1. //
  2. //
  3. // Analyse

La descente aux enfers du Napoli

Depuis l’élimination en Ligue des Champions, le Napoli n’est plus que l’ombre de lui-même. L’équipe de Mazzarri vient de concéder sa troisième défaite consécutive, et voit la troisième place s’éloigner. Mais comment est-ce possible ?

Modififié
2 12
Oui : une nuit peut résolument changer une saison. Celle du Napoli a connu un tournant quasi-irréversible le 14 mars dernier. A Londres, en huitièmes de finale retour de Ligue des Champions, la formation de Mazzarri part avec deux buts d’avance. Au vu du match aller, beaucoup les voient déjà en quarts de finale. Trop beaux, trop tôt. Le match ne tourne pas comme Naples le voudrait. Il s’en faut d’un rien. Menés 2-1, les Napolitains ont l’occasion d’égaliser. Mais ratent. Puis Chelsea en remet un troisième. Prolongation. Naples flanche mentalement, les Blues enchaînent un quatrième pion. Le Napoli est out, sans vraiment y croire. Même s’ils sont accueillis en héros à leur retour en Campanie, les joueurs ont pris un sacré coup sur le crâne. Ils s’y voyaient si bien, dans ce Top 8 européen. Dès le week-end suivant, Naples flanche à Udine, même si Cavani, dans les dernières minutes, trouve les ressources pour aller chercher un match nul miraculeux (2-2). C’est le dernier sursaut de vie du Napoli. La semaine suivante, la formation partenopea s’écroule en fin de rencontre contre Catane (de 2-0 à 2-2 dans le dernier quart d’heure). Et puis la chute. Incontrôlée. Inarrêtable. Trois baffes à Turin contre la Juve (3-0), trois gifles à Rome contre la Lazio (3-1) et trois claques à domicile contre l’Atalanta (1-3). Et voilà Naples à terre, rattrapé même par une Inter que l’on disait morte et enterrée. Le seul rayon de soleil, c’est finalement cette qualification pour la finale de la Coupe d’Italie. Certainement la dernière échappatoire pour ne pas finir la saison bredouille.

« Nous ne sommes pas en crise »

Une vraie question : comment cette équipe qui avait fait du mental sa plus grande force a-t-elle pu flancher à ce point psychologiquement ? En psychologie, justement, on appelle ça le contrecoup. Un trop-plein d’enthousiasme et d’adrénaline qui, une fois brisé, se transforme en énergies néfastes. C’est un peu ce qui est en train de se passer au royaume du Napoli. Avant l’élimination de la C1, Walter Mazzarri se plaignait pourtant que les matches européens fatiguaient son équipe. Pourtant, force est de constater que l’épopée en Ligue des Champions n’a fait que donner de la force à ses joueurs. De fait, après avoir assuré sa qualification en huitièmes de finale aux dépens de Manchester City, le Napoli a entamé une opération « remontée au classement » , et a commencé petit à petit à se remettre dans le coup. A partir du début du mois de février, la formation azzurra retrouve toutes ses sensations, et enchaîne cinq victoires en championnat, revenant à seulement deux points de la Lazio, troisième.

Il semble quasiment évident qu’en cas de qualification face à Chelsea, Naples aurait poursuivi ce chemin vers le podium, et aurait dépassé une Lazio qui a tendance à faire du surplace. Mais non. Depuis Londres, c’est l’obscurité la plus totale. Une période sombre que Mazzarri semble vouloir ignorer. Un coup, le coach préfère jouer l’autruche : « Non, nous ne sommes pas en crise » . Puis, c’est la faute des arbitres. Et du mauvais sort. Mais jamais vraiment d’autocritique. Alors, effectivement, que reprocher à ces joueurs qui ont pratiquement tout donné depuis plusieurs saisons, pour redorer le blason d’un Napoli qui, rappelons-le, figurait en Serie C il y a encore quelques années ? Pas grand-chose. Les ténors, Lavezzi, Cavani et Hamsik, ont l’air fatigués. Fatigués de disputer tous les matches. Fatigués que l’équipe dépende en grande partie de leur état de forme. Hamsik, en particulier, connaît un véritable passage à vide, matérialisé par ses deux petits buts inscrits depuis le début de l’année 2012. Quant à Pandev, le quatrième larron de la bande, il a craqué mercredi soir contre l’Atalanta, avec une expulsion consécutive à un vilain geste. Vraiment pas de crise, Walter ?

La C3 ? Non merci

La chance du Napoli, c’est que les autres équipes en lice pour la troisième place avancent au ralenti aussi. Lors des cinq dernières journées, pendant que l’équipe napolitaine engrangeait deux points, la Lazio en prenait six, l’Udinese cinq, la Roma neuf et l’Inter huit. Aucune, donc, n’a tenté une échappée solitaire. Naples a perdu du terrain, certes, a chuté à la sixième position, mais reste à six points de la troisième position. Avec 18 points encore à disposition, tout est encore possible. Mais le calendrier est assurément un calendrier piège. Dimanche, Naples ira à Lecce pour y affronter une équipe qui vient d’enchaîner deux victoires et qui n'est plus qu'à deux doigts de s'extirper de la zone de relégation. D’ailleurs, l’an passé, à peu près à cette même époque de l’année, le Napoli s’était incliné dans les Pouilles, dans un match qui avait permis aux Giallorossi de rester en Serie A. Puis, dans quinze jours, l’équipe de Mazzarri ira affronter la Roma, pour une rencontre décisive dans la course à l’Europe.

Or, grâce à la finale de la Coupe d’Italie, Naples s’est déjà assuré une place en Europa League puisque l’autre finaliste, la Juve, est déjà sûre (à 99%) de participer à la prochaine Ligue des Champions. Mais après avoir goûté à l'ivresse de la C1, Naples ne veut plus se contenter d’une « simple » C3. Et le président, Aurelio De Laurentiis, est toujours là pour le rappeler. Si jamais quelqu’un venait à l’oublier. « L’an prochain, nous serons encore en Ligue des Champions, assure-t-il sur Radio Marte. Dans le football, tout peut arriver. Je dis toujours aux miens de ne jamais se faire influencer par ce que disent les médias. Nous avons des difficultés, mais la Lazio, l’Inter, l’Udinese et la Roma en ont aussi. Je n’ai rien à reprocher à Mazzarri, aux joueurs et aux tifosi, qui ont été géniaux à travers leur affection et la compréhension envers l’équipe » . Qu’il vienne du coach ou du président, le mot d’ordre est donc clair : Naples n’est pas au top, certes, le moment est difficile, mais qu’on l’appelle crise ou non, si tout le monde reste uni et continue de fonctionner comme avant cette maudite nuit londonienne, tous les rêves peuvent se réaliser. Même ceux qui commencent par une petite musique de Ligue des Champions.

Eric Maggiori
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

DIMITRI-SUR-LE-DON-S04 Niveau : Ligue des champions
Le Napoli n'a pas la carrure d'un club du top. Ils ont prouvé qu'avec beaucoup de Grinta, un football porté vers l'avant et un stade chaud bouillant, ils pouvaient espérer mais pas faire mieux que quelques coups d'éclats.

En tout cas pour le moment. J'espère pour le football italien que cette équipe va rester sur sa dynamique ascendante, les départs probables à court terme de Cavani, Lavezzi et Hamsik vont marquer un tournant, ca va pas être évident de garder le contact avec le podium sans ce trio. Et puis il faut dire aussi que le reste de l'équipe n'est pas au niveau de la ligne offensive. Ca manque d'expérience, de metier, c'était criant contre Chelsea, un genou à terre mais qui s'est sorti les doigts au moment ou le Napoli pensait avoir fait le plus dur.

Reste que même si ils n'ont pas la carrure des Milanais, Turinois ou Romains, j'espère qu'on continuera à voir ce beau club et Europe, ca change des Center parks anglais et des ambiances feutrés d'Espagne.
C'est pas le premier trou d'air de la saison. C'est le manque de profondeur de banc qui est très dommageable. Sur le banc, y'a guère que Pandev, Dossena et Dzemaili qui tiennent un peu la route.

Surtout que c'est une équipe qui se dépense beaucoup sur le terrain à l'image de mecs comme Maggio et Gargano.

Maintenant, on sait que c'est une équipe qui se nourrit de son statut d'outsider et si le second souffle arrive, c'est de loin la meilleure des équipes à la lutte pour la C1.

Seulement, c'est dans les grandes affiches qu'ils marquent leurs points et les 2 claques successives contre la Juve et la Lazio sont de très mauvais augure poiur la suite.
Kaizer Chiefs Niveau : District
Clair que pour l'ambiance il y a bien mieux que l'Espagne où c'est feutré comme tu dis (le Barça c'est vraiment triste au niveau ambiance! tandis qu'à Bernabéu c'est devenu super cher et un repaire à touristes) et que l'Angleterre c'est également devenu un repaire à touristes prêts à lâcher du bifton! De la perception que j'en ai car contrairement à l'Espagne je n'ai malheureusement jamais mis les pieds dans un stade anglais... pas encore tout du moins.

Bien que n'ayant jamais assisté à un match en Angleterre en effet, je me verrais bien malgré tout à l'Etyhad dans 15 jours pour le derby chaud bouillant de MCR! A mon avis il n'y aura pas trop de touristes et essentiellement des abonnés, donc bon ça donne envie! Surtout vu le contexte actuel...

En revanche, à Londres avec tous les touristes même un AFC-THFC ou l'inverse ça ne doit plus être ce que c'était...

Je regrette vraiment de ne pas avoir eu la chance d'aller à Highbury dans les 90's par exemple (un petit Maine Road à MCR aussi ça devait avoir de la gueule!), et j'espère que je pourrai malgré tout aller à White Hart Lane ou à Craven Cottage 1 de ces 4 pour la beauté et le charme des vieux stades à l'anglaise!

Pour en revenir à l'article et à ce que tu disais concernant l'ambiance à San Paolo ou la ferveur des supporters du Napoli (superbe article d'ailleurs sur le blog "Faute Technique" sur le match retour de 1/8 de LDC entre Chelsea et le Napoli que je conseille à tous ceux qui ne l'ont pas lu, notamment avec les supporters napolitains allant de l'ultra au pépé de 70 piges! ça c'est de la ferveur mes amis!), je regrette vraiment qu'on n'ait pas eu une confrontation entre Benfica et le Napoli en 1/4 pour le coup! Ca aurait été chaud! Et sûrement plus spectaculaire.

J'ai malgré tout eu la chance d'assister à un Benfica-Porto et un Porto-Benfica crucial pour le titre et c'était de la folie pure!

Si un jour tu as la chance de voir un gros match au Portugal, n'hésite pas Dimitri : je pense qu'en Europe ça reste certainement l'un des meilleurs compromis rapport qualité/prix/grossse ambiance!
Saison terminée pour Naples, j'en ai bien peur.

Terminée à Londres.

Le club se contentera de la C3 via la coupe. L'équipe ne pourra pas faire mieux.

L'article décrit bien sa fatigue et ses faiblesses. Pas de banc parce que pas le même pognon que dans les clubs du nord.

Rome, Lazio, Udinese et Inter sont mieux armés.

Si Lavezzi, Cavani et Hamsik se tirent en même temps, l'an prochain, ce sera retour au ventre mou voire lutte pour le maintien.

J'espère qu'un des trois au moins restera. Lavezzi, par exemple. Ou Hamsik. Cavani est trop hype pour ne pas le vendre un bon paquet de millions!
Sepp Blatter Niveau : District
Quand je pense que certains voyaient cette equipe aller loin en CL, quelle bande d'incultes!
Le Napoli est a l'image de ses supporters, de grandes bouches édentées mais pour le reste...
Il vont maintenant retourner la d'ou ils viennent: le fond.
N'enterrez pas trop le Napoli ce club marche a l'envie et l'orgueil alors oui ils sont un peu sonné mais quand ils sortiront des cordes ils vont se remettre a taper dur et finir la saison en boulet de canon.. du moins j'espere.

le Napoli a largement la place pour s'imposer parmis les grands de serie A contrairement a ce que tu dis dimitri, ils ont un public, une histoire, un entraineur et un président ambitieux, d'année en année ils progressent.

Et si les 3 clubs majeurs Milan AC et Juventus et l'Inter, seront difficile a perturber sur le long terme,le Napoli a largement la place pour s'imposer comme le 4e club italien (devant la Roma ou la Lazio)et quelques années gratter un scudetto ou une place sur le podium ..

Le NAPOLI c'est plus qu'un symbole le seul club du Sud a embeter les gros et riches clubs du Nord, le premier club du Sud a gagner un Scudetto, alors FORZA NAPOLI en espérant une réaction a l'orgueuil pour la fin de saison et une nouvelle année en LdC pour le San Paolo.
@mario Des 3 un seul partira et je pense/j'espere a choisir que ce sera Hamsik qui serait le plus facile a remplacer.

@SeppBlater Les blaireaux comme toi qui espere chaque année de voir les memes équipes ca fait pitié, les 'edentés' c'est eux la passion du foot, c'est pas les milliardaires qui font vraiment réver, c'est ca le vrai football, des bouches édentés dans les tribunes qui chantent comme si leur vie etait en jeu et des joueurs pas tous talentueux sur la pelouse mais qui ont la possibilité de te faire réver et qui se battent comme des soldats, c'est ca le vrai football, et oui ils ont perdu a chelsea mais ils les avaient rousté a domicile, Passion contre Argent choisit ton camp.
Ceux qui préferent voir des Manchester City ou Chelsea en demi finale ce sont eux les incultes.
Sepp Blatter Niveau : District
Cher forza-OM,
primo, merci pour tes insultes, ça fait toujours plaisir!
Deuxio, ça ne m'etonne pas qu'une sardine vienne defendre le Napoli, meme si marseille n'est que le 'Naples du pauvre', vous partagez les memes valeurs.
Beaucoup de bruit pour pas grand chose au bout, telle est votre devise.
Dis-moi... comme eux, partagez-vous la meme passion pour les ordures en putrefaction dans vos rues?

PS: tu vendrais pere et mere pour qu'Abramovitch ou autre qatari rachete ton club a la derive...
@Sepp Oui les memes valeurs de ferveur d'honneur et de fierté, tu sais la passion dans le foot pour moi ca reste le plus important, chui peut etre un idealiste.

Comme tu dis oui notre belle ville a quelques coins sales mais je prefere voir la misere en bas de ma fenetre que la repousser hors de la ville comme c'est le cas a paris ou lyon.. (meme si c'est ce que la mairie et l'autre enfoiré de pedophile veut faire actuellement)

Pour te répondre en toute honneteté et sans aucune jalousie je t'assure que non je n'aimerais pas que mon club soit racheté par un milliardaire qatari, russe ou émirati pour la simple et bonne raison que c'est ce qui tue la passion, dénature un club. Les joueurs seraient meilleurs c'est sur, mais l'ambiance et la passion mourrait, et en tant que supporter depuis ma naissance, amoureux de ma ville et de mon club avec leurs qualités et leurs défauts je ne le souhaiterais pas, je peux te le jurer.
Je suis de ceux qui veulent préserver aussi lgtps que possible un semblant d'identité marseillaise, et qui serait plus favorable a un systeme a l'allemande (pays de la passion du foot par excellence) ou un investisseur étranger ne pourrait pas acquérir plus de la moitié (il me semble) d'un club..

Pour terminer j'ai vécu certains de mes meilleurs moments dans le stade avec olembé, bakayoko, johny ecker, sebastien perez, chapuis alors je peux te dire que nous je n'en voudrais pas, tu me croiras peut etre pas, mais je le pense vraiment.

Salutations Ami du foot biz, ami des qatarix, de manchester cheiky, chelski et autres club historique du football (ironie!).
Sepp Blatter Niveau : District
C'est bien, ta reponse me plaît même si tu fais fausse route.
Tu auras donc l'immense privilège que je te réponde...
Un club ne doit appartenir à aucune grande famille du terroir ni auncun investisseur etranger mais a ses socios (ou associés en français) exclusivement.
Quatre clubs en Espagne, tous les clubs au Portugal, de première divison.
Je pense même que l'OM est le seul club en France qui puisse arriver a cela, c'est la seule voie de l'honneur et de l'identité pour un club et ses sympathisants.
Tant que tu n'auras pas compris ça...
Sepp blatter, un suisse qui se gave et qui est plus intéressé par le pognon que la passion : tu as parfaitement choisis ton pseudo.
@ forza-om
tu as la passion pour les ordures en putrefaction dans les rues ou pour les ordures en putrefaction dans la tete comme celle de SeppBlatter?
quels sont les pires et plus malodorantes?
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
2 12