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La der d’Allegri ?

Cet après-midi, le Milan AC se déplace chez le Chievo, lanterne rouge de Serie A. Avec une piètre onzième place au classement, les Rossoneri sont mal en point. À tel point qu’en cas de revers aujourd’hui, Massimiliano Allegri pourrait être remercié. Dernière chance ?

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Au cours de sa gestion, Massimiliano Allegri en a eu, des dernières chances. À chaque fois, il les a saisies. L’an passé, face à Cagliari, par exemple. Une défaite, et c’était la fin. Un pion d’El Shaarawy l’a sauvé. À Palerme, pareil. Milan perd 2-0, Allegri prépare ses bagages. Encore une fois, El Shaarawy, puis Montolivo permettent à Milan de s’en sortir, 2-2. Et à Allegri de prolonger son bail. Mais ce coup-ci, il semble bien que l’on soit arrivé à la ligne d’arrivée. Le bilan d’Allegri, cette saison, ne casse pas trois pattes à un canard : toutes compétitions confondues, il est de 4 victoires, 5 nuls et 6 défaites. Trop peu pour un Milan AC qui, en début de saison, avait annoncé vouloir jouer les premières places, voire même, selon Galliani, le Scudetto. Aujourd’hui, le Scudetto est déjà un mirage (la Roma est, avant cette journée, à 19 longueurs), la Ligue des champions aussi (Juve et Napoli à 16 points), et même la zone Europe, actuellement occupée par l’Inter, le Hellas Vérone et la Fiorentina, semble à des années-lumière. Voilà pourquoi les dirigeants milanais ne peuvent plus attendre. Si Allegri n’est plus l’homme de la situation, il doit partir. Le coach va devoir abattre ses dernières cartes cet après-midi, sur la pelouse d’un Chievo qui, pour sa part, est complètement au fond du gouffre. Ça promet.

Le clan Raiola

Si ce match face au Chievo pourrait être la dernière d’Allegri, dans la presse italienne, ces derniers jours, le sujet a totalement été éclipsé par la querelle entre Adriano Galliani et Barbara Berlusconi. Ce sont, en effet, des jours tendus dans les hautes sphères milanaises. Il y a quelques jours, la fille du Cavaliere a osé faire ce que personne avant elle n’avait tenté : remettre en cause la gestion de Galliani. Il se murmure que Barbara voudrait faire le ménage au Milan AC, qu’elle souhaiterait faire fuir le camp Raiola et tous les joueurs que l’agent contrôle, à savoir Robinho, Abate, Balotelli et Niang. Évidemment, une telle prise de position radicale a fait hérisser les non-cheveux de Galliani, qui a toujours été le fidèle bras droit de Silvio et qui aurait déclaré : « Barbara a déchaîné l’enfer au Milan AC. Mais elle est douée, et dure. Peut-être n’a-t-elle pas encore l’âge…  » Du coup, dans les tribunes du Camp Nou, mercredi soir, Adriano Galliani a pris place à côté de madame Berlusconi, mais pendant 90 minutes, les deux ne se sont pas jeté un regard, ni adressé un mot. De vrais enfants. Quel rapport avec Allegri, tout ça ?

En réalité, le conflit Galliani-Barbara s’étend, forcément, jusqu’à l’entraîneur. D’abord, parce que Barbara Berlusconi souhaite changer le visage du Milan AC, et que les deux premiers dans sa ligne de mire sont justement Galliani et Allegri. Non pas qu’elle ait quelque chose en particulier contre Allegri, mais, selon elle, le coach a fait son temps, après un Scudetto, une Supercoupe d’Italie, et trois qualifications sur trois en Ligue des champions. Il paraît même que la dirigeante aurait déjà trouvé un accord avec Pippo Inzaghi pour prendre la suite. Galliani, lui, continue de répéter que « le Milan AC avance avec Allegri » . Oui, mais jusqu’à quand ? Jusqu’à quand sa parole va-t-elle continuer d’avoir plus de poids que celle de Barbara ? Peut-être jusqu’à ce que Silvio Berlusconi, en personne, ne décide d’intervenir, et de prendre parti. Choisir entre sa fille et son meilleur allié depuis trente ans. Pire que le choix de Sophie.

Tradition favorable face au Chievo

Mais revenons-en à l’aspect sportif. Car il est rare qu’il y ait tant de problèmes sur le plan sociétaire lorsque les résultats sportifs sont bons. L’un entraîne souvent l’autre. Là, les résultats du Milan AC sont à pleurer. La dernière victoire rossonera remonte au 19 octobre, un 1-0 pas folichon contre l’Udinese. Depuis, ils se sont inclinés 3-2 sur la pelouse du Parme, se sont écroulés à domicile contre la Fiorentina (0-2) et viennent de perdre au Camp Nou contre le Barça (3-1). En tout, cinq matchs sans la moindre victoire, et une onzième place au classement, à trois points seulement du premier non relégable. Voilà pourquoi la rencontre de cet après-midi, face au Chievo, est aussi importante. Il n’y a désormais plus de temps à perdre. La saison dernière, déjà, Milan avait connu un début de saison calamiteux, mais avait été tenu en vie par les buts d’El Shaarawy. Or, cette saison, personne ne semble en mesure de tirer les Milanais vers le haut. Peut-être Kaká ?

Le Brésilien a désormais mis derrière lui cette blessure qui l’a tenu à l’infirmerie lors des dernières semaines, et retrouve petit à petit un vrai niveau. Contre la Lazio, il a inscrit un but magnifique, et contre le Barça, il a été le meilleur des siens, amenant notamment le but contre son camp de Piqué. Allegri compte sur lui cet après-midi, et devrait l’aligner juste derrière Matri dans un 4-4-1-1 sans Balotelli, puisque l’attaquant de la Nazionale est suspendu. Derrière, du classique : Muntari, De Jong, Montolivo et Poli avec, en défense, l’utilisation d’Emanuelson, qui vient jouer les latéraux de secours. Match décisif, enjeu décisif. Les tifosi milanais n’auraient certainement pas imaginé ça d’un banal Chievo-Milan à la 12e journée. Allegri, lui, s’en tient à la superstition : depuis qu’il est arrivé sur le banc du Milan AC, le Chievo est la seule équipe qu’il a battu six fois en six confrontations. Puisse cette statistique se poursuivre.

Eric Maggiori
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Perso, j'ai rien contre Allegri. Je trouve que son bilan est excellent à la tête de l'AC compte tenu de l'effectif qu'il a (eu).
L'erreur de Galliani a été de ne pas le remplacer bien avant: il était clair que le Milan allait commencer un nouveau cycle (Exit les Seedorf, Nesta, Pippo, Ambrosini, T.Silva, Zlatan et j'ai du en oublier), et il fallait pour celà repartir de zéro avec un nouveau manager et de nouveau joueur.
Après, avec l'effectif actuel, Milan ne peut clairement pas rivaliser (du moins sur le papier) avec la Juve, Napoli, ASRoma, Lazio et l'Inter.
il fait ce qu'il peut avec un effectif assez pauvre pour un club d'une telle dimension
maisouimaisnondabord Niveau : Loisir
Il faut laisser Barbara prendre les rênes du club. C'est une vraie Berlusconi et elle a les moyens de faire ce que son père a fait dans les années 80. C'est la seule a redonner du lustre à ce club.
Je suis pas du tout d'accord, Allegri est autant fautif que Galliani dans cette histoire !

C'est quad même lui qui fait venir Constant, qui demande la prolongation de Robinho puis surtout qui réclame Matri alors que le secteur offensif était déjà plutôt bien fourni (y a qu'à voir les lacunes défensives cette année) ! Ensuite, beaucoup d'erreurs tactiques (il a progressé depuis son arrivée mais bon...), son départ ferait pas de mal.

Puis concernant Galliani c'est pareil, sa gestion du club est trop "vieille", Barbara veut moderniser le club ( y'a qu'à voir le nouveau siège social bien plus moderne que celui Via Turati) la volonté de moderniser San Siro puis une politique misant sur la jeunesse et le marketing ! Sans argent, Galliani montre ses limites, il aura permis d'amener Milan au top mais maintenant ça semble être fini pour lui...
Match nul dans tous les sens du terme cette après midi, on sent l'équipe de brique et de brocs, sans fond de jeu, et des joueurs brouillons au possible ...
C'est la faute des deux : Allegri ne controle pas sa squad, Galliani et son budget hyper-limité fait de la m€rde ...
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