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La fiche de la Lazio

Après une saison dernière au-delà des espérances, la Lazio aura cette année la lourde tâche de confirmer son potentiel. L'été a été un peu morose pour l'aigle, mais la victoire lors du match aller de tour préliminaire de Ligue des champions a redonné confiance aux Laziali avant d'attaquer le championnat.

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La carte postale de l'été

« Cher Maurizio Beretta, président de la Lega Serie A,

Je suis impatient de retrouver notre si beau championnat. Enfin oui et non. Car il faut bien avouer que voir Carpi et Frosinone dans l'élite n'attise pas vraiment mon engouement. Passons. À dire vrai, je n'ai pas vraiment eu droit aux vacances, cet été. C'est bien le problème du cumul de poste, et autant te dire qu'avec le bordel qui remue le Calcio, j'ai eu du boulot pour mettre tout le monde dans ma poche. Ne t'en fais pas, j'ai évidemment évité toute sanction pour ce que j'avais dit à cette petite frappe de Iodice. Le procureur Palazzi est un bon ami. Et puis tu sais que je ne pensais pas ce que j'ai dit sur toi.

L'été a aussi été agité pour ma Lazio. J'ai malheureusement dû convier Mauri à nous quitter un moment, le temps que la justice sportive le laisse en paix. Mais je me doutais qu'il finirait par être acquitté. Comme je te disais, Palazzi est un bon ami. Nous avons quand même eu beaucoup de mal pendant la présaison. Heureusement, le déclic est arrivé contre le Bayer. C'est quand même une affaire à 40 patates, alors j'espère bien que mes idio... pardon, que mes idoles de joueurs arriveront à ne pas la faire capoter.

Ah, j'allais oublier. Gabrielli a eu la bonne idée de vouloir diviser les Curve de l'Olimpico. Je savais que j'avais choisi le bon préfet pour Rome. Sa décision me fait autant plaisir pour ces chiens de la Roma que pour les Laziali qui m'ont sifflé toutes ces années. On ne conteste pas mon autorité.

Je dois te laisser, je dois appeler Tavecchio pour lui imposer les prochaines réformes de la Fédération.

Claudio Lotito, patron omniscient du premier club de la capitale.

PS : Si tu pouvais garder cette carte pour toi, ce serait bienvenu. J'ai encore en travers de la gorge les enregistrements de Iodice.
 »

La visite médicale

Ici, les coups durs ne sont pas récurrents, mais quand on se blesse, on ne fait pas semblant. Une épidémie grave s'est installée depuis quelques années à Formello. La légende raconte que ce serait parti du transfert d'Ederson. En traînant trop longtemps à Lyon, il a chopé le syndrome de Gourcuff. Autrement dit, l'incapacité à se remettre d'une blessure. Il n'a jamais vraiment pu rechausser les crampons et semblerait même avoir propagé le virus au sein de l'effectif. La preuve, Konko est absent depuis deux ans environ, Marchetti se blesse tout le temps, tout comme Djordjevic, qui pourrait revenir en septembre. POURRAIT. Et maintenant Klose… Un élément clef du onze de Pioli va encore forcément se péter cette saison. Reste maintenant à déterminer qui a été en contact avec l'Allemand ces derniers jours…

L'homme à ne pas suivre : Miroslav Klose

15 ans de carrière professionnelle avec une moyenne de 40 matchs par saison. Même si l'Italie a un penchant certain pour la gérontophilie, on voit mal Miroslav tenir ce rythme éternellement. Y a qu'à regarder le premier match officiel de cette saison, celui contre Leverkusen : l'Allemand est sorti à la 46e minute sur blessure et devrait être absent pour plusieurs semaines. Lui-même ne laisse aucune place au doute : « Je pense que ma blessure est grave. » Djordjevic, blessé aussi, Baldé Keita devrait s'installer en pointe, ou peut-être même Kishna. Après tout, il est peut-être temps de laisser la place aux jeunes, non ?

Pourquoi Stefano Mauri va faire gagner la Ligue Europa à la Lazio

Enfin absout dans l'enquête du Calcioscomesse, Stefano Mauri a retrouvé sa Lazio après un mois d'absence. On ne sait toujours pas s'il récupérera son brassard, qui a échoué entre-temps sur le bras de Lucas Biglia, mais le milieu italien apportera assurément une belle plus value au groupe laziale. Toutefois insuffisant pour sortir d'un groupe relevé en Champions League avec le PSG, le Real Madrid et Wolfsburg. Reversée en Ligue Europa, la Lazio s'impose comme l'épouvantail de la compétition. Tour à tour, Anderlecht, Lyon, Tottenham et Séville tombent sous les coups de griffes de l'aigle romain. En finale, une confrontation 100% italienne est au programme, face au Napoli. Remplaçant au coup d'envoi, Stefano Mauri entre à la pause alors que la Lazio est menée 1 à 0, sur un penalty de Higuaín. Un changement décisif puisque le natif de Monza inscrit un improbable doublé, avec l'aide d'une défense napolitaine bien passive. Le lendemain, l'organisme chargé de contrôler les paris sportifs annonce une activité suspecte. La cote à 500 du doublé de Mauri et celle à 200 du penalty réussi en finale par Higuaín ont effectivement été prises d'assaut par certains parieurs. Mais aucune irrégularité ne sera démontrée.

L'inexpertise de... Ludwig Verschatse, éleveur d'aigle dans les Hautes-Pyrénées

« Élever un aigle et gérer un club de foot, c'est un peu pareil. Les deux doivent autant être en condition pour travailler. Et c'est de la patience avant tout. Il faut mettre l'aigle en confiance avec l'homme, ce sont des bêtes solitaires. Pareil avec les joueurs. L'aigle c'est l'équipe, et l'éleveur c'est l'entraîneur, à la seule différence que l'aigle, il vole. Et dans le foot, c'est important que le joueur, il court bien. C'est mieux pour marquer. Du coup pour nous, c'est un petit peu pareil, pour les aigles ils doivent bien évoluer et en faisant des prises, en chassant bien quoi. Ce serait un peu l'équivalent d'un but. L'entraîneur de la Lazio doit bien prendre soin de ses joueurs, et la nourriture, c'est très important. Pour bien fonctionner. C'est comme ça avec l'homme, mais aussi avec la bête.  »

Mois après mois

Août : Début timide en Serie A avec deux matchs nuls contre Bologna et le Chievo. La qualification en Champions League, entérinée grâce à un autre nul sur la pelouse du Bayer Leverkusen, suffit toutefois largement au bonheur des Laziali.

Septembre : Le début de championnat est très difficile puisqu'il faut attendre la 5e journée pour voir la Lazio décrocher son premier succès face au Genoa, sa bête noire. Klose et Djordjevic déjà blessés, Keita est titularisé en pointe, faute de mieux.

Octobre : La Lazio est étrillée 6-0, à Madrid avec un quintuplé de Cristiano Ronaldo. Le Portugais se montre d'ailleurs chambreur dans la foulée : « Ils ont de très beaux maillots, mais je ne me souviens pas avoir affronté une équipe aussi faible en Ligue des champions. »

Novembre : Avant le match retour à l'Olimpico, Stefano Pioli assure avoir un plan anti-CR7. Et celui-ci tient en une phrase : découper l'attaquant madrilène en fines tranches. Candidat idéal, Stefan Radu, qui a passé au préalable un coup de téléphone à Chiellini, accroche le genou de l'enfant de Madère dès la 30e seconde de jeu. Ronaldo s'en tire avec une grosse entorse, mais Radu n'échappe pas au carton rouge. En championnat, la Roma s'adjuge le derby (2-1).

Décembre : Totalement hors du coup depuis le début du championnat, Felipe Anderson se réveille à l'approche des fêtes. Ça tombe bien, ce sont trois gros morceaux au programme pour la Lazio : Juventus, Sampdoria et Inter. Tous défaits grâce au Brésilien, absolument fabuleux pendant un mois. Ah ces Brésiliens, qu'est-ce qu'ils ne feraient pas pour avoir plus de vacances à Noël.

Janvier : Miroslav Klose se casse la cheville lors de la reprise face à Carpi. Pour combler le vide en attaque, Mario Balotelli est enfin sorti de sa torpeur à Liverpool. Pour son premier match, Super Mario inscrit le but de la gagne contre le Chievo et se fend d'un salut romain au pied de la Curva Nord.

Février : Suspendu six matchs en Serie A pour son geste, SuperMario passe ses nerfs en Ligue Europa sur Anderlecht. Un triplé à l'aller, un doublé au retour et un nouveau T-shirt polémique en prime : « Plus facile de critiquer Balotelli qu'Onazi. »

Mars : L'UEFA juge que le jeu de mots du fantasque attaquant transalpin n'est pas passible de sanctions. Balotelli en profite pour manger Lyon, encore une fois à lui seul ou presque, avec deux doublés. En championnat, la Lazio réalise une bonne série et se repositionne dans la zone Europe.

Avril : Les Laziali prennent leur revanche sur la Roma (2-0) dans un stadio Olimpico malheureusement à huis clos. Une décision contestée par les capitaines Mauri et Totti qui publient un communiqué commun. « Il n'y a pas de derby sans tifosi. Pour la gloire de Rome, vive l'Olimpico libre. » Balotelli, qui n'a plus marqué un seul but en championnat, continue son chantier en Ligue Europa avec deux buts contre Tottenham.

Mai : Cinquième de Serie A, la Lazio se concentre en priorité sur la Ligue Europa. Séville est écarté en demies malgré l'absence, au match retour, de SuperMario suspendu pour une accumulation de cartons jaunes. En finale, Mauri se charge de tout et offre ainsi à la Lazio une nouvelle qualification en Ligue des champions. Balotelli se lâche sur Instagram contre tous ceux qui n'ont pas cru en lui. « Les crapauds crachent, mais la ColomBalo n'est jamais touchée. »

Le onze type

Marchetti / Basta – De Vrij – Gentiletti – Radu / Cataldi – Biglia – Parolo / Candreva – Klose – Felipe Anderson.

La charade

- Mon premier ne voit rien du tout.
- Mon deuxième vient des pays de l'Est.
- Mon troisième peut être libératoire ou combat.

- Mon tout en a marqué un de plus que Ronaldo en Coupe du monde.

Par Ugo Bocchi et Eric Marinelli
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Miro-Slave-Clause

Klose <3
Milan_forza18 Niveau : CFA
Elle a une belle equipe cette lazio mais pas beaucoup de banc avec l'europe en plus cela va etre tres dur
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