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La cravate de Valdano

Ça y est. Valdano a officiellement pris la porte. Le Mou a réussi son coup et encore une fois le Real de Perez est pris dans des querelles d'organigramme. Au final, le gagnant est toujours le même : José Mourinho.

« Il y a avait deux personnes de profil technique, ce qui a empêché une véritable harmonie. Tout le monde a pu s'en rendre compte. Le départ de Valdano est très douloureux pour moi mais nécessaire d'un point de vue de fonctionnement sportif » . Perez aurait presque la larme à l'œil mercredi soir vers 21h30 dans la salle de presse du Bernabeu. Le président merengue se sépare de son « Premier Ministre » en lisant un communiqué rédigé par son conseil d'administration mais qui pourrait très bien être du Mourinho : « la figure importante de Mourinho, le meilleur entraineur du monde, nécessite plus d'autonomie dans la gestion sportive, un peu à la manière de ce qui se passe dans le football anglais » . Mourinho obtient enfin ce qu'il veut : la tête de Valdano et les pleins-pouvoirs sportifs et institutionnels. Non seulement il est autonome sur le plan sportif, mais en outre ce sera désormais lui «  le seul porte-parole sportif » du club. L'ORTF façon Special One.

10 minutes plus tard c'est Valdano qui entre en scène, chemise ouverte, mine grave et rides creusées : «  je n'ai jamais voulu convertir le Real Madrid en un champ de bataille. J'ai toujours été Directeur Général avant d'être Jorge Valdano » . A part jardinier et ouvreur, Valdano a occupé tous les poste au Real : joueur (de 84 à 87), entraineur (de 94 à 96), directeur sportif (2000 à 2004), directeur général (2009 à 2011) mais aussi porte-parole ou assesseur du président. Mercredi soir, Valdano quitte Madrid pour la cinquième fois de sa vie et pardonne déjà l'aventure portugaise à l'amour de sa vie, le Real : «  je ne sais pas quelles sont les intentions de Mourinho. Ce que je sais en revanche ce sont les efforts que j'ai fait pour tenter de réduire le bruit autour du club. Je pars avec ce sentiment. Je crois avoir respecté le club jusqu'aux dernières conséquences » . Valdano c'est l'essence du Real Madrid, et Mourinho ? L'allumette.

Le grand incendie

Dès sa présentation officielle le 1er juin 2010, l'histoire était écrite. Les premiers mots de Valdano seront d'excuse à l'égard du Special One. «  A quelques occasions, lors de mon étape comme éditorialiste, j'ai parlé de José de manière agressive. Mais ma responsabilité est maintenant de rechercher ce qu'il y a de mieux pour le club et aujourd'hui ce qu'il y a mieux c'est sans aucun doute José Mourinho » assénait-il alors. Mourinho, lui, n'avait dit qu'une chose: « je suis José Mourinho et je ne changerai pas » . Un an plus tard Perez n'a pas eu le choix. Sa danseuse lui a exigé qu'on lui retire des pattes l'ancienne étoile merengue. A coup de déclarations fracassantes et de conférences de presse incendiaires, le Mou est arrivé à ses fins. La star au Real c'est lui et personne d'autre.

Mais « à l'intérieur de Mourinho, il y a Florentino Perez » déclare Cruyff début mai. Celui qui permet les écarts de langages, les polémiques et les affrontements, c'est le boss. Et le boss au Real Madrid est un habitué des révolutions d'organigramme. Son premier coup de génie/folie date du 23 juin 2003. Le Real vient de gagner sa vingt neuvième Liga. Perez annonce qu'il ne rénovera pas le contrat de Vicente del Bosque : «  il est trop traditionnel. Nous recherchons quelque chose (sic) de plus moderne. (...) Ce n'est pas l'entraineur idéal pour le futur du Real Madrid » . L'année suivante c'est Valdano qui s'éloigne. En 9 années de présidence Perez, le Real a connu quatre directeurs sportifs différents (Valdano, Butragueño, Sacchi, Floro) et huit entraineurs (Del Bosque, Queiroz, Camacho, Garcia Remon, Luxemburgo, Lopez Caro, Pellegrini, Mourinho). C'était donc ça le projet Perez ?

Le silence de l'agneau


Pendant ce temps, le héros merengue est enfermé et ne s'est plus adressé à la presse depuis la demi-finale de Champions. Le Mou n'aime pas les intermédiaires. Forcément, les journalistes c'est embêtant surtout quand ils posent des questions. Pour s'adresser à son peuple, le Caudillo madridiste poste désormais directement des vidéos sur le site officiel du club. Face caméra, jambes écartées et menton relevé, il entame ses meilleurs refrains : «  parler de fair-play, de respect pour l'adversaire et de carton rouge contre le racisme ne doivent pas être que des mots. J'espère que la saison prochaine nous pourrons récupérer ces principes fondamentaux pour notre sport » . Mourinho ne commentera pas la révolution de palais qu'il a lui-même fomentée depuis janvier dernier, ni l'arrivée prochaine de Zidane à côté de lui dans le car et sur les bancs de touche. Seule compte la victoire. Avec ou sans cravate.

Thibaud Leplat, à Madrid

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