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La crème de Bailey

Depuis le début de saison, la Bundesliga vibre au rythme des Caraïbes. Le Bayer Leverkusen affronte Schalke 04 dimanche à 15h30 avec en ses rangs un petit phénomène, Leon Bailey. C'est l'histoire d'un gamin au parcours accidenté qui, avant de venir casser des reins en Bundesliga, a pas mal bourlingué et pas toujours dans les pays les plus sexy du monde. Un parcours aussi chaloupé que ses dribbles.

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Durant son enfance à Cassava Piece, l'un des quartiers les plus dangereux de Kingston, il apprend à jouer au foot dans la rue avant d'intégrer la Phoenix Academy, créée par celui qui deviendra aussi son père adoptif, Craig Butler. À l'âge de quatorze ans, le petit Leon quitte sa Jamaïque natale avec une anecdote qui deviendra légende : on raconte qu'à l'âge de douze ans, il aurait mené au titre les U13, les U15 et les U17 de l'académie, terminant même meilleur buteur des deux premières catégories.

En 2011, Bailey s'envole donc vers le Vieux Continent avec son père et son frère adoptifs. Son père, Craig, est aussi l'agent des deux garçons qu'il veut voir grimper jusqu'au sommet du Mont Football. Personnage controversé pour ses différends répétés avec la Fédération jamaïcaine de football, il a même été suspendu de toute activité liée au football de 2007 à 2013.

Inter-rail


C'est cette suspension qui pousse Butler père à emmener Leon et Kyle à la conquête de l'Europe. Après un passage en Autriche et des volées de tests aux Pays-Bas, Craig et ses gamins rejoignent la Belgique et débarquent à Genk, club reconnu autant pour sa formation que pour son flair en matière de recrutement. Kevin De Bruyne, Thibaut Courtois, Kalidou Koulibaly, Sergej Milinković-Savić, Yannick Carrasco, Divock Origi, Christian Benteke, Timothy Castagne, la liste des joueurs formés ou passés par le club belge ces dernières années a de quoi faire tourner la tête. Très vite, Craig Butler disparaît. Seuls, mais logés et scolarisés par le club, les deux adolescents font leurs gammes en attendant le retour de leur père, qui réapparaît quatre mois plus tard, prétendant avoir été kidnappé et laissé pour mort dans le désert mexicain. Rien que ça.

En quatre mois, les Limbourgeois ont largement le temps de tomber sous le charme du petit Bailey, mais les exigences de son père adoptif empêchent toute sorte de deal de prendre forme. Ce ne sera que partie remise. Après deux ans partagés entre un retour au pays et un passage en Slovaquie, Bailey signe à Genk trois jours après ses dix-huit ans, le 12 août 2015. À partir de là, sa carrière faite de virages improbables accélère à une vitesse fulgurante. Il lui faut neuf jours pour faire ses débuts en Jupiler Pro League et trois mois pour y inscrire son premier but. À la fin de la saison 2015-2016, il est élu meilleur jeune joueur du championnat de Belgique. La saison suivante, il est nommé dans l'équipe type de la phase de poules de la Ligue Europa et signe au Bayer Leverkusen en janvier 2017 contre vingt millions d'euros.


Après six mois d'adaptation, celui qu'on surnomme Chippy à cause de sa ressemblance avec le héros d'Alvin et les Chipmunks explose enfin au yeux du monde et fait danser les défenseurs de Bundesliga au son du ragga dancehall qu'il affectionne tant. En février 2018, il est l'ailier le plus efficace d'Allemagne avec neuf buts et six assists. Rocket

Citoyen du monde


Plus carriériste que patriote, hormis une sélection chez les moins de vingt ans, Bailey n'a encore jamais porté le maillot des Reggae Boyz. La version officielle de cette virginité internationale semble sortir d'un communiqué de presse plus que de la bouche d'un adolescent : « La Jamaïque est un pays merveilleux où c'est tous les jours l'été et où les gens sont heureux, mais je ne m'intéresse qu'à mon club pour le moment. »

Officieusement, c'est encore l'ombre de Craig Butler qui plane au-dessus du petit Leon. En conflit depuis une décennie avec la JFF (Jamaica Football Federation), le père adoptif/agent refuserait toute convocation en équipe nationale pour son poulain. En échange de son fiston, il exigerait la sélection de son autre fils, Kyle Butler, aujourd'hui joueur du FC Saint Andrews à Malte, un caprice auquel la Fédération ne serait pas prête à se soumettre. En octobre 2017, Craig Butler jouait même la carte du chantage au micro de Star Sports : « Roy Simpson (sélectionneur de la Jamaïque, ndlr) n'a pas l'air de vouloir que Kyle ou moi-même ne soyons impliqués dans le programme national. Je dois, une fois encore, examiner toutes les options. Nous verrons si la JFF a le courage et la volonté d'accueillir le futur du football ou bien si nous allons encore devoir envisager une autre équipe nationale. »


« Encore » , car le clan Butler/Bailey n'en est pas à son coup d'essai. En 2016, Chippy avait à plusieurs reprises fait connaître son envie d'acquérir la nationalité belge afin de se rendre éligible pour les Diables rouges. Une éventualité qui avait été balayée d'un revers de la main par le sélectionneur belge de l'époque, Marc Wilmots : « Pour moi, ce garçon n'a absolument rien à voir avec la Belgique. Ce n'est pas parce que tu habites ici depuis quelques années et que tu as un passeport belge, que tu peux prétendre à une place au sein du noyau national. Là, moi je dis : "Désolé, pas tant que je serai sélectionneur !" »

Golden Boy


Depuis, la notoriété grandissante du garçon et son parcours international vierge attirent les regards. Si, après deux ans en Allemagne, il n'entre pas encore dans les critères pour prétendre à une naturalisation, il aurait deux grand-parents anglais, ce qui pourrait lui ouvrir rapidement les portes des Three Lions de Gareth Southgate où il retrouverait son pote anglo-jamaïcain, Raheem Sterling.

En attendant, le nouveau joueur frisson de la Buli est déjà sujet aux ragots sur le marché des transferts. Arsenal, jamais très loin quand un joueur de moins de 21 ans fait crier la foule, serait déjà sur la balle, mais Chelsea, qui prépare l'après-Eden Hazard, reste à l'affût. Leverkusen a déjà fait savoir que Chippy ne quitterait pas Die Werkself pour moins de cent millions d'euros. Pourcentage du paternel inclus.



Par Noé Boever
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