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La Decima joue avec les nerfs merengues

Des sifflets, des agacements, des excuses, des arbitres visés… Deux défaites auront suffi à rappeler à quel point tout va vite au Real Madrid. Avec une Decima toujours plus désirée et une Liga qui s’est éloignée, la nervosité est palpable dans les arcanes du Santiago Bernabéu. Un Bernabéu qui ne demande qu’à vibrer, sous peine de conspuer.

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31 matchs, c’est long. Deux matchs, beaucoup moins. Pourtant, en l’espace de 180 minutes, les hommes de Carlo Ancelotti ont réussi à bousculer les solides bases qu’ils s’étaient forgées. Entre l’aller au Camp Nou et le retour au Bernabéu, le Real Madrid était resté invaincu. Un bilan de patron qui l'avait vu troquer son statut de troisième pour celui de leader de Liga. En Coupe du Roi et en Ligue des champions, même topo : un accessit en finale de la Copa et un titre de seule équipe encore invaincue sur le Vieux Continent. La nébuleuse madrilène avait alors sorti un champ lexical dithyrambique. Un jeu alléchant, des buts en pagaille, une grosse solidité défensive, et les voilà sur le toit de l’Olympe. De ce piédestal, un Clásico et un bouillant déplacement au Sanchez-Pizjuán les en ont fait descendre illico. Pis, entre une presse girouette, un public exigeant et des joueurs vexés, le Madridismo a fait de ce quart de finale face à Dortmund une montagne. Aux joueurs de choisir s’ils préfèrent se farcir les Buttes-Chaumont ou le mont Everest.

Théorie du complot et manque de self-control

Premier facteur de ce retournement de situation, l’émotionnel. Une semaine durant, fort d’une invincibilité de quatre mois et d’un jeu plutôt chatoyant, la presse pro-madridista n’a cessé de rabâcher que le « Real Madrid est le favori de la Liga » , dixit la une de As du jeudi 20 mars. Avec un point d’avance sur l’Atlético et deux sur le Barça, le classement était certes favorable aux Merengues. Mais leur position loin d’être acquise. Dans le vestiaire, les voix ne fanfaronnaient pas. Carlo Ancelotti se la jouait prudent, les cadres méfiants. Tout le contraire du peuple du Bernabéu qui, tout en respectant son identité, se voyait déjà danser sur les Blaugrana. Trois penaltys, une expulsion, et un revers plus tard (3-4), les mouches avaient changé d’âne. La zone mixte du Santiago Bernabéu allait alors prendre tout son sens politique. À contre-courant de Carlo Ancelotti, les joueurs ont choisi des éléments de langage bien différents. Extraits : « Il faut avoir un arbitre à la hauteur du match. Il était pâle et nerveux (…). Des gens ne voulaient pas que l’on gagne et que le Barça soit hors-course en Liga. »

Cette théorie du complot imaginée par Cristiano Ronaldo et consorts a été reprise à foison par As et Marca. Le site internet et sa communication officieuse ont également emboité le pas. Le message adressé au public était clair : « Nous ne luttons pas à armes égales, nos joueurs n’y sont pour rien. » Dommage, car la réalité du terrain était ailleurs. Jamais, dans ce Clásico, le Real n’a su garder son self-control. Une fois le match terminé, même constat. La préparation du déplacement à Sanchez-Pizjuán n’a pas laissé de place au jeu. Pourtant, il y avait à redire entre la performance médiocre de l’assise madrilène et de ses ailiers. La défaite face au FC Séville (2-1) a fait changer le ton. Ainsi, Marcelo, capitaine d’un soir, a demandé « pardon au public » sitôt le coup de sifflet final. Les déclarations de ses coéquipiers iront dans le même sens. Dominateur dans le jeu, mais trop friable derrière, le Real a payé son manque de réalisme. Encore une fois, à en croire l’attitude d’agacement et agaçante de Cristiano, le Real perd ses nerfs. Et la tête.


Des sifflets et des excuses

La réception du Rayo Vallecano a remis le Real Madrid dans le droit chemin. Une manita, une démonstration de Bale et une cage inviolée ne suffiront pourtant pas à cacher le fait du match. Après une action jouée en solo, Cristiano Ronaldo est conspué par une partie du Santiago Bernabéu. L’incompréhension est grande. En conférence de presse, Carlo Ancelotti sort de ses gonds et avoue « ne pas comprendre les sifflets » . CR7 paie son excès d’individualité, mais surtout la schizophrénie du Madridismo qui, en l’espace de quatre jours, est passé du tout au tout. Dès le lendemain, branle-bas de combat dans cette nébuleuse. Marca dégaine un communiqué des Peñas en soutien à Ronaldo. Carlito admet, lui, que « les sifflets sont oubliés » . Au Real Madrid, l’art de se mettre le feu seul est un don. Un don qui a pour origine la Decima. Cette dixième C1, ardemment désirée, fait perdre les pédales au monde qui gravite autour du Bernabéu – en comparaison, la rivalité avec le Barça n’est que pipi de chat. À cet instant T de la saison, le bilan est pourtant bon. En course dans les trois compétitions, les Merengues peuvent encore tout gagner. Et tout perdre. Surtout leurs nerfs.

Par Robin Delorme, à Madrid
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