la Grèce.

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3 questions à...

Franghiscos, jeune restaurateur grec

Comment c'était, ces éliminatoires ?
On s'est qualifiés assez tranquillement, largement derrière le troisième du groupe, mais avec une moins bonne différence de buts que la Bosnie. Dommage. Derrière, on se tape deux matchs de barrage contre la Roumanie, contre laquelle on ne partait pas forcément favoris. Au final, on les a éclatés, surtout à l'aller où on gagne 3-1 à domicile avant de tranquillement gérer au retour chez eux (1-1).

C'est quoi la différence entre supporter ton équipe et la sélection nationale ?
Les Grecs supportent les gros clubs du pays, à moins d'avoir une attache particulière avec une équipe. Moi, je suis du côté du Panathinaïkos, les riches, enfin les anciens riches (rires). Ce que j'adore avec mon club, c'est la rivalité avec l'Olympiakos, c'est très chaud. Mais au final, ça reste une équipe faite d'individualités, au contraire de l'équipe nationale qui représente le pays dans son unité. Tout à l'heure, je vais dans un bar, il y aura des amis qui supportent les deux équipes, mais clairement, on sera tous ensemble derrière la Grèce, au contraire de la France qui ne fait pas toujours l'unanimité. Mon joueur préféré, c'est Karagounis, notre capitaine rescapé de 2004. Il n'est plus tout jeune et pas hyper technique, mais il est courageux, toujours à cavaler partout, il met du cœur et sort rincé du terrain. C'est lui qui représente le mieux la sélection.

Ils vont aller loin ces Grecs ?
Franchement, je suis pas objectif, mais je vois bien une finale Belgique-Grèce… Non plus sérieusement, je nous vois passer au moins les poules, au courage. On ne va pas venir la tête basse, on a notre fierté. En plus, nos adversaires ne sont pas au top. Bon, la Colombie n'avait pas Falcao et pourtant... Drogba semble fatigué et, après, je ne connais pas trop le Japon. Je pense qu'on va faire comme d'habitude, c'est-à-dire gagner sobrement 1-0 en poules avant de tomber plus tard contre un cador. On ira au moins en huitièmes, en jouant sur nos qualités, bien en bloc. Pas avec brio, mais au moins, le résultat est là.

La fiche technique

* Le portrait-robot
20% Angelos Charisteas - Un mec toujours présent dans les têtes.
20% d'Angela Merkel - Et une haine certaine vis-à-vis de celle qui leur a mis plusieurs plans.
10% de strings - Les uns au Brésil, les autres à Mykonos.
10% de jeu de main - Le basket, un sport national.
25% d'orthodoxie - On ne badine pas avec la longue barbe blanche.
14 % des abdos d'EkateriniTanhou et Konstantínos Kentéris
1% de 300 - Spartiates !!

* L'hymne non officiel
Horto Magiko

Vidéo

* Le matériel du parfait supporter
Le maillot de la sélection, il le laisse aux supporters lambdas. Son fétiche à lui, c'est le tee-shirt noir, sobre, menaçant et efficace. Armé de sa dégaine de casseur de gueule, il n'oublie jamais de faire craquer quelques fumigènes et dégrade chaque mur de la ville qui l'accueille à coups de stickers bas de gamme. Pas de défense d'afficher pour lui.

* L'apéro type
Le supporter grec commence tôt. Dès 12h, le ouzo tapisse les estomacs avant qu'olives et petits dés au lait de « brebisse » se chargent d'éponger. Un peu dur au début, mais de quoi arriver léger et motivé dans les gradins.


* L'image qu'ils vont laisser aux Brésiliens
En voyant les supporters grecs sans le sou célébrer avec ferveur les matchs nuls pourris de leur équipe, les Brésiliens vont prendre une leçon sportive et économique d'humilité. De quoi vous enlever le goût de manifester.

* La galaxie du supporter
Faute de Turcs, les embrouilles de fin de soirée devraient principalement avoir lieu avec les Iraniens, pas friands de vacances à Mykonos. Reste aussi la grosse cote allemande, pour des discussions politiques enflammées. Niveau amitié, on table sur les Espagnols, solidarité dans l'austérité oblige.

* La trace de bronzage
Un quasi intégral. D'ordinaire chaud-bouillant, l'Hellène se départira d'autant plus vite de ses vêtements que le thermomètre risque de se montrer généreux au Brésil. Quand c'est ta meuf, ça énerve. Quand c'est un chauve un peu grassouillet, tu rigoles. Intérieurement, vu son 87kg râblé.

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Par Raphael Gaftarnik et Christophe Gleizes
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