1. //
  2. // Liga 2015/16
  3. // Présentation des équipes

La fiche de l'Atlético de Madrid

La saison de digestion passée, les Colchoneros abordent ce nouvel exercice avec un appétit retrouvé. Fort d'un mercato rondement mené et d'un système enclin à évoluer, Diego Simeone espère faire de son Atlético un sérieux prétendant au titre. Le Vicente-Calderón n'en demandait pas tant.

Modififié
103 7

La carte postale

« Pueblo de tout bord, la lutte reprend !

Après une saison de transition, notre armée reprend son (droit) chemin. Les vacances, bénéfiques pour des organismes en quête de repos, nous ont permis de revoir notre plan de bataille. Plus conquérant que jamais, nous misons beaucoup sur la vitesse de nos troupes. Notre
Blitzkrieg version matelassier peut compter sur de nouveaux commandants de bord. Ainsi, le buffle Jackson Martínez, le diable rouge Ferreira Carrasco, le lutin Luciano Vietto ou encore le revenant Ángel Correa forment des renforts de poids pour accompagner notre trublion Antoine Griezmann et notre nouveau capitaine de route Koke.

Les objectifs ne laissent que peu de place au relâchement et au tâtonnement. C'est pour cela que je vous presse, dès ce samedi, de venir remplir notre fort du Vicente-Calderón. Pour sa dernière année pleine d'activité, il doit entrer en fusion. Car, sans vous, la lutte ne pourra être gagnée face au monstre à deux têtes qui dicte le tempo de la Liga.

Camarade, c'est donc le plus humblement du monde que je vous presse de vous joindre à la cause. Une cause, perdue d'avance pour certains, qui pourrait offrir un fabuleux avenir à nos rayures rouges et blanches et, surtout, à tous les
pueblos, aficionados et clubs opprimés !

À las armas !

Votre dévoué Diego »

La visite médicale

Loin d'être malade, l'Atlético Madrid version 2014-15 a fini sur les rotules. Une fatigue coupable, mais compréhensible : après un exercice précédent inimaginable qui a vu le couronnement domestique des Colchoneros, un coup de mou était plus que prévisible. D'autant plus que la méthode cholesque émousse chaque joueur de l'effectif des bords du Manzanares. Pour ce nouvel opus, les batteries ont été rechargées. Mieux, le staff médical aurait fait appel aux ingénieurs de Fast and Furious, histoire de booster encore plus le capot des Matelassiers. Désormais sous nitro, Griezmann et compagnie s'apprêtent à courir sur la Liga. En Seat Ibiza, forcément.

L'homme à ne pas suivre : Raúl García

Le vilain tarin du Navarrais n'a pas quitté l'Atlético. Toujours présent pour offrir de l'ombre à ses comparses, Raúl García ne devrait pourtant pas jouir du même traitement que lors de ses exercices passés. La faute à un changement de fonds de jeu orchestré dès la pré-saison par le Cholo. Plus versatile, plus direct, son Atlético se veut porté sur la vitesse de ses attaquants. En soi, tout sauf le point fort du puissant mais lent Raúl García. De fait, ses quelques faits d'armes resteront des embrouilles en veux-tu en voilà lors des derbis madrileños avec ses grands amis Pepe et Sergio Ramos. Le premier rendez-vous est pris pour début octobre. D'ici là, Raúl García n'aura vraiment rien d'intéressant à offrir.

L'inexpertise de… Alberto, vendeur de pipas

« Cette saison, je la sens vraiment hyper bien, que ce soit pour l'Atlético comme pour mon business. De toute façon, ma petite affaire ne fonctionne que si les petits soldats de Diego donnent tout. Bah oui, en tant que vendeur de pipas à l'entrée du stade, mes ventes se corrèlent au stress enduré par les supporters. Plus la saison est serrée, plus les matchs sont tendus, plus mes petites graines de tournesol se vendent comme des petits pains. Tiens, pas plus tard qu'hier, je suis allé me poster au Cerro del Espino, à la sortie de l'entraînement. La folie ! J'ai vendu plus de pipas que lors de toute la saison passée de Getafe. Alors cette saison, je peux te dire que je la sens bien. Mes petits Matelassiers vont souffrir - ils ne savent faire que ça -, mais vont gagner. Et mon commerce va décoller. Allez, un abrazo fuerte pour vous et vos petites dents qui n'attendent que mes pipas. »

Pourquoi l'Atlético… va marcher sur la Liga à partir de janvier

Parce que Matias Kranevitter, mais pas que. Croisement entre Mascherano et Diego Simeone - une comparaison pas des plus évidentes à assumer -, le jeune cinco de River Plate sera colchonero à partir de janvier prochain, le temps suffisant pour qu'il dispute la Coupe du monde des clubs. Un renfort de choix qui pourrait assurer l'après-Tiago et Gabi. Surtout, il offre au Cholo une nouvelle possibilité tactique. Bref, avec un effectif qu'il a lui-même choisi et une pré-saison sans anicroche, l'Atlético Madrid a une belle dégaine d'épouvantail. Mieux, sans pression de conserver le moindre titre, il peut s'avancer, plus ou moins, masqué. Autant dire qu'à partir de janvier, les Matelassiers, de retour au top physiquement, marcheront sur leurs adversaires. Peu importe qu'ils répondent au nom de Real ou de FCB.

Le mois après mois

Août : Visiblement agacé par le manque d'entrain de sa troupe après une victoire sur le fil face à Las Palmas, Diego Simeone les envoie une semaine en pension. Privé de smartphones et de pots de gel, ses poulains reviennent comme des morts de faim. Et finissent à huit la seconde journée face au FC Séville. Au-dessus du lot, Griezmann offre tout de même la victoire au Sánchez-Pizjuán.

Septembre : Les choses sérieuses commencent avec le retour de la Ligue des champions au Calderón. En transe européenne, les Colchoneros en oublient presque le train-train quotidien de la Liga et perdent leurs premiers points bêtement à Eibar. Vraiment con, d'autant plus qu'ils venaient de s'offrir le scalp du FC Barcelone une semaine plus tôt.

Octobre : Derby de Madrid oblige, les quelques kilomètres qui séparent le Calderón du Bernabéu sont remplis de CRS. Une ambiance tendue qui se ressent sur le terrain : Carvajal emplâtre Oliver, Giménez bouffe l'oreille de Sergio Ramos, et l'arbitre suspend la rencontre. Rejouer une semaine plus tard à huis clos au stade Alfredo Di Stéfano, le derby se termine par un balbutiant 0-0. Et le score incroyable de quatre blessés partout.

Novembre : Sans son Franchute préféré, aka Antoine de Mâcon, blessé pour trois mois, Diego Simeone fait de Lucas Hernandez son nouveau chouchou. Fort dans les duels, adeptes du langage simeonesque, le jeune Bleu détonne et relaie l'Uruguayen Giménez sur le banc. Une prise de pouvoir qui correspond à la prise de la première place de la Liga par l'Atlético, facile vainqueur de La Corogne, du Sporting Gijón et du Betis Séville. Demasiado facil.

Décembre : Les événements commencent à tourner en défaveur des Rojiblancos. Leaders, donc cibles favorites des 19 autres équipes de Liga, ils paient leur manque d'efficacité offensive. Un mal à mettre sur le dos de l'absence de Griezmann, mais aussi par l'adaptation tortueuse de Jackson Martínez qui, en conflit ouvert avec le Mono Burgos, décide de bouder sur le banc. Pas de vacances de Noël pour lui.

Janvier : La gueule de bois des fêtes passée, l'Atlético reprend sa marche en avant. Une remise dans le droit chemin qui doit beaucoup aux premiers pas de Matias Kranevitter. Seul devant la défense, il s'occupe de tout : pressing, relance et, même, frappes lointaines. De fait plus offensive, l'équipe du Cholo s'offre, pour la première fois, deux manitas de suite.

Février : À égalité de points avec le Real Madrid en tête du championnat, l'Atlético se retrouve en mauvaise posture en Europe. Avec un huitième à disputer face au PSG, Diego Simeone décide de miser sur le Belge Ferreira Carrasco. Bien lui en prend puisque l'ancien Monégasque crucifie Trapp à l'aller. Plus gênant : Salvatore Sirigu ira jusqu'à lui reluquer les crampons.

Mars : Passés aux forceps en quarts de Ligue des champions, les Colchoneros en oublient la Liga. Un championnat dont ils perdent la première place au profit de l'étonnant duo Valence-Real qui, bien heureusement, ne pointe qu'à quatre longueurs. En Coupe du Roi, la donne est différente et ils donnent rendez-vous au FC Séville en finale.

Avril : La demi-finale aller de Coupe d'Europe tourne à la guerre des tranchées. Les Italiens de la Juventus rendent coup pour coup, tibia pour tibia, et ramènent un match nul 2-2 du Vicente-Calderón. Un constat qui ne s'applique pas en Liga où, après trois succès consécutifs, l'Atlético reprend les commandes.

Mai : Fin de saison complètement folle pour les aficionados des bords du Manzanares. Finalement en finale de Ligue des champions, les ouailles du Cholo se foirent lors de la séance des tirs au but et laissent le titre filer en Bavière. Catastrophe toujours, la finale de la Coupe de Filipe est perdue lors de la même séance, tandis que la Liga est perdue lors de la dernière journée et la réception du Celta. Passablement agacé, Diego Simeone décide de plastifier le Vicente-Calderón. Bilan de la saison : beaucoup d'émotion, encore plus de tristesse, et une enceinte en moins. Pis, le stade de la Peineta, toujours en travaux, ne sera pas livré avant décembre 2016… Vous avez dit le club de la lose ?

Le onze type

Avec un entraîneur qui n'a pas répété la moindre fois le même onze ni le même système la saison passée, la tâche est difficile. Qu'importe, on se risque à lâcher une équipe de titulaires en puissance :

Oblak - Filipe Luís, Godín, Giménez, Juanfran - Tiago, Gabi, Koke, Oliver - Griezmann, Jackson Martínez.

La charade

- Mon premier réceptionne la balle de golf.
- Mon second se trouve il y a « two years… »
- Mon troisième se prend pour aller à l'école.
- Mon quatrième est une note.
- Mon cinquième est vraiment très bête.
- Mon sixième est un homme anglais.
- Mon septième est obligatoire pour jouer au Yams.

- Mon tout est un grand cru portugais.

Par Robin Delorme, à Madrid
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Tiago Cardoso Mendes.

Tee - ago - car - do - sot - men (fallait mettre la définition au pluriel) - dés.


Sinon je vois l'Atleti faire au moins 1/2 de C1, finale de Copa, et 3ème de liga.
Note : 1
Ils ont vraiment un effectif impressionnant. Le onze type que vous donnez a de la gueule, et le banc me semble plus fourni que d'autres (le Barça par exemple) : Moya, Siqueira, Lucas Hernandez, Savic, Jesus Gamez, Raul Garcia, Saul Niguez, Carrasco, Torres, Correa, Vietto...

Et Kranevitter qui a l'air vraiment énorme ça promet à partir de janvier.

Bref une belle saison qui s'annonce. Si vous avez l'occasion d'aller à Vicente-Calderon, allez-y c'est vraiment impressionnant comme ambiance !
United310 Niveau : DHR
Pour ceux qui suivent bien l'athlético, Que peut espérer Carrasco cette année? Pcq y a l'euro dans 1 ans tout de même... merci merci :)
Message posté par United310
Pour ceux qui suivent bien l'athlético, Que peut espérer Carrasco cette année? Pcq y a l'euro dans 1 ans tout de même... merci merci :)



Bah si physiquement il répond présent et qu'il donne tout pour l'équipe, il aura du temps de jeu. Il correspond bien au style de contre attaque veut prôner Simeone. Et franchement, on a beaucoup taper sur cette équipe pour son coté ultra défensif, mais elle sait également envoyer du jeu, enfin en tout cas je l'ai vu bien jouer, avec Koke et Turan à la baguette ces 2 dernières années.

Je ne sais pas s'il va garder son 4-4-2 après. Ce système met en avant les attaquants au profit de Koke et même de Torres (Oliver) qui sont meilleurs au coeur du jeu à mon goût.
Mais dans un 4-4-2, Carrasco pourrait jouer en tant que milieux excentré ou en 2ème attaquant donc plus de possibilités de jouer, non?
Message posté par United310
Pour ceux qui suivent bien l'athlético, Que peut espérer Carrasco cette année? Pcq y a l'euro dans 1 ans tout de même... merci merci :)


Je ne pense pas qu'il parte titulaire, Griezmann et Jackson Martinez ont 2 places qui leur sont réservées devant. Cela dépendra du système utilisé.

Après, comme évoqué dans l'article, Simeone change énormément de systèmes et de joueurs donc il est certain qu'il aura sa chance, malgré la grosse concurrence.
Message posté par United310
Pour ceux qui suivent bien l'athlético, Que peut espérer Carrasco cette année? Pcq y a l'euro dans 1 ans tout de même... merci merci :)


Pas grand chose selon moi. Le 4-4-2 de Simeone est un 4-4-2 assez particulier, ses ailiers ne sont pas des mangeurs de lignes ultra-offensifs mais avant tout des mecs qui participent au repli défensif en resserrant pas mal dans l'axe pour couper les transmissions.

Pas du tout le profil de Ferreira-Carrasco en fait, plutôt celui d'un Koke ou d'un Arda, des gars pas forcément vifs mais très athlétiques, très toniques et surtout très intelligents tactiquement. L'entrejeu de l'Atletico est sans doute celui qui abat le plus de boulot en Liga, faut voir leurs matchs plusieurs fois pour se rendre compte de la machine physique que c'est. Il faut un sacré coffre pour être titu dans ce milieu de terrain, et j'ai peur que Carrasco ne l'ait pas. Je me trompe peut-être mais c'est comme ça que je le vois.

Après, rien n'empêche de le voir devant aux côtés de Jackson Martinez. Dans le système de Simeone, le deuxième attaquant est assez libre, il peut naviguer un peu partout du moment qu'il fait le boulot défensif. Mais vu la saison qu'il vient de faire, Griezmann est un peu indétrônable à ce poste. Et puis Vietto vient d'arriver, ça ferme encore plus les portes. À voir comment ils veulent utiliser Carrasco et si ce dernier est prêt à se dépouiller à chaque match. Parce que jouer à l'Atlético sous Simeone, putain c'est pas une sinécure.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
On mise beaucoup sur une attaque Griezmann-Jackson mais faut pas oublier Vietto qui est, pour moi, l'un des gros coups du mercato colchonero et peut-être le plus prometteur des trois futurs grands (?) attaquants argentins (les deux autres étant bien sûr Icardi et Dybala).
Hâte de voir aussi ce que va donner Oliver Torres, de retour au bercail après de belles promesses entrevues du côté de Porto !
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
103 7