1. // Allemagne – Bundesliga 2015/16 – Présentation des équipes

La fiche du Bayer Leverkusen

Le Bayer Leverkusen, c'est l'éternel outsider du football allemand. Le club qui ne gagne jamais rien, mais qui est toujours placé. En vélo, on appelle ça un suceur de roues, du type Denis Menchov ou Robert Gesink. Ce n'est pas beau, mais c'est assez efficace, alors y a pas de raison d'en changer. Vainqueur ce samedi de Hoffenheim, le Bayer a déjà lancé sa saison.

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La carte postale de l'été

« Cher BuLi,

Je sais que t'attendais plutôt d'avoir des nouvelles du Bayern, de Dortmund ou de Gladbach. Oui, ce n'est que moi. Oh, ne cache pas ta déception, ne t'inquiète pas, j'ai l'habitude. Tu veux savoir comment j'ai passé mon été ? Non, tu t'en fous ? Bon, tant pis, je vais le dire quand même : ben ça s'est pas mal passé en fait, discrètement, comme d'hab'. Je ne me suis pas fait d'amis, mais c'est pas grave, j'ai pas tellement pécho non plus (ah si quand même, je viens de conclure avec Aránguiz, et toc). J'ai pris des coups de soleil, je suis tout rouge, mais personne autour de moi ne fait attention. J'indiffère totalement, j'ai l'impression. Boarf, c'est comme ça, que veux-tu, c'est mon quotidien. Au moins je ne suis pas le souffre-douleur, je laisse ça à Hoffenheim, au Hertha ou à Wolfsburg. Non, moi, je suis celui que personne ne remarque. Paraît-il que je suis fade, pas drôle, pas vraiment intéressant non plus. Je suis sûr que personne à la colo ne sait vraiment comment je m'appelle vu que personne ne m'a jamais vraiment adressé la parole. Tant mieux, remarque, s'ils savaient que je m'appelle Bayer, je pense qu'on se foutrait vraiment de ma gueule pour le coup.

À très vite,

Bayer L.
 »

La visite médicale

Une visite médicale quand on s'appelle le Bayer, faut avouer que c'est cocasse. A priori, la saison devrait pouvoir se dérouler sans avoir trop besoin de se faire prescrire de médocs. Ce Bayer 2015/2016 paraît avoir les mêmes qualités que celui de la saison d'avant : celle d'un solide postulant aux places d'honneur – la première ? Allons, soyons sérieux, c'est de Neverkusen dont on parle là… Rarement malade, jamais en crise, le Bayer s'appuie sur son excellente discipline tactique et sur sa capacité à passer rapidement d'un repli défensif à un contre offensif. Le gardien est le même (Leno), le buteur aussi (Kiessling), les ailes n'ont pas tellement changé non plus. C'est au milieu qu'il y a du neuf, les départs de Castro, Reinartz et Wolfes ayant été compensés par le retour de Kramer et l'arrivée d'Aránguiz, plus gros transfert de l'histoire du club. Eh oui, le Bayer qui se permet une folie, incroyable.

L'homme à ne pas suivre : Kyriakos Papadopoulos

Spahić parti péter des boulons ailleurs, Ömer Toprak salement blessé pendant la préparation, le boss de la saison – au moins de la première moitié de saison – s'appelle Kyriakos Papadopoulos. Un rôle peut-être un peu trop grand pour l'ancien de Schalke 04, qui s'est remis tout juste à enchaîner les matchs depuis début 2015, après deux saisons et demie quasi blanches, la faute à des blessures. Le Grec a la pression, d'autant qu'il devrait être associé en charnière à un bizut, la prometteuse mais très jeune recrue Jonathan Tah, une bonne grosse masse de 19 ans qui n'a encore qu'une très modeste expérience de l'élite.

Pourquoi Roger Schmidt va succéder à Guardiola sur le banc de Bayern en fin de saison

Parce que l'ancien entraîneur du Red Bull Salzbourg est un gars sacrément talentueux. En poste à Leverkusen depuis la saison dernière, il est encore jeune (48 ans) et a séduit son monde en 2014/2015, son équipe évoluant de manière très efficace avec un jeu direct et un gros pressing. Et parce que Guardiola lui-même est un fan. «  J'aime énormément le jeu du Bayer Leverkusen. Les joueurs adhèrent complètement au projet de Roger Schmidt. Je pense que son arrivée en Allemagne est une très bonne chose pour la Bundesliga » , a-t-il déclaré en décembre dernier. Vraiment, il n'y aurait rien d'étonnant à ce que Schmidt figure dans la short list des prétendants au banc du Bayern quand Guardiola s'en ira…

L'inexpertise de… Bertrand, capitaine du Bayer Les Verres Culs Secs

« Ouais, le Bayer, c'est une valeur sûre pour se faire un nom à la con aux tournois de sixte. Si j'en ai d'autres comme ça ? Attends voir… Je connais la Juventus de Purin et le Bayern de Monique. Sinon, t'as aussi le classique : "J'ai l'air d'un con au micro" qui marche bien pour se foutre de la gueule du speaker. Sinon, le Bayer Leverkusen, la vraie équipe, je sais pas trop quoi te dire. Équipe allemande, bonne équipe je crois, en Coupe d'Europe souvent… Là, comme ça, je pourrais pas te situer un joueur actuel, mais je crois que Ballack y a joué. Voilà. »

Le mois après mois

Août : Le Bayer bat Hoffenheim 2-1 lors de la première journée, puis cartonne Hanovre, se retrouvant donc co-leader de BuLi. 29 août : le Bayern tape le Bayer et lui prend sa première place. Retour à la normale.

Septembre : Stefan Kießling est annoncé de retour en équipe nationale. Finalement non. « Erreur informatique » , plaide Joachim Löw en conférence de presse. C'est ce ß qui pose problème ?

Octobre : Hambourg contre le Bayer, Emir Spahić contre ses anciens équipiers, le CSA allemand se tâte à recommander le match aux plus de 18 ans.

Novembre : Michael Ballack intègre le staff technique de son ancien club.

Décembre : Leverkusen fait l'actualité à cause de l'exceptionnelle vague de froid extrême qui paralyse la ville et sa région depuis plusieurs semaines. Les climatologues ne comprennent pas.

Janvier : Démission de Michael Ballack le premier jour de 2016. Le lendemain, le thermomètre repasse au-dessus de zéro à Leverkusen pour la première fois depuis plus d'un mois. Mystique.

Février : Le huitième de finale de Ligue des champions entre Bâle et le Bayer est diffusé sur Ma Chaîne Sport.

Mars : Réception de Hambourg, sans Spahić, qui a pris sa retraite de footballeur pour accepter les sollicitations des promoteurs du MMA.

Avril : Le Bayer en demi-finale de la C1, en demi-finale de la Coupe d'Allemagne et leader de la Bundesliga.

Mai : Après avoir été éliminé aux portes des finales de C1 et de Coupe d'Allemagne, le Bayer, qui n'avait besoin que d'un point, perd son dernier match de la saison en championnat à domicile face à Ingolstadt et laisse finalement le titre au Bayer. Venu comme simple spectateur, Michael Ballack essaie de quitter la BayArena le plus discrètement possible…

Le onze type

Leno - Wendell, Papadopoulos, Tah (ou Töprak), Hilbert - Aránguiz, Kramer (ou Bender) - Son, Çalhanoğlu, Bellarabi - Kiessling (ou Mehmedi)

La charade

- Mon premier est un cri de guerre prisé des nations du Pacifique Sud.
- Mon second est une lettre qui se compose de deux segments de droite parallèles, reliés par un segment de droite oblique.
- Mon troisième est le contraire de propre.
- Mon quatrième est gastrique ou de mariage.
- Mon cinquième permet de coller très très fort.

- Mon tout est un talentueux milieu offensif du Bayer.

Par Régis Delanoë
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AirForceOne Niveau : CFA2
Haka N Sale Anneau Glue
Hakan Calhanoglu
Par contre faut arrêter de fumer...Aranguiz n'est pas à mettre (pour l'instant) dans l'équipe type, surtout si c'est pour mettre Lars Bender, le capitaine, entre parenthèses... Je ne vois pas Schmidt bouger la doublette Kramer-Bender, 2 très bons internationaux allemands. Aranguiz va devoir prouver, il n'a pas été recruté avec la garantie d'être titulaire.
Très bon article, sauf que... c'est qui Wolfes? :p C'est pas plutôt Rolfes, Simon de son prénom? :) Amitiés sportives
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