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La cure de jouvence des Colchoneros

Longtemps, Diego Simeone a construit son Atlético autour d’une colonne vertébrale de vieux briscards. Un modèle qui a semble-t-il fait son temps dans un Vicente-Calderón qui fait la part belle à la jeune garde des Colchoneros. Retour sur une mutation souhaitée de longue date, mais qui reste basée sur la fameuse philosophie du partido a partido.

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Au soir d’une victoire contre l’Espanyol Barcelone, les joueurs de l’Atlético de Madrid passent en zone mixte tels des ombres. Koke et Juanfran, tous deux envoyés au front face aux médias, ne s’attardent que peu sur ces trois nouveaux points. « Frangin, nous sommes avec toi » , répètent-ils aux micros de la télévision, puis de la radio, et enfin de la presse écrite. Quelques minutes plus tôt, sur le pré du Vicente-Calderón, Tiago, boss du milieu de terrain des Colchoneros, dit adieu à son tibia et à de nombreux mois de compétition. Son comparse et capitaine Gabi se retrouve alors orphelin. Suspendu pour le court déplacement au Nuevo Estadio de Vallecas, le capitaine madrilène ne pourra pas même encadrer la jeune garde du Cholo. Ainsi, Koke, Óliver Torres et Saul - qui cumulent 65 ans à eux trois, contre 66 pour leurs deux aînés - devraient être alignés d’emblée pour ce qui serait une petite révolution pour l’Atlético de Diego. Longtemps dépendant de sa veille garde, l’entraîneur rojiblanco est passé depuis cet été à une nouvelle phase de son projet. Une phase qui fait la part belle à la jeunesse rayonnante du Vicente-Calderón.

Quand la banquette vaut mieux qu’un prêt


« Nous allons voir quelques jeunes qui n’ont pas eu la possibilité d’avoir de la continuité en championnat. Notre objectif pour le futur est de compter sur ces jeunes. Je suis conscient qu’ils sont le futur. Ils nous apportent de l’énergie, de la vivacité, de l’enthousiasme, de l’envie…  » Longtemps, cette affirmation de Diego Simeone, datée de mai 2012 avant une rencontre amicale en Amérique du Sud, est restée lettre morte aux yeux de l’aficion des bords du Manzanares. Avec une colonne vertébrale composée de vieux baroudeurs des prés et l’apport de quelques stars en pleine force de l’âge, son Atléti respirait l’expérience et la ruse. Autant de caractéristiques qui ont longtemps exclu les jeunes Canteranos du Cerro del Espino et autres paris sur l’avenir du onze du Cholo. Un constat qui, à la suite de sa prolongation XXL jusqu’en 2020 en mars dernier, n’est plus d’actualité. En quête d’un nouveau souffle pour son projet, l’Argentin décide de changer de stratégie et œuvre pour un rajeunissement de son effectif. Autrement dit, Miranda, Raúl García, Arda Turan et Mario Mandžukić quittent la capitale espagnole et laissent place à du sang neuf.


Les paris estivaux, et économiques, se prénomment alors Luciano Vietto, Yannick Ferreira et Matias Kranevitter - dont l’arrivée vient d’être effective par suite du Mondial des clubs perdu par son River Plate formateur. Tous âgés de 22 ans, ils coûtent la rondelette somme de 48 millions d’euros. En soi, une sacrée somme pour les finances dans le rouge de l’Atlético de Madrid. Comme le résume Diego Simeone, « nous disposons d’une nouvelle génération de jeunes joueurs qui sont de bonnes individualités et de belles caractéristiques, mais cela ne nous assure absolument rien » . Pour ce, il délègue à ses meilleurs relais le soin de les entourer. Tiago, Gabi, Godín, Juanfran et Torres forment ainsi la garde rapprochée du Cholo chargée de guider ces jeunes pousses. «  La meilleure croissance que peuvent avoir ces jeunes joueurs est d’être entouré de joueurs d’expérience, de qualité et de hiérarchie. En s’entraînant avec eux, ils apprennent bien plus qu’en jouant 30 matchs en prêt dans un autre club  » , prévient le gourou du Calderón. Un point de vue qui presse ainsi le jeune Lucas Hernandez à rester à quai malgré de nombreuses offres de prêt.

Un Koke retrouvé, un Griezmann en franchise-player


D’un prêt, Óliver Torres en revient, lui, tout juste. Parti un an à Porto pour s’aguerrir au haut niveau, la pépite de la Cantera des Rojiblancos est revenu du Portugal changée. « J’ai parlé avec Oliver cet été. Avec le départ d’Arda, je pense qu’il a toutes les conditions pour le remplacer » , mise Diego Simeone lors de la pré-saison. Un pari que la première partie de saison de l’Atlético confirme comme une réussite, à l’instar des rôles de plus en plus importants de Saul ou, à un degré moindre, du jeune Ghanéen Thomas, de retour d’une année à Almería.


Au coude à coude avec Barcelone et devant le Real Madrid en Liga, toujours en course en Copa del Rey, et qualifiés en tant que premiers de groupe pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, les Matelassiers s’appuient surtout sur un Koke enfin de retour à son meilleur niveau et un Antoine Griezmann qui s’affirme en franchise-player du Calderón. « Mais nous ne voulons pas perdre l’essence de l’équipe et ne pas oublier ce que je demande à chaque match. » En d’autres termes, malgré une cure de jouvence salvatrice, l’Atlético du Cholo reste fidèle à sa philosophie du partido a partido. Même en période de post-puberté.


Par Robin Delorme
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