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La dernière montée de Preciado

Manolo Preciado, 54 ans, est mort cette nuit d’un infarctus. L’homme qui avait bashé Mourinho était un spécialiste des causes désespérées. Il venait d’ailleurs de signer à Villarreal.

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« Derrière moi, il n’y a peut-être pas autant de titres (que Mourinho), mais quelques montées et surtout beaucoup d’amis. » C’était en novembre 2010 et Manolo Preciado n’avait pas apprécié les saillies de Mourinho sur son Sporting Gijón chéri. Le monde découvrait alors le tonton du foot espagnol. Manolo Preciado n’a jamais gagné la Champions League, n’a pas révolutionné le foot, n’a pas eu Cruyff comme maître et n’a pas découvert Messi. Mais, si le monde du football professionnel n’était composé que de types comme lui, il n’y aurait pas de Galactiques, pas d’argent, pas de champions. Il n’y aurait que des types qui aiment les odeurs de cuir et de vestiaire. Mourinho et Guardiola entraîneraient Laval et Quevilly. Ronaldo et Messi porteraient la moustache. Un infarctus a arrêté Manolo Preciado cette nuit, à l’âge de 54 ans. Il s’en va rejoindre sa femme et son fils, décédés à quelques mois d’intervalle en 2004. La voilà, sa plus belle montée.

Preciado n’a pas eu besoin de remplir son armoire à trophées pour gagner le respect de ses pairs. Faire monter les petits au ciel, c’était sa C1 à lui. Levante (2004) et le Sporting Gijón (2008) sont montés en Première Division sous ses ordres et lui doivent une statue. Mais Preciado a des amis dans toute l’Espagne. À Torrelavega, qu’il fait monter de Tercera Division en Segunda B (1996), et à Santander (Santander B en 1997 et 2002). Ce matin, c’est Joaquín Caparrós, l’autre entraîneur préféré des Espagnols, qui perd un ami. Un de ceux qui ne sont pas là souvent, mais qui seront là toujours : « J’ai fondu en larmes quand j’ai appris la nouvelle. Manolo était un grand entraîneur mais surtout un type exceptionnel. Il avait une simplicité et proximité spéciale. Mais, au-delà du foot, c’est un type d’une qualité humaine exceptionnelle, niveau Champions League.  » Il ne reste plus qu’une seule moustache et c’est celle de Del Bosque : « C’est difficile à croire que, dans une même famille, il puisse se passer tant de drames. C’est là qu’on se rend compte qu’on n’est pas là pour longtemps et qu’on ne sert pas à grand-chose. »


Preciado était l’homme choisi par Fernando Roig, le président de Villarreal, pour ressusciter le sous-marin jaune. Dans un club brisé par une double descente (l’équipe première en deuxième division et la réserve en segunda B), c’était cet homme à qui tout était arrivé, à qui la vie n’avait rien laissé passer, qui avait un jour choisi « de ne pas se tirer une balle et de continuer » , qui allait rendre sa fierté à Villarreal. Le club jaune aurait dû officiellement souhaiter la bienvenue à son nouvel entraîneur vendredi vers midi. Ce seront finalement des condoléances et c’est toute l’Espagne qui pleure. Car l’Espagne, ce n’est ni le Real ni le Barça. Ce n’est pas Mourinho, Perez, Ronaldo, Guardiola, Messi ou Falcao. Ce n’est pas non plus la Ligue des champions, l’Europa League, le Mondial ou l’Euro. L’Espagne, c’est Gijón, Santander, Levante, Murcia, Del Bosque, Caparrós, Clemente, Kiko. C’est aussi les impayés, la buvette, la clope, les calamars, le bruit, les gorges qui se raclent, les voix graves et les mines réjouies. L’Espagne, c’est Preciado.

Par Thibaud Leplat, à Madrid
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