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La fiche de l'OGC Nice

Du soleil, la mer, une quatrième place et du beau jeu, Nice sort d’une saison royale sportivement mais a tout perdu durant l’été : Ben Arfa, Puel, Germain, Pied, Mendy, et une partie de sa joie de vivre le 14 juillet dernier. Lucien Favre a du boulot.

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La carte postale de l'été


«  Chère Ligue 1,

Voilà un paquet d’années que je prenais mes quartiers en Allemagne, là où les sandales se portent avec des chaussettes. Me voilà maintenant à Nice, là où le soleil cogne 300 jours par an. Je succède à un mythe au sourire à la fois rare et dur, Claudius. Je récupère une équipe qui vient de terminer quatrième de Ligue 1 avec un magicien au pied gauche à la baguette. Dommage pour moi, je ne pourrais pas tellement profiter de l’héritage de mon prédécesseur : Hatem, Valère, Jérémy et Nampalys ne sont plus là. J’attends des recrues avec de la bouteille mais pour l’instant je fais avec ma garderie prometteuse. C’est un sacré challenge mais j’ai bien réussi à marcher sur le Bayern Munich de Guardiola, alors le Nancy de Correa… Bien entendu, en tant qu’étranger, je vais être attendu. Au moindre faux pas, on va me torpiller, me savonner la planche, me faire passer pour un guignol, sans doute se moquer de mon accent helvétique. Le pauvre Emery, il n’avait pas encore signé au PSG qu’on le faisait passer pour une bordille. Alors moi, imagine… Pas grave, on va faire comme Bielsa, Jardim, Ancelotti ou Ranieri, on va bosser en silence. À la Suisse, quoi.

Sportivement,

Lulu
 » 


La visite médicale


Le plus dur est toujours de confirmer. L’an dernier, Nice a terminé quatrième de Ligue 1 en jouant comme le FC Barcelone. Mieux, les Niçois sont passés plusieurs fois le dimanche soir sur Canal+, ce qui s’apparente à une rareté. Mais voilà, les grands messieurs du derniers exercices sont partis : Claude Puel, Hatem Ben Arfa, Valère Germain, Nampalys Mendy et Jérémy Pied. Soit l’architecte, le MVP, le Scottie Pippen, le capitaine et le meilleur sixième homme. Bon courage pour la suite. Une suite qui se conjugue avec un coach au CV reluisant (Lucien Favre), des promesses sur le terrain (Donis, Lusamba, Walter, Dalbert), et de nouveaux actionnaires en coulisses. Moralité, Nice va jouer la Ligue Europa et aimerait s’envoyer un peu de plaisir. Car depuis les attentats du 14 juillet, la ville de la Côte d’Azur tire la tronche. Quelque chose a changé…

L'homme à ne pas suivre : Paulin Puel


Le grand frère, Grégoire, a été prié de partir loin de Nice il y a un an. Le papa, Claude, a filé en Angleterre cet été. Du coup, Paulin Puel, le petit dernier, reste le dernier membre de la famille encore sous contrat à Nice. Souvent dans le groupe professionnel l’an dernier, Paulin Puel n’a jamais réussi à se faire un trou. L’héritage est lourd à porter. Alors, quand il a planté un but incroyable avec la CFA devant les caméras d’OGCN TV, la séquence a tourné en boucle sur les réseaux sociaux. En vain. Quand il rentrait en jeu, il se faisait siffler. Parfois. Il n’a jamais décanté de rencontre, ça n’aide pas à se faire aimer. Dans un club débarrassé des Puel, Paulin aura du mal à se faire un trou. Et on voit mal le club azuréen lui filer un contrat professionnel en fin de saison.

Pourquoi Alassane Plea va-t-il finir en équipe de France ?


Gravement blessé au ménisque en octobre dernier, l’ancien Lyonnais avait mis six mois avant de retrouver le chemin des pelouses. Forcément à cours de forme, il a terminé la saison dans le dur. Fort d’une vraie préparation et d’un chemin offensif dégagé, Plea – millésime 1993 – a une belle carte à jouer avec Lucien Favre. Puissant, intelligent, véloce, l’attaquant doit devenir un tueur devant le but et assumer son statut de numéro un à Nice. Une fois la barrière franchie, le garçon s’envolera très rapidement. Après tout, Loïc Rémy, Valère Germain ou encore Hatem Ben Arfa ont profité de l’air marin azuréen pour grandir.

L'inexpertise de Laurent Barat, humoriste niçois


«  Je suis bouilli avant même le début de la saison. C’est simple, je ne connais aucune des recrues mais on a un très bon coach, alors je me dis qu’il va sans doute les faire progresser. On a quand même perdu Ben Arfa, Germain, Pied, Mendy et Puel. J’ai l’impression qu’on est très diminué pour l’instant. La seule bonne chose, c'est qu'on a gardé Paul Baysse, c’est ma lueur d’espoir. On en est là. Je suis quand même intrigué, pressé de voir comment Favre va gérer tout ça ; si ça se trouve, on va encore finir quatrième, ça va être la folie et on va être énorme en Ligue Europa. Ou alors on va encore se faire sortir par des Chypriotes très rapidement. Tout est possible en fait. Je suis heureux d’avoir récupérer Bosetti, c’est notre caution niçoise et je suis persuadé qu’il va planter des buts. Au final, la plus grosse perte c’est Jérémy Pied. Et je ne dis pas ça parce que c’est mon ami (rires). Il était le remplaçant du remplaçant et il a fini titulaire à un poste qui n’était pas le sien. Tu lui demandais de conduire le bus du club, il le faisait. Et plutôt bien. C’était notre meilleur soldat. Je regrette qu’il soit parti. Ben Arfa, Mendy, c’était couru d’avance, ils allaient partir mais Pied, on aurait pu le garder. » 


Le mois après mois


Août : Le soleil aidant, Nice gagne ses premiers matchs de championnat, le Grec Donis plante deux buts et Lucien Favre est à la mode. Claude qui ?



Septembre : Début de la Ligue Europa, le Gym en prend quatre contre une obscure taule roumaine et Alassane Plea rate trois penaltys dans le même match. Martin Palermo le félicite sur Twitter.

Octobre : Après une digestion difficile des semaines à trois matchs, Nice trouve son rythme et scalpe le voisin monégasque dans un derby très chaud. Mathieu Bodmer, qui a joué numéro 10 les dix dernières minutes, enrhume Subašić d’un grand pont sur le seul but du match. Les Niçois rentrent du Louis-II en scooter. Koziello en trottinette.


Novembre : Le trio de milieux Seri-Walter-Koziello est déclaré « d’intérêt public » par Cristian Estrosi. L’amendement passe en conseil municipal même si « Cricri » n’est plus officiellement le maire de la ville. Alexy Bosetti, lui, raccroche les crampons et se recycle en capo de la Populaire Sud. Les tatouages dehors.



Décembre : Yoan Cardinale est sponsorisé par Obut. C’est le premier footballeur à passer professionnel de pétanque et à jouer sur deux tableaux. C’est un pointeur.




Janvier : Lucien Favre hérite de ‘Gladbach en seizième de finale de Ligue Europa. À la peine en Ligue 1 (onzième à Noël), le Gym est pourtant brillant sur la scène européenne depuis son raté roumain.



Février : Alassane Plea plante un triplé contre Lyon et affiche seize buts en février. Ancienne gloire locale, Hatem Ben Arfa donne le coup d’envoi fictif du derby retour contre Monaco le week-end du carnaval de Nice. Le Gym recolle aux premières places après une série de six matchs sans défaite.




Mars : Nice est éliminé de la Coupe d’Europe en quart de finale de Ligue Europa après s’être offert ‘Gladbach et l’Ajax. Les jeunes Azuréens tombent face à Manchester United. Au retour, à Old Trafford, Seri a mis Paul Pogba dans sa poche. En vain.



Avril : Demi-finale de Coupe de France, Nice se prend les pieds dans le tapis strasbourgeois à la Meinau. Walter rate le tir au but décisif mais Favre console ses joueurs. L’équipe alignée ce soir-là avait 22,4 ans de moyenne d’âge et demeure invaincue en Ligue 1 depuis janvier.



Mai : Dernier match de la saison perdu à domicile contre Caen, du coup Monaco chipe la troisième place sur le fil. Le club annonce le départ de Paulin Puel, meilleur buteur de la CFA2, dans la foulée.

Le onze type


Cardinale – Ricardo, Baysse, Bodmer, Dalbert – Walter, Seri, Koziello – Plea, Donis, Lusamba.


La charade


- Mon premier se mange souvent grillé.
- Mon second vient après 99.
- Mon troisième est le nom de famille du plus célèbre décoloré de 1997.

- Mon tout est un milieu de terrain avec la gueule de Malcom X et annoncé partout comme un futur grand.



Par Mathieu Faure
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