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La fausse fin du championnat russe

Dimanche, c’est la dernière journée du championnat russe. En cas de victoire, le Zénith, leader, sera donc sacré champion. Oui, mais non. Cette année, le titre ne sera donné qu’au mois de mai, après un mini-championnat entre les huit meilleurs clubs du pays. Explications.

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Tout ça pour rien. Voilà le sentiment que peut avoir le Zénith Saint-Pétersbourg, à quelques heures de la dernière journée de championnat. En effet, depuis plusieurs semaines, l’équipe de Luciano Spalletti fait la course en tête. Et pourtant, les rivaux s’accrochent. Entre le CSKA Moscou et le Dynamo Moscou, le club de Saint-Pétersbourg a fort à faire. Mal parti en début de championnat, le Zénith a, petit à petit, rattrapé son retard, jusqu’au tournant du championnat : une victoire 2-1 sur la pelouse du CSKA en septembre dernier. Depuis, le champion de Russie court vers un second titre consécutif. Sauf que. Cette saison, terminer premier n’offre pas le titre. D’accord. Une blague ? Non non. La Fédération russe a décidé de prendre les choses en main, et d’aligner le championnat russe sur le modèle des championnats européens.

Fini, donc, les tournois qui commencent en mars et se terminent en novembre, dans le but d’éviter de jouer pendant les hivers glaciaux. Désormais, la Russie va faire comme tout le monde. A savoir, débuter en septembre, et terminer en mai. Tant pis pour le froid. Tant pis pour la neige. Tant pis pour les rhumes. Tant pis pour les bronchites. Problème : le championnat 2011 a débuté en mars. La fédé a donc trouvé une improbable parade : le prolonger jusqu’au mois de mai. « Le but est de mener le football russe à un meilleur niveau en synchronisant notre calendrier avec le calendrier européen. Cela va non seulement faciliter le développement des infrastructures de football, mais aussi le développement de la Russie au sens le plus large » explique Sergei Fursenko, le président de l'Union russe de football. Un pays qui avance.

Objectif 2018

Cela faisait plusieurs années que la Fédération russe avait ce projet en tête. Mais ce n’était jamais le bon moment pour le mettre en œuvre. Finalement, la réforme a été votée l’an passé, et entre donc en vigueur cette saison. Le but : que les clubs russes engagés en Coupe d’Europe n’aient plus besoin de faire une préparation d’avant-saison vers le mois de janvier pour se remettre au niveau des clubs anglais ou italiens qui sont, eux, en pleine bourre. Mais aussi, implicitement, la Russie souhaite s’aligner sur les championnats européens en vue de la Coupe du Monde 2018 qui se disputera sur son sol. L’idée est louable, même si elle engendre un certain nombre d’interrogations, notamment concernant la saison en cours. La transition va en effet se faire de manière graduelle, et donner ainsi lieu à une saison 2011-12 totalement décousue. Que Samuel Eto’o se rassure : il aura bien droit à ses quatre mois de pause pendant l’hiver, comme on lui avait promis lors de sa signature à l’Anzhi.

Tous les acteurs rechausseront bien les crampons au mois de mars, mais pas pour débuter une nouvelle saison. En réalité, de mars à mai aura lieu un mini-championnat qui déterminera le champion de Russie 2011-12. Mais tout le monde n’aura pas le droit d’y participer. Alors qui ? Les huit équipes qui auront terminé la saison régulière aux huit premières positions. Compliqué ? Résumons. Je m’appelle le Dinamo Moscou. Dimanche, je termine ma saison, et je suis donc troisième du championnat russe. J’ai le droit de participer à la phase finale au mois de mars. Je disputerai alors 14 matches (matches aller retour contre sept autres équipes) au terme desquels sera désigné le champion de Russie, ainsi que les équipes qualifiées pour la Ligue des Champions et l’Europa League 2012-13. Un système ingénieux, qui se rapproche, un peu, de ce qui se fait en Grèce. Bon. Pas sûr qu’imiter le modèle grec soit la meilleure chose par les temps qui courent.

Le huitième peut être Champion


En effet, ce nouveau système crée forcément, dans un sens, des iniquités. Et il suffit de prendre l’exemple du Zénith et de l’Anzhi Makhachkala pour le comprendre. L’Anzhi va terminer à la huitième position. Ils ont actuellement sept points d’avance sur le neuvième, et trois de retard sur le septième. Pire, ils sont à quinze longueurs du Zénith, l’actuel leader. Or, le mercato hivernal arrive. L’Anzhi a des ronds. Plein de ronds. Il se pourrait donc que quelques grosses pointures débarquent au Daguestan, pour rejoindre Eto’o, Zhirkov et Roberto Carlos. L’Anzhi aurait ainsi de grandes chances de revenir beaucoup plus fort. Au mois de mars, tous les compteurs seront remis à zéro, et le club du président Kerimov aura donc autant de chances d’être champion que le Zénith ou le CSKA Moscou, qui ont carburé tout au long de la saison et ont lutté, en vain, pour la première place. Pas forcément très juste pour tout le monde.

L’autre problème que crée ce nouveau système, ce sont les conditions climatiques. Le championnat russe, jusqu’ici, évitait les mois rudes de l’hiver. A partir de l’année prochaine, les joueurs devront donc jouer en décembre, en janvier et en février. Or, en Russie, cela ne rigole pas. Dans certains coins du pays, à cette période de l’année, les températures oscillent entre -8 °C (vers Saint-Pétersbourg, à l’ouest) et -27°C à l’est. Froid, donc gel, donc pelouses pourries. Les clubs vont forcément devoir s’adapter, en installant des pelouses synthétiques pratiquement sur tous les stades, sous peine de jouer sur des champs de boue. Certains stades se sont déjà adaptés, mais pas tous. Sans parler du fait que, pour l’organisme, il n’est pas forcément recommandé de jouer avec un tel froid. Des soucis qui, pour le moment, passent au second plan. La Fédération russe est fière de sa réforme, et peu importe si certains y voient des inconvénients. Au moins un avantage : il est pour Luciano Spalletti, coach du Zénith. Lui qui aime bien se mettre torse nu quand il gagne le titre, il se les gèlera moins, au mois de mai.

Eric Maggiori
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