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La croisade de San Lorenzo contre Carrefour

Les supporters de San Lorenzo se sont lancés dans une croisade pour récupérer le terrain sur lequel était installé leur stade jusqu’à la fin des années 70, où se trouve désormais… un supermarché Carrefour.

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Des dizaines de milliers de Corbeaux (los Cuervos, le surnom des supporters de San Lorenzo) ont envahi la mythique Place de Mai de Buenos Aires vendredi dernier dans un même élan et avec un objectif commun : reprendre place dans le quartier de Boedo qui les a vu dominer le football local à la fin des années 60-début des années 70 (quatre titres de champions entre 1968 et 1974), l’Epoque dorée du club. Car le Viejo Gasómetro n’est plus, il a cédé sa place depuis longtemps au Nuevo Gasómetro, situé dans la périphérie mal famée de Bajo Flores, entourée de bidonvilles.

« Terre sainte  »

En 1979, le maire de Buenos Aires, Osvaldo Cacciatore ordonne - sous l’impulsion de hauts responsables de la junte militaire - la saisie du terrain où se trouve le Gasómetro depuis 1916, sous prétexte d’ouvrir des rues de part et d’autres. Du côté de San Lorenzo, on prétend que cette opération aurait avant tout servi à disloquer l’association sportive, « considérée comme dangereuse par la dictature  » , qui cherche alors à tuer toute contestation dans l’oeuf. Le projet reste finalement noyé dans la paperasse et c’est la chaîne de supermarché Carrefour qui hérite du terrain dans les années 80, à l’issue d’une juteuse affaire financière pour la Junte. Après des années de silence, les supporters des Blaugrana commencent à s’agiter face à ce qu’il considère comme une injustice. Depuis 2007, ils militent en faveur de la « Loi de Restitution Historique » , qui vise à récupérer le terrain occupé par l’entreprise française dans le quartier de Boedo, en vue de la reconstruction du « nouveau ex- Gasómetro » sur ce qu’ils nomment leur « Terre sainte » .

Carrefour accusé de « complicité avec la dictature »

La semaine dernière, les hinchas de San Lorenzo ont frappé fort, convoquant des socios de toutes tendances sur la place forte du pays et obtenant une large diffusion de leur message dans les médias nationaux. Des dizaines de milliers de manifestants s’étaient déjà rendus devant l’ambassade de France il y a quelques semaines, pour que les autorités françaises mettent la pression sur le groupe de supermarché afin qu’il abandonne ce terrain au club. Certains supporters de San Lorenzo n’hésitent pas à accuser «  Carrefour (d’être) complice de la dictature militaire  » . Le stade aurait été cédé à la dictature «  au moyen d’extorsions et de menaces envers les dirigeants de l’institution, le Brigadier Cacciatore obligeant le club à céder sa propriété à bas prix  » , indique la lettre adressée à l’ambassadeur de France, Jean-Pierre Asvazadourian. La missive, écrite par la sous-commission des supporters de San Lorenzo (dépendante du comité de football du club) dénonce une magouille favorable à Carrefour.

Une magouille foncière orchestrée par la Junte

« Deux entreprises fantômes liées à la dictature achetèrent la propriété, puis celles-ci la vendirent à la firme Carrefour. Un mois après que San Lorenzo abandonna son siège, les ordonnances furent levées, escroquant honteusement notre club et permettant à Carrefour d’en bénéficier directement » , poursuit la lettre rédigée par les responsables de la sous-commission, qui précise « avoir invité l’entreprise INC S.A. (Carrefour) afin de lui proposer un projet ayant pour but de partager l’espace de l’avenue La Plata entre les intéressés. Jusqu’à présent, INC S.A. n’a donné aucune réponse à cette proposition » . Il n’empêche, les Cuervos -appuyés par Carlos Abdo, le président du club, et par l’ensemble de la communauté blaugrana-, n’ont pas encore poussé leur dernier cri et ils devraient encore se faire entendre ces prochains mois dans le centre de la capitale porteña, avec un seul but : récupérer la «  Terre Sainte  » du Viejo Gasómetro.


Images de la marche de la semaine dernière :

Vidéo

Manifestation de San Lorenzo sur la Place de Mai :
Vidéo


Par Florent Torchut, à Buenos Aires
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