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La fiche du Stade Malherbe

Après une magnifique saison achevée parmi les cadors du championnat (7e), le SMC se trouve confronté à un défi de taille : continuer de progresser, pour s’installer durablement en Ligue 1. Attention toutefois aux lendemains qui déchantent.

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La carte postale de l’été.


« Cher Stade Malherbe,

Je sais que ça fait un petit moment qu’on ne se parle plus, toi et moi. Tu sais ce que c’est : après une rupture, il paraît que les deux parties ont besoin de tourner la page. Mais tu sais très bien que je t’aime encore, et que je ne peux pas faire comme si nous n’avions rien vécu tous les deux. Les jeunes vont sur Facebook pour voir ce que devient leur ex ; moi, j’ai pu voir à la télévision tes exploits de la saison passée. Je suis content de voir que tu as finalement trouvé sans moi la stabilité que tu espérais tant.

Oui, aimer quelqu’un, c’est être capable de lui souhaiter tout le bonheur du monde – comme dans la chanson – même si ça signifie ne pas faire partie de sa vie. Je suis donc très très heureux que tu files le parfait amour avec Patrice Garande et Xavier Gravelaine. Je t’assure que de mon côté, j’ai complètement tourné la page, et ne garde aucune rancœur de tout cela. Non, les messages laissés sur ton répondeur à 4 heures du matin ne comptent pas, je me suis juste trompé en voulant appeler ma frangine. Oui, on peut se tromper 27 fois de suite.

Depuis que nous sommes séparés, j’ai continué mon petit bonhomme de chemin à Arles-Avignon – le club a coulé corps et âme – puis j’ai eu une petite aventure au Maroc, rien de bien sérieux. Je suis pleinement épanoui. Je vais bien. Je suis heureux. Je vis parfaitement bien le fait que tu sois comblé sans moi.

Appelle-moi.

S’il te plaît.

La fiche de Bastia

Franck Dumas
. »

La visite médicale.


C’est bien connu : lorsqu’on atteint un certain âge, la pratique du sport de haut niveau doit aller de pair avec un espace aménagé et des contrôles fréquents. Pour l’espace aménagé, pas de problème, le Stade Malherbe s’est fait refaire la façade dans le courant de l’été pour paraître un peu plus fringant : nouveau logo, nouveaux sièges au stade, etc. Mais l’organisme peut-il suivre ? Alors certes, il n’y a pas vraiment de quoi s’affoler, mais force est de constater que l’effectif du Stade Malherbe est, disons-le franchement, « à haut risque articulaire » : 37 ans pour Nicolas Seube (aujourd'hui, bon anniversaire !), 36 ans pour Rémy Vercoutre et Steed Malbranque, 34 ans pour Julien Féret et Alaeddine Yahia… Fidèle à ses habitudes, le Stade Malherbe a donc cherché à s’oxygéner cet été pour trouver le bon équilibre entre expérience et insouciance : Dabo vient de Troyes et a apparemment un vague souvenir du haut niveau, Dreyer a fait le même trajet pour seconder Vercoutre, Malbranque débarque pour une pige en forme de tour d’honneur, le Croate Santini vient voir s’il peut enquiller autant de buts en Ligue 1 qu’en Jupiler League, et le jeune Pape Sané va pouvoir se tester dans l’élite après les belles promesses entrevues à Bourg-Péronas. En attendant la signature du Portugais Pedro Santos (Braga), le corps du Stade Malherbe semble solide et droit dans ses bottes, marqué par les épreuves de la vie, certes, mais il a la tête bien faite.

L’homme à ne pas suivre : Steed Malbranque.


En 2012, juste avant de signer son retour à Lyon, Malbranque était à deux doigts de s’engager avec le Stade Malherbe. À l’époque, ça aurait probablement été un coup de maître. Aujourd’hui, ça ressemble un peu à une fausse bonne idée. Steed n’a pas disputé un match officiel depuis près de six mois, et s’il a sans doute à cœur de prouver qu’il n’est pas fini, on doute un peu qu’il soit capable de blaster tout le monde comme il l’avait fait sous le maillot de l’OL. Alors ok, il est là pour encadrer les jeunes pousses caennaises et participer à leur progression, mais dans ce cas-là, un joli contrat de préparateur physique aurait fait l’affaire, non ?

Pourquoi le Stade Malherbe va… accrocher l’Europe


Depuis qu’il a pris les commandes du Stade Malherbe, Patrice Garande a toujours fait mieux que l’année précédente : 4e pour sa première saison en Ligue 2, puis une 3e place synonyme de montée, puis une encourageante 13e place en Ligue 1, et puis cette étonnante 7e place l’an dernier. Vous ne croyez tout de même pas que c’est un hasard ? Julien Féret va continuer de distribuer des caviars et d’enchaîner les crochets soyeux, Seube va continuer de faire oublier Guillaume le Conquérant en tant que légende locale, Santini va tout pousser au fond de la tête, de l’épaule ou du cul, et le Stade Malherbe va continuer de progresser. Et tant pis s’il affiche en fin de saison un taux de possession aux alentours de 24%, vu qu’il possèdera aussi la 4e meilleure attaque de Ligue 1. Et puis Andy Delort va enfin revenir à la raison, claquer 17 buts, et assurer à son club une 6e place synonyme de tour préliminaire en Europa League. Avant d’être transféré aux Émirats arabes unis l’été prochain.

L’inexpertise de Kévin Malherbe, 23 ans, logisticien à la résidence pour personnes âgées de La Charité, à Caen


« Je pense pouvoir dire que nous sommes prêts pour la prochaine saison. On a perdu le dernier match de préparation, contre Guingamp (0-1, ndlr), mais on a plutôt bien joué. Par contre je ne connais pas le nouvel attaquant, là, Santini. J’espère qu’on pourra se mettre d’accord avec Andy Delort pour qu’il reste un an de plus, parce que c’est un peu n’importe quoi, ce qui se passe en ce moment. Après la saison qu’on a faite l’an dernier, je me dis qu’on peut viser l’Europa League. Est-ce que j’ai terminé ma préparation ? Pas encore, il faut encore que j’aille acheter le nouveau maillot. »

Le mois après mois


Août : Pendant qu’Andy Delort appelle sa prof d’Espagnol pour annuler ses prochains cours particuliers, le Stade Malherbe effectue son habituel départ canon en championnat, en désossant Lorient et Bastia à domicile, et en accrochant un bon 2-2 au Parc OL. Avec 4 réalisations, Ronny Rodelin pointe en tête du classement des buteurs. Les supporters lillois décident de se déplacer en masse en Normandie pour se rendre compte par eux-mêmes, et vérifier que c’est bien le même joueur qui jouait chez eux. « Mais du coup, c’était pareil pour Lenny Nangis ? Il était bon ici, avant d’être nul chez nous ? » . Non non.

Septembre : énorme sensation à d’Ornano lors de la réception du PSG. Alaeddine Yahia dévore la jambe droite de Di Maria, fracture 7 côtes à Thiago Silva lors d’un duel aérien et arrache un bras à Kevin Trapp en voulant l’aider à se relever après un choc. L’ancien Lensois est aussitôt surnommé « L’homme qui coûtait 3 milliards au PSG » . Sinon, Nicolas Seube inscrit le but de la victoire 1-0 et se trouve convoqué pour la première fois en équipe de France, plongeant la Normandie toute entière dans un état d’hystérie extatique. Du coup, Malherbe en pleine transe perd lors de ses déplacements à Rennes, Angers et Bordeaux. Gravelaine exulte tout de même : « Seube en équipe de France, c’était le seul et unique objectif que je m’étais fixé en arrivant ici. Maintenant, on est en totale roue libre, c’est du bonus ! »

Octobre : après avoir marqué quelques buts avec la réserve, en CFA, Delort réintègre le groupe. Et marque dès son entrée en jeu contre le Téfécé, sur un bon vieux péno des familles. On remplit les lignes de stats comme on peut. Lors de la réception de Saint-Étienne, Malherbe passe sous la barre des 10% de possession de balle, mais l’emporte 2-0 (2 tirs cadrés, 2 buts, contre 48 tirs pour Saint-Étienne). Au classement, Malherbe vivote dans le ventre mou.

Novembre : Xavier Gravelaine tape du poing sur la table après une déroute contre Nice (1-4). Il pointe notamment du doigt les 10 kilos de trop d’Andy Delort, qui disparaît dans la nature suite à l’affront. Pas grave : Malherbe se refait la cerise au Vélodrome, s’impose 1-2 grâce à un coup-franc de Féret en lucarne, et pousse Franck Passi à démissionner au terme de la rencontre. Gravelaine en profite pour laisser des photos de Ngolo Kanté collées sur tous les murs dans les vestiaires.


Décembre : une avalanche de blessures en attaque pousse Patrice Garande et Xavier Gravelaine à rechausser tous les deux les crampons lors du déplacement à la Beaujoire. L’artificier champion olympique 84 et le globe-buteur des années 90 permettent au SMC d’arracher le nul 4-4, avec deux buts chacun au compteur. À la trêve, le Stade Malherbe est 8e, et déclare ouvertement viser l’Europe, « histoire de soulager le LOSC qui n’aura pas à se ridiculiser contre le 3e du championnat du Vatican » , dixit Gravelaine. Le mec parle trop, parfois.

Janvier : Andy Delort est de retour, encore. Il se pointe à l’entraînement avec des torrents de larmes tatoués sous chaque œil. Personne n’ose lui adresser la parole, pas même quand il claque un doublé contre l’OL et fête ses buts en hurlant « Caraaaaamba ! » . Ce qui n’empêche pas le SMC d’être aussi brillant que d’habitude en Coupe de France (élimination 2-0 contre le FC Plougastel).

Février : le mercato s’est avéré étrangement calme en Normandie malgré des lacunes évidentes en défense (plus de 2,5 buts encaissés par match). Surtout que les mauvais résultats s’enchaînent (4 pts sur 15 possibles en février), et voilà Malherbe qui se rapproche dangereusement de la zone rouge. Une lettre recommandée parvient dans le bureau du président Fortin : c’est une candidature de Franck Dumas pour reprendre l’équipe.

Mars : Gravelaine demande à ses joueurs l’union sacrée pour éloigner le spectre de la relégation. Message reçu 5 sur 5 : Malherbe enchaîne 3 succès contre Angers, Nice et Monaco, et se replace dans la course à l’Europe. Il est tout de même magnifique, ce championnat.

Avril : si Patrice Garande est privé de Malbranque, qui s’est blessé au caoutchouc gauche de son déambulateur, et de Delort, qui ne donne plus signe de vie depuis plusieurs semaines, il peut en revanche compter sur Santini. Le Croate commence à se faire un nom en Ligue 1, et franchit la barre des 15 réalisations. Féret est au sommet de son art, Vercoutre chope tout ce qui passe, et Da Silva continue de prouver derrière qu’il est beaucoup trop bon pour le SMC. Ça y est : Malherbe est dans le bon wagon pour l’Europe.

Mai : dans la foulée de deux matchs nuls face à Toulouse et Rennes, Malherbe se déplace au Parc des Princes lors de la 38e journée, et doit l’emporter pour assurer sa place en coupe d’Europe. C’est loupé, évidemment : les Caennais s’inclinent logiquement 3-1, et laissent de nouveau le LOSC leur chiper le ticket pour le tour préliminaire, vu que c’est un peu leur compète à eux, leur petit délire de pré-saison.

Le onze-type


Vercoutre – Dabo, Ben Youssef (ou Yahia), Da Silva, Imorou – Delaplace (ou Malbranque), Diomandé (ou Seube), Féret – Bessat, Santini (ou Delort ?), Rodelin

La charade :


- Mon premier est un artiste guitariste à la voix de fausset qui chantait ses obsessions céréalières.
- Mon second est le prénom d’un ministre apparemment de gauche qui remporte tous ses matchs contre le peuple français sur le score de 49-3.
- Mon troisième est la 9e lettre de l’alphabet.
- Mon quatrième est le nom du tavernier des Simpson.
- Mon cinquième est une couleur de cheveux dont tout le monde semble visiblement pouvoir se moquer sans être taxé de discrimination, un peu comme avec les Japonais aux JO.

- Mon tout est un latéral gauche qui a pu fanfaronner tranquillement sur Twitter la saison passée vu le temps qu’il a passé à l’infirmerie.



Par Julien Mahieu
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Magiciendestenebres Niveau : District
Maintenant il faut se pérenniser en Liguain, tout y est , grande ville ( seule dans la région donc qui peut recruter pleins de jeune ) bon centre de formation, stade plutôt pas mal. Un bon petit club de milieu de tableau
@Magicien : bien d'accord avec toi sauf sur le grande ville (36e ville de France :)
Magiciendestenebres Niveau : District
Message posté par Piedevigne
@Magicien : bien d'accord avec toi sauf sur le grande ville (36e ville de France :)


Pour un normand quand on dépasse les 200 000 c'est une grande ville !!!
Mais pour un français lambda en effet ..
Pour moi normand du bocage c'est une mégalopole !
Magiciendestenebres Niveau : District
Message posté par Piedevigne
Pour moi normand du bocage c'est une mégalopole !


Êt moi donc .. Campagnard de l'orne ..
Message posté par Magiciendestenebres
Êt moi donc .. Campagnard de l'orne ..


Tout de suite la compète :))
Maintenant je comprends mieux la lettre ci-dessus de Franck Dumas :-)

http://www.ouest-france.fr/normandie/ca … le-4420681
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