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  1. // Euro 2012
  2. // Groupe C
  3. // Irlande/Croatie (1-3)

La Croatie douche l'Irlande

Sous une belle pluie anglaise et dans un stade largement acquis à la cause irlandaise, la Croatie n'a pas eu à forcer pour se défaire des coéquipiers de Robbie Keane (3-1). Modrić et ses potes peuvent en profiter, car ce qui suit sera une autre paire de manches.

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Irlande/Croatie : 1-3
Buts: St Ledger (19e) pour l'Irlande. Mandžukić (3e et 49e) et Jelavić (43e) pour la Croatie.

Ils sont là, en rang d'oignons, cloués sur le tarmac de l'aéroport de Poznan : trois fiers Airbus de la compagnie low-cost Ryanair. Le pied n'est même pas posé sur le sol polonais que le ton est donné. Les gars en vert, comme ils aiment à s'appeler, débarquent en masse. Leur but : gagner la bataille de la représentativité, filer les chocottes aux adversaires et donner un coup de pouce au Trap'. Le chemin menant au stade municipal de Poznan n'est qu'une file ininterrompue de bonshommes couleur gazon, de préférence munis d'une perruque orange et d'une cannette de lager. À pied, en taxi, en tramway, ils affluent en masse et ne semblent pas le moins du monde perturbés par cette saloperie de pluie. Des grosses gouttes semblant importées de la verte Erin, comme là pour permettre au kick'n'rush irlandais de donner sa pleine mesure.

Tout le monde est sous le charme, y compris le réalisateur du stade. Il passera sa première mi-temps à faire du gros plan sur une barely legal blonde, sourire colgate et trèfle à quatre feuilles dessiné sur les pommettes. Sauf qu'en foot comme ailleurs, cela ne suffit pas. Même face à une Croatie vieillissante, à la vitesse d’exécution encore loin de la 4G. L'entame catastrophe des coéquipiers de Robbie Keane formulait un beau présage de ce que seraient les 85 minutes suivantes. Une partie de Toro où les Irlandais ont globalement - hormis quelques sautes d'humeur et une fin de match à leur avantage - regardé le ballon tourner entre les pieds des six offensifs à damier. Face à l'Italie et l'Espagne, cependant, pas sûr que les gars de Slaven Bilić, dit l'homme au bonnet de collégien, s'en tirent à aussi bon compte.

Un sauveur de D2 anglaise

Une entame catastrophe donc. Troisième minute de jeu. Dans un brouhaha vert et blanc assez jouissif, Srna, décalé dans la surface irlandaise, centre. Contré, son ballon se dirige tout droit sur Mandžukić. Le joueur de Wolfsburg glisse, se relève à moitié et avec un genou par terre arrive, de la tête, à la mettre assez loin de Given pour qu'avec ses appuis en mousse sur cette pelouse détrempée, il ne la touche (0-1, 3e). Trois minutes et déjà le stade se tait. Les Irlandais ont l'air bien engoncés dans leur 4-4-2. Pourtant la Croatie n'en profite pas pour enfoncer le couteau. Duff montre le chemin (6e) et redonne confiance aux siens. On surprend même les Vert et Blanc à imiter le Barça avec une passe à dix dans sa surface et Given dans le rôle de Pinto (9e). Après quelques actions, c'est sur un classique du jeu anglo-saxon que le Kop irlandais se libère. Coup de pied arrêté côté gauche. Le centre est au second poteau. St Ledger passe devant Ćorluka et marque de près et de la tête, bien sûr (1-1, 19e). Sean St Ledger, un mec qui pige en défense centrale pour Leicester City, quand même. Un club de D2 anglaise, faut-il le préciser.

Puis plus grand-chose pendant un long moment. Beaucoup de passes mal ajustées, notamment dans la dernière intention. Même Modrić est pris en flagrant délit d'approximations. Les Croates ont beaucoup combiné sur le côté au début et, loin d'êtres cons, les Irlandais l'ont vite pigé. Ward et O'Shea cadenassent leur couloir, façon gros bras. D'où certains beaux duels sur le terrain. Malgré un net regain de forme des Croates, la mi-temps semble clairement s'acheminer vers le nul. C'est alors que Ward, latéral gauche irish, se tire une chevrotine dans le pied. Sur une frappe taupée de Modrić, le joueur des Wolves se cague dessus et veut dégager en urgence. Il dévisse et met Jelavić sur orbite. La grande tige d'Everton n'a plus qu'à mettre le piqué devant Given (1-2, 43e).

Le brassard irlandais veut fuguer

Retour des citrons, le stade a eu quinze minutes pour encaisser le coup de massue et se dire que, sur le tableau d'affichage, il n'y a qu'un petit but d'écart, finalement. Le stade donne de la voix. Et là, rebelote. Encore au bout de trois minutes. Encore une fois, ça part d'un centre. Côté gauche, cette fois, sur une belle patte gauche de Perišić. Encore une fois, ça finit sur une tête. Encore une fois, celle de Mandžukić. Sauf que, sur ce coup-ci, le Croate le fait bien exprès. Pas loin du point de pénalty, il décroise sa tête au second poteau. Direction le petit filet. Given ne peut rien (1-3, 49e), sauf à passer pour un con en l'aidant à entrer dans le but. Le ballon tape en fait le poteau, puis son crâne et enfin les filets. On appelle ça un coup à trois bandes. Sauf que, contrairement à la première, l'Irlande ne marquera pas directement après. Elle subira même jusqu'à la 75e.

Moment choisi par les Croates pour commencer à tergiverser et laisser les centres irlandais affluer de part et d'autre, de gauche et de droite, sur la cage de Pletikosa. Sans succès, comme sur les deux têtes dangereuses, mais bien trop tardives, d'Andrews (80e et 90e+1). Finalement, le seul moment un peu attrayant de ce second acte sera l'apparition de ce streaker croate, venu jusqu'au banc des siens pour embrasser un Bilić pas mécontent. Une triste soirée pour le peuple irlandais, à l'image du chef de tribu Robbie Keane. Remplacé à la 75e, le capitaine vert a passé son match à remettre son brassard fluo, visiblement disposé à se faire la malle. Si possible en première classe sur Ryanair. Vu ce qui arrive - Espagne et Italie - c'est malheureusement ainsi que l'histoire risque de se terminer.

Par Maxime Marchon, à Poznan
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