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La der de Martino ?

Les médias argentins sont catégoriques : si l’Argentine ne se réveille pas contre le Brésil et la Colombie, Tata Martino pourrait être remercié. Rien d’étonnant, au pays de l’instabilité. Privée de ses meilleurs atouts, l’Albiceleste joue déjà une grande partie de son avenir dès ce jeudi soir.

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« Mourir pour des idées, l’idée est excellente… » D'ailleurs, Tata Martino est sur la sellette. Débarqué pour rassembler les pièces éparpillées par une finale de Coupe du monde perdue, l’ancien entraîneur du Barça est en train de perdre son pari. Celui qui a voulu faire jouer l’Argentine se voit totalement désavoué. D’abord, parce que le projet de jeu qu’il brandit comme excuse à chaque conférence de presse n’est aujourd'hui qu’un mirage. Aussi, car l’Argentine s’est habituée à gagner sans briller (Alejandro Sabella est passé par là). Depuis son intronisation, son idée tournait autour de quelques axes, aujourd'hui tous remis en cause. Bref, pas sûr que l’ancien de Newell’s résiste à l’orage.

Une défense encore en chantier


L’ère Sabella laissait quelques certitudes pour le futur de l’Albiceleste. En défense d’abord. Demichelis vieillissant, Garay en perte de vitesse au Zénith Saint-Pétersbourg, Tata Martino se devait de reconstruire une ligne de quatre digne de ce nom. Et le natif de Rosario semble toujours chercher sa défense type. S’il a lancé Ramiro Funes Mori (défenseur axial d’Everton) ou Emmanuel Mas (arrière gauche de San Lorenzo), Martino s’entête encore avec un Rojo catastrophique depuis son transfert à Manchester United. Seule certitude, Nicolas Otamendi semble enfin répondre aux attentes placées en lui et peut devenir le patron de l’arrière-garde bleu et blanc. Aujourd'hui, une autre question se pose en Argentine : pourquoi Mascherano ne joue pas en défense avec la sélection ? À Barcelone, le Jefecito évolue très rarement au milieu de terrain. S’il peut encore apporter au mitard, le vice-capitaine de la sélection pourrait stabiliser la défense argentine. Lors de la Copa América, le jeu de la Selección tournait uniquement autour de Masche. L’ancien de Liverpool se retrouvait entre les centraux, sans aucun lien autour de lui. Avec l’obligation de faire le jeu, rôle qui devrait logiquement retomber sur les frêles épaules de Javier Pastore. Ici, l’apport de Biglia et de Pastore est aussi un point noir du mandat de Martino.

De la réhabilitation de Pastore à l’avènement de Kranevitter ?


Blessé au mollet, le numéro 27 du Paris Saint-Germain ne devrait pas disputer le match face au Brésil. L’opportunité pour Martino d’imposer Kranevitter au milieu ? A priori, non. Le sélectionneur argentin devrait ressortir son besogneux milieu à trois composé de Mascherano, Biglia et Banega. Là encore, comme face au Chili en finale de la Copa América, Martino abandonnerait sa philosophie et embrasserait le rôle d’un entraîneur pragmatique, comme l’a fait Sabella auparavant. Aujourd'hui, force est de constater que Martino n’a pas su donner les clés du jeu à Pastore comme il le prétendait. Toujours au milieu, Kranevitter (qui rejoindra l’Atlético Madrid après le Mondial des clubs avec River Plate) apparaît aujourd'hui comme la solution aux nombreux maux de l’Argentine. Le milieu défensif pourrait stabiliser l’équipe et décharger Mascherano de cette contrainte qui lui est imposée de faire le jeu.


Pour les deux prochaines rencontres, Martino devra se passer de Messi, d’Agüero, Tévez. L’ancien du Barça doit donc reconstruire une équipe en quelques heures. En attendant, les critiques et railleries pleuvent. Martino est ici un entraîneur qui crashe des Ferraris (le Barça, la sélection), là un « pecho frío » (trop gentil, voire sans couilles), insulte suprême dans le monde du football argentin. Ce soir, l’Argentine affronte le Brésil et ses propres doutes. Les médias argentins ont évoqué un licenciement de Martino si l’Argentine ne glanait pas au moins un point face au Brésil et à la Colombie. La dernière danse du Tata ?

Par Ruben Curiel
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