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La Crisis, spécialité merengue

Comme après chaque défaite, le Real Madrid est entré en crise. Une expression familière pour tout bon supporter madridista nourri abondamment par la presse locale. Montés en épingle, les événements sportifs et festifs de ces derniers jours cachent pourtant le vrai mic-mac actuel de la Maison Blanche.

Plus que des soirées matinales, un échange Erasmus permet également de découvrir une multitude d'us et coutumes locales. L'Espagne, destination privilégiée des jeunes étudiants français, regorge de traditions pittoresques et/ou ancestrales. À Madrid, entre la Puerta del Sol, le parc du Retiro, les bars à tapas de la Latina et les clubs hérités de la movida madrileña de Malasaña, les kiosques et leur presse ont une place de choix. Marca et As, quotidiens pro-madridistas, font également partie du folklore locale. Leurs Unes, souvent tapageuses, font la pluie et le beau temps autour du Real Madrid. Depuis la claque reçue au Vicente-Calderón, un refrain bien connu chatouille les yeux des habitants de la capitale : la Maison Blanche est en crise. Cette tradition locale se répète au minimum une fois par an, si ce n'est plus, et n'étonne plus grand monde. Ce mercredi, Carlo Ancelotti et son désaccord avec sa direction trustent la première page. « C'est une habitude ici, glisse Marco, kiosquier du centre-ville. Sans "crisis" au Real, je ne vendrais plus grand-chose. » Bienvenue dans un monde de spectacle régi par la victoire.

Buyo : « Si le joueur est de Getafe, le journaliste va boire un coup avec »


Fête toujours, l'anniversaire de Cristiano Ronaldo s'est trouvé au cœur de nombreux débats. Tous plus stériles les uns que les autres, ils ont monté en épingle un événement lambda, celui d'un tout frais trentenaire. Pourtant le timing passe mal : la fiesta a lieu quelques heures après la déculottée humiliante reçue face au voisin de l'Atlético. « La fête de Cristiano Ronaldo, c'est un faux débat, s'insurge Paco Buyo, ancien portier de la Casa Blanca. Déjà, rien n'aurait dû se retrouver sur la place publique. Ce n'était pas un gala, c'était une soirée privée. Si un joueur de Getafe avait organisé une telle soirée, les journalistes seraient allés boire un coup avec. » Justement, le Geta n'est pas le Real. Et après une série noire de zéro succès en six confrontations face aux Colchoneros, la domination locale du mastodonte blanc est remise en jeu. Éliminé de la Coupe du Roi dont il est le tenant du titre, il a vu son avance en Liga fondre. Une situation qui déplaît fort aux puissances médiatiques qui alimentent cette spirale négative. Par ricochet, les supporters mécontents entourent le centre d'entraînement de Valdebebas. L'engrenage est enclenché.

En prenant un tantinet de recul, cette presse devrait pourtant constater la vérité des chiffres : le Real est le meilleur leader et la meilleure attaque des cinq grands championnats européens. Certes, « Ancelotti aurait sûrement dû mettre en place plus de rotations » évalue un Paco Buyo qui poursuit : « Mais ceci n'est pas une crise. C'est juste un coup de moins bien, une baisse de forme, comme il en arrive à chaque saison. C'est juste un moment passager qui va vite s'estomper. » Actuellement, le scepticisme est pourtant de la partie. Avec une infirmerie qui affiche complet – Modrić, James, Ramos, Pepe et désormais Coentrão –, les rotations attendront. Habitués aux rumeurs sans fondement de la presse catalane, l'effectif et le staff technique madrilènes sont irrités par les piques quotidiennes de sa nébuleuse. « La presse aime ce genre de moments. Entre les programmes télés, les journaux, les émissions de radio, il faut remplir les vides. Pour en avoir connu, les vraies crises sont plus profondes » , relance Paco Buyo, pourtant consultant d'un talk-show au niveau intellectuel affligeant. Surtout, ces commentateurs suivent le sens du président...

La vraie crise, le projet du Bernabéu


Car de crise, il y en a bien depuis mardi soir et un communiqué tardif : « Le Real Madrid travaille avec la mairie et la région de Madrid pour corriger les aspects nécessaires et permettre le projet de réforme » . Le projet en question, c'est celui de la rénovation du Santiago-Bernabéu. Par une décision du tribunal supérieur de justice de la capitale, l'agrandissement du stade est au point mort. La faute à l'association « Ecologistas en Accion » qui, dès l'annonce de ces travaux, avait déposé un recours. Pour ces écologistes, « il ne s'agit pas d'une décision contre l'activité sportive du Real Madrid, mais contre les affaires immobilières, étrangères au sport, que développe le club et qui ne bénéficient en rien à la ville et à ses habitants » . Mis à part quelques manchettes sur les Unes, la nouvelle n'a que peu de résonance. Pourtant, c'est une gifle pour Florentino Pérez qui prévoyait d'investir 400 millions d'euros pour faire du Bernabéu « le meilleur stade du monde » . La crise est avant tout ici.


Par Robin Delorme, à Madrid
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