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La fiche de Valence

Quatrième de Liga la saison passée, le FC Valence aimerait faire un peu mieux. C'est le souhait de Peter Lim. L'été agité au sein de la structure du club a quand même bien refroidi les ambitions des Ches, qui se contenteraient bien de la même quatrième place qu'en 2014/2015...

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La carte postale de l'été

« Chère Liga,

Cet été, je n'ai pas vraiment eu de vacances. Bon, ok, j'ai visité la Chine, Pékin et son public de connaisseurs qui gueulait uniquement quand une star du Bayern touchait le ballon, avant de faire un détour par l'Allemagne, justement. J'ai passé mon été à perdre. Du 11 juillet au 8 août, on s'est fait battre par tous les adversaires qui se dressaient sur notre chemin. En vrai, on s'en foutait. On y allait à la cool, comme si on jouait contre des potes. Ces abrutis de Français pensaient qu'on serait aussi nuls contre eux, et pan ! 3-1. Bon, je ne suis pas rassuré pour autant. Les matchs amicaux ne sont pas la seule chose que j'ai perdu cet été. Otamendi vient de nous lâcher pour Manchester City au terme d'un bras de fer d'un mois. Avec ses gros bras de camionneur, tu m'étonnes qu'il l'ait remporté. Du coup, notre défense centrale est un peu moins sereine. Mais le pire, c'est quand même que Salvo, Rufete et Ayala se sont embrouillés avec Nuno à cause de joueurs qui ont fini par ne pas venir au club, Rodrigo Caio et Imbula en l'occurrence, et qu'ils ont fini par quitter Valence au début du mois de juillet. On a donc dû s'occuper des papiers du divorce. De la paperasse pendant les vacances, manquait plus que ça… Et puis, avec cette histoire, on n'a plus de directeur sportif. Peter Lim s'en fout, il laisse Nuno et Jorge Mendes gérer la maison. Je sais bien que les Valenciens ont un accent qui s'approche du Portugais, mais on se foutrait pas un peu de notre gueule quand même ?

Beijinhos, enfin, Besos. Merde, je commence à parler portugais moi aussi…

PS : Je suis un peu triste, j'ai vu que Batman était mort sur une bande d'arrêt d'urgence. Depuis quand la Batmobile tombe en panne aussi ? Putain d'obsolescence programmée.
 »

La visite médicale

Si les Chés n'avaient pas perdu leur meilleur défenseur central, Nicolas Otamendi, on aurait pu parler de mercato réussi. L'effectif est resté stable à tous les postes, les joueurs se connaissent bien et ont le niveau pour réaliser une belle saison. Quand Diego Alves et André Gomes reviendront définitivement de blessure, les hommes de Nuno Espirito Santo auront vraiment une carte à jouer sur tous les tableaux. Le podium en Liga, et, pourquoi pas, un beau parcours en Copa del Rey et en Coupe d'Europe. Il reste, certes, le problème du numéro 9. Les Murcielagos ont besoin d'un tueur pour remporter les matchs plus fermés, plus compliqués, ce que ne sont pas forcément Alcácer et Negredo (un comble pour ce dernier, censé être un finisseur). Et donc, il y a la fameuse place laissée vacante par Nicolas Otamendi. Que va faire Nuno ? Que doit-il faire ? Lancer définitivement l'inexpérimenté Ruben Vezo pour voir ce qu'il a dans le ventre ? C'est un poil risqué. D'autant que c'est un joueur plutôt destiné à jouer sur le côté droit de la défense centrale. Le plus probable serait de voir Peter Lim sortir le chéquier pour trouver un remplaçant au néo-Citizen. Si Mangala avait accepté de passer une saison à Mestalla, le problème serait déjà réglé. Avec le refus du Français, c'est une course contre la montre sur le marché des transferts qui s'impose au FC Valence.

L'homme à ne pas suivre : João Cancelo

Présenté comme le plus prometteur et le plus précoce dans le pack Bernardo-Cavaleiro-André Gomes-Cancelo acheté par la Meriton Holdings Limited de Peter Lim il y a plus d'un an, le latéral droit lusitanien est finalement celui qui met le plus de temps à s'affirmer. À l'aise techniquement et bon offensivement, Cancelo a beaucoup de mal à perfectionner son jeu défensif. Tant qu'il ne règlera pas son problème de courants d'air dans son dos, il ne fera pas mieux qu'entrer à la 70e de temps en temps. Sauf éclosion soudaine, cette saison ne sera pas encore celle de João.

Pourquoi Valence va… refaire la même saison qu'en 2014/2015

Parce que le projet de Peter Lim fait du surplace cet été. Le niveau de l'équipe reste le même – il est même un peu moins bon, en attendant que les chauves-souris trouvent un remplaçant à Otamendi –, alors que le Barça, le Real et l'Atlético semblent plus forts que jamais. Le dossier Jackson Martínez représente symboliquement cette stagnation. Annoncé depuis l'été 2014 comme futur renfort valencien, le Colombien a finalement filé chez les Colchoneros. La perte de toute la structure sportive du club, représentée par Salvo, Rufete et Ayala, n'arrange rien. Pour attirer des gros joueurs, il faut un réseau. Et pour le moment, en dehors de la Gestifute de Mendes, le FC Valence est un peu coupé du monde. On dit que Peter Lim a essayé de recontacter Salvo en août. C'est sans doute qu'il se rend compte que sans lui, il est un peu dans la merde. Mais grâce à ce dernier, il a l'équipe pour tenir un an au même niveau, terminer quatrième et pourquoi pas jouer la C1. Le Singapourien a donc une année pour reconstruire une structure sportive s'il ne veut pas que son plan échoue. Dans le meilleur des cas, s'il trouve un directeur sportif avant l'hiver, il pourra poursuivre sa marche en avant dès janvier. Mais ça semble compliqué.

L'inexpertise d'Arthur Laurent, conservateur au muséum d'histoire naturelle de Bourges

« La chauve-souris du Valence FC, le minioptère de Schreibers, est un mâle très viril, avec des parties anatomiques proéminentes et des ailes imposantes et redoutables. Cette espèce purement espagnole a muté pour rejoindre le club de football : à la base, la chauve-souris de la ville de Valence est un oreillard. 52 millions d'années d'évolution ont fait de la chauve-souris une espèce totalement adaptée à son milieu actuel. Le minioptère n'est ni violent ni agressif et ne s'attaque qu'aux petits insectes, dont il est sûr qu'ils vont le nourrir. En revanche, il a la capacité de voir où les autres ne voient pas : il travaille à l'ultrason et voit avec ses oreilles. Quand il a ciblé sa proie, il ne lui laisse aucune chance, car il est très rapide, surtout sur les couloirs, on l'a vu contre Monaco. La chauve-souris de Valence n'aime pas les milieux fermés, elle chasse en altitude, en plein ciel, comme dans les stades. Il y a d'ailleurs des chauves-souris partout à Valence et surtout les soirs de match dans les stades où les lumières attirent les insectes. Par ailleurs, il s'agit d'animaux grégaires, qui se rassemblent en très grands groupes, à la manière des supporters dans les gradins. Ils peuvent être 10 ou 20 000 côte à côte quand ils hibernent. L'hiver, ils connaissent une mauvaise période puisqu'ils le passent tous à dormir, en hibernation. Mais ils reviennent très fort au printemps. C'est sûrement ce qu'il va se passer cette année pour les Chés ! »

Mois après mois

Août : Valence commence la Liga par un déplacement bien chiant à Vallecas, et doit attendre un but dégueulasse du genou de la part de Negredo à la 87e pour arracher la victoire. En C1, les Valenciens se contentent d'un nul 2-2 avant de se farcir une autre équipe de Jorge Mendes, la Corogne. Le 31 août à 23 heures, 52 minutes et 47 secondes, Peter Lim annonce l'arrivée d'Ezequiel Garay.

Septembre : Tirage au sort de la Ligue des champions. Les hommes de Nuno héritent de Benfica, de l'Olympiakos et du Maccabi Tel-Aviv. En championnat, les Chés ne comptent que des victoires et caracolent en tête à la faveur d'un calendrier sympathique.

Octobre : Polémique à Valence. En vue de la réception du Maccabi, la mairie de la ville organise Tel-Aviv Playa et provoque une vague d'indignation au sein de la population locale. Colère qui s'apaisera après le triplé victorieux de Paco Alcácer. En Liga, première défaite pour les hommes de Nuno sur le terrain de l'Atlético.

Novembre : Crise. En trois journées, les Murcielagos perdent un match et font deux nuls. Pas top avant d'affronter le FC Barcelone.

Décembre : Après avoir cadré 19 frappes et ridiculisé le Barça dans le jeu, les hommes de Nuno perdent sur un but moisi de Messi à la 91e. Comme lot de consolation, le FC Valence termine deuxième de son groupe de C1. Joie de courte durée, car le tirage au sort des huitièmes leur offre le Paris Saint-Germain.

Janvier : Victoire facile sur le Real Madrid (4-1) qui n'y arrive décidément pas contre les chauves-souris. En Copa del Rey, défaite contre une équipe sortie du fin fond de la troisième division espagnole.

Février : Match aller encourageant contre le Paris Saint-Germain (victoire 2-1 à Mestalla). En Liga, Deux grosses victoires contre Gijón et le Bétis permettent aux Chés de revenir à hauteur de l'Atlético, troisième. Séville suit à trois points.

Mars : Les troupes de Nuno essuient un énorme revers au Parc des Princes (4-0, avec un triplé de Di María) et ne gagnent aucun match en championnat. Ils tombent à la cinquième place. Les supporters grondent et demandent le licenciement de Nuno. Le Portugais pose ses cojones sur la table et promet de se barrer si Valence ne termine pas au moins quatrième.

Avril : Concentré sur la conquête de la Ligue Europa, Séville perd des points et perd tout court contre les Valenciens. Ces derniers se permettent le luxe de battre le Barça au Camp Nou trois jours plus tard. À la fin du mois, Séville et Valence ont le même nombre de points.

Mai : Pas intéressé par la place de barragiste, les Sévillans lèvent le pied et terminent à trois points des Chés. Au coup de sifflet final du dernier match de la saison, Nuno Espirito Santo reste seul face au public dans le rond central pour narguer son peuple. Il y a du José chez cet homme. À noter qu'il sera augmenté dans la semaine qui suivra.

Le onze type

Ryan (puis Diego Alves) – Barragan, Mustafi, Vezo (en attendant du renfort ?), Gayà – Enzo Pérez, Parejo, André Gomes – Feghouli, Rodrigo et Alcácer.

La (longue) charade

- Mon premier est le nom du remplaçant du meilleur attaquant portugais.
- Mon second est un préfixe arabe.
- Mon troisième est un département du Sud de la France.
- Mon quatrième est l'abréviation du mot « easy » .
- Mon cinquième se dit de quelque chose qui se balance, qui oscille.
- Mon sixième est un amoncellement de choses.

- Mon tout est le nom d'un jeune défenseur annoncé pour remplacer Otamendi et présent dans votre équipe de Football Manager 2015.

Par William Pereira Propos d'Arthur Laurent recueillis par Florian Cadu
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La banane masquée Niveau : District
Eder alvarez balanta

Fucking easy
oui, situation plutôt tendue, et puis remplacer Otamendi ne sera pas facile. Cependant, l'an passé certains joueurs m'avaient bien plu, comme André Gomes, De Paul, ou même Piatti que Nuno a plutôt bien relancé. Maintenant reste aussi à savoir s'ils joueront la Champion's, car ça risque d'être essentiel, à la fois pour recruter derrière, et pour retenir Feghouli dont le contrat s'achève en 2016 et qui partira en cas de non-qualification.
D'ailleurs en parlant de Balanta y a eu des rumeurs un peu folle comme quoi Nantes était sur le joueur et que y avait des négos..
Ca se fera malheureusement jamais ça va finir comme pour Gustavo Bou...
Remplacer Otamendi est primordial, la défense n'a pas été rassurante du tout face à Monaco. Soit Garay ou alors un jeune comme Balanta sont annoncés.

Pour Cancelo il va prendre la place du limité Barragan vous verrez, l'an dernier il a eu que très peu de chance mais offensivement il est excellent.

Au milieu Javi Fuego va montrer qu'il est indispensable et nous allons retrouver le trio Fuego, Parejo, André Gomes qui a souvent fait des merveilles, c'est la clé de l'équipe.
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