Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 19 Résultats Classements Options
  1. // Rétro
  2. // Ce jour-là
  3. // 19 novembre 1969

La face cachée du 1000e but de Pelé

Le 19 novembre 1969, le roi Pelé inscrivait le 1000e but de sa carrière. Un but concédé par le gardien argentin, Edgardo Andrada. La victime d'O Rei sera accusée bien après son retrait des terrains d'avoir effectué des basses œuvres pour la junte militaire.

Modififié
Le 19 novembre est le jour national du drapeau brésilien. C'est aussi l'anniversaire de la maman de Pelé. Une date idéale pour qu'O Rei marque à nouveau l'histoire du football. Ce jour de 1969, 80 000 personnes bravent la pluie dans l'espoir de voir Pelé franchir la mythique barre des 1000 buts. La rencontre entre Vasco de Gama et Santos se déroule au Maracanã. Bien décidés à contrarier l'idole, les Cariocas finissent par le rendre nerveux. « Tu ne marqueras pas aujourd'hui » susurrent-ils à son oreille. À la 78e minute, Santos obtient toutefois un pénalty. Auparavant, O Rei avait frappé sur la barre, et un défenseur du Vasco avait semblé préférer marquer contre son camp plutôt que de laisser Pelé entrer dans la légende.

Au moment d'exécuter la peine maximale, Pelé se remémore la stratégie de Didi. L'idole de Botafogo affectionnait de marquer un coup d'arrêt, avant de frapper, pour mieux anticiper le mouvement du gardien. En appliquant cette formule, le référent de Santos trompe le gardien argentin, Edgardo Norberto Andrada, et inscrit son 1000e but. Pelé court vers les filets, saisit le ballon, l'embrasse, et la pelouse est envahie. Le match est interrompu vingt minutes, le temps de fêter l'évènement comme il se doit. O Rei enfile un maillot célébrant son 1000e but et effectue un tour d'honneur. Edgardo Andrada a tout le temps de penser qu'on ne cessera de lui rappeler ce moment jusqu'à ce que sa vie sente le sapin. Ses amis, les amateurs de football qu'il croisera et les journalistes...

Junte militaire et enlèvement

Si la presse se penche à nouveau sur le cas de ce gardien international, la raison n'a toutefois rien à voir avec ce pénalty. En 1997, une plainte l'identifie comme un ex-agent de l'armée, sous le sanglant régime de la junte militaire (1976-1983). Parmi les crimes qui lui sont reprochés, l'enlèvement et la mort d'Osvaldo Cambiasso et d'Eduardo Pereyra, membres du groupe péroniste « Montonero » . Les faits remontent à 1983. Le gardien international (20 capes) avait pris sa retraite depuis un an. Mais selon ses accusateurs, il effectuait déjà de basses œuvres pour le régime dictatorial depuis son retour en Argentine, en 1977, sous les couleurs de Colon. Au moment où les premières suspicions commencent à escorter ses journées, Andrada travaille comme coordinateur au centre de formation de Rosario Central, club pour lequel il avait joué de 1960 à 1969, et dont il est une idole.


Il faudra attendre 2011 pour que l'ex-gardien renonce à ses fonctions au sein de son club de cœur. Andrada, qui a toujours nié avoir travaillé au service de la dictature, vient alors d'être officiellement accusé par la justice de son pays. Le 3 février 2012, Andrada échappe finalement à un procès, « faute de preuves » . Parmi ses co-accusés figuraient notamment l'ancien dictateur Reynaldo Bignone (1982-1983). À Rosario, où l'on a appliqué avec rigidité le principe de présomption d'innocence, ce qui faisait grincer des dents au sein du club, on avait promis que l'on ferait disparaître toute trace du passage d'Andrade, s'il était reconnu coupable. Mais pour le moment, malgré les moult suspicions qui l'entourent, il n'est officiellement coupable que d'avoir encaissé le 1000e but de Pelé...

Par Marcelo Assaf
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 19:30 L'ES Tunis corrigée par Al Ain en quarts du Mondial des clubs 3 Hier à 16:09 Kashima cuisine les Chivas 6
Partenaires
Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Un autre t-shirt de foot est possible
À lire ensuite
Paul Pogba, l'impatient