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La FFF trie-t-elle aussi ses supporters ?

Lors du match amical France-Australie au Parc des Princes, des supporters du PSG se sont vu refuser l'entrée du stade par les stadiers. Aucune base juridique légale à cette interdiction, plutôt un délit de sale gueule. Explications.

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Une dizaine de personnes se définissant comme « supporters du PSG contestataires du plan Leproux » s'apprête à lancer un recours auprès de la Fédération française de football pour avoir été empêchée d'entrer dans le Parc des Princes pour le match qui opposait la France à l'Australie le 11 octobre dernier. Ils demandent le remboursement de leur billets et contestent les raisons pour lesquelles le groupe a été refoulé par la sécurité du stade parisien, puisque selon l'un d'entre-eux, « aucune des personnes présentes n'était sous le coup d'une interdiction de stade pour les matchs de l'EDF » . Une procédure gentillette selon leur avocat, Pierre Barthélémy : « Ils veulent juste faire valoir leur droits. C'est plus une demande de règlement à l'amiable avant d'aller en justice » , précise l'avocat qui avait déjà assisté les supporters parisiens bloqués aux portes du stade de Valenciennes fin septembre. Munis de billets, ils s'étaient vus refuser l'entrée par la direction du club nordiste, malgré l'accord oral de la police. Comme ce fut le cas à quelques occasions au Stade de France, les anciens membres des associations dissoutes avaient profité du retour de l'EDF au Parc pour effectuer « une démonstration de ferveur » selon l'un des membres du groupe : « On voulait montrer que, quelque part, la ferveur, c'est notre taf, qu'on peut faire plus de bruit à 300 qu'à 35 000. Et puis, cela faisait trois ans qu'on n'avait pas pu mettre les pieds au Parc. »

Testing façon boîtes de nuit

Si la majeure partie du groupe contestataire a pu entrer dans l'enceinte parisienne, immédiatement isolée du reste du public par un cordon de stewards un peu tendu, quelques-uns ont été sommés de rester aux tourniquets de la porte G du Parc par la sécurité. Sauf que, comme ils en ont désormais pris l'habitude, les supporters indésirables étaient accompagnés de leur avocat et d'un huissier de justice pour faire constater ce qui ressemble à un cas de discrimination, à la manière des testings appliqués à l'entrée des boîte de nuit. Pour appuyer leur procédure, ils ont enregistré les discussions qui se sont tenues à l'entrée du Parc. Dans l'enregistrement audio que le groupe de supporters du PSG a rendu public sur les réseaux sociaux, on entend clairement les arguments développés par un membre de la sécurité présent au stade ce soir-là : « Vous êtes connus » ou « Vous avez créé des troubles » . Et quand une voix de supporter demande : « Quels troubles ? » , le responsable de la sécurité répond à l'avocat : « Vous défendez des gens dangereux » , avant de promettre de faire venir un membre de la FFF pour justifier son interdiction. Sauf qu'aucun membre de la Fédération ne viendra ce soir-là.

Vidéo

Bip, bip, bip...

Reste à savoir qui a pris l'initiative d'une telle mesure ? Les responsables habituels de la sécurité du Parc qui se sont permis d'appliquer à un match de l'équipe de France les mêmes mesures d'interdiction en vigueur à l'occasion des rencontres du PSG ? Ou alors la FFF qui, dans ce cas, aurait agi en dehors de tout cadre légal et juridique ? Interrogée quelques jours après le match pour savoir si elle avait donné la consigne d'interdire l'accès au stade aux supporters contestataires du PSG, la FFF, a dans un premier temps « nié avoir exigé une telle mesure » par la voix de son directeur de la communication (qui a depuis quitté ses fonctions), avant d'effectuer un joli coup de rétropédalage quelques jours plus tard en affirmant, toujours selon le même service, « ne pas vouloir publiquement aborder le sujet avant d'être informée officiellement du recours » . Quant à Philippe D'Hallivillée, le responsable de la sécurité du club parisien, présent ce soir-là au Parc, il se contente de lâcher, au téléphone, « je n'ai rien à dire sur ce sujet » , avant de raccrocher.

Par Joachim Barbier
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