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La courbe portugaise

Gagner par deux buts d’écart, ce n’était pas arrivé au Portugal depuis bien longtemps. Preuve que les Lusitaniens ont progressé en quelques années. Une évolution qu’ils doivent en partie à Fernando Santos.

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Trois ans. Cela faisait pratiquement trois ans que le Portugal n’avait pas gagné par plus d’un but d’écart en compétition officielle. L’affaire est désormais résolue avec cette qualification par deux buts à rien contre le pays de Galles. Pour se souvenir d’une victoire aussi « tranquille » , il faut remonter à 2013. Au 15 octobre, plus précisément, lors de la dernière journée des éliminatoires du Mondial 2014. Ce jour-là, les Lusitaniens l’emportent 3-0 face au Luxembourg grâce à des buts de Nani (déjà), Hélder Postiga et Silvestre Varela. Une autre époque, vu les derniers joueurs cités. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts de Vasco da Gama et de Vila Formosa. La Selecção a chuté, a changé et s’est reconstruite pour arriver au stade où elle en est, c’est-à-dire en finale du championnat d’Europe.

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Malgré cette victoire luxembourgeoise, le Portugal termine à l'époque deuxième derrière la Russie, mais a droit au barrage de Coupe du monde. Une fois la Suède écartée (deux succès 1-0 et 3-2), les hommes de Paulo Bento explosent au Brésil, en encaissant un sévère 4-0 par l’Allemagne et ne parvenant pas à dominer les États-Unis (2-2). Le 2-1 face au Ghana ne servira à rien. Le Portugal est éliminé sans gloire. Il est alors temps de repartir sur un projet stable et viable. Sauf que pendant près d'un an, les amicaux sans saveur s’enchaînent et rien ne se passe. Paulo Bento reste sur le banc… jusqu’au tout début des qualifications pour l’Euro et une défaite contre l’Albanie lors de la première journée. C’est là que le déclic intervient.


Le principal changement réside dans l’arrivée de Fernando Santos en remplacement de Bento. L’ancien coach de Porto, du Benfica et du Sporting est un homme discret, sobre mais plein d’ambitions. C’est décidé, son équipe sera à son image. Alors Santos travaille, réfléchit et construit. Résultat ? Son équipe ne connaîtra plus la défaite durant les éliminatoires. Mieux que ça : elle ne fait que gagner. Au diable les matchs amicaux qui ne servent qu’à tester et s’amuser. Santos est là pour obtenir des résultats quand la compétition le réclame. Ainsi, le Portugal remporte ses sept matchs de qualif'. Mais pas de n’importe quelle manière, non. Toujours de la même façon : à l’arrachée, avec un but d’écart. Le Portugal termine donc sa phase de qualification en leader de poule, avec sept succès sur huit rencontres et une différence de buts de +6. Onze buts inscrits, cinq encaissés dans un groupe constitué de l’Albanie, du Danemark, de la Serbie et de l’Arménie… Pas folichon, hein ?

Pas besoin de gagner pour s'en sortir


Oui mais voilà, Santos s’en fout. Lui est invaincu en compétition avec sa team et compte bien le rester. Il a conditionné son Portugal non pas pour gagner des matchs, mais pour arriver à ses fins. Lors de l’Euro 2016, c’est exactement ce qui se passe. Il n’y a besoin que de trois nuls pour se qualifier en huitièmes ? Check. Au passage, merci Platini, qui souhaitait donner plus de poids aux petites nations, mais qui n’a finalement avantagé que les équipes qui ferment le jeu. Il faut empêcher la Croatie d’offrir du spectacle aux spectateurs ? Check. On endort son adversaire et on propose une petite sieste aux fans. Il faut faire résister à la Pologne, le temps qu’elle s’épuise ? Check. Ça passe aux tirs au but. Il faut laisser le statut de favori aux Gallois, histoire qu’ils flippent après 45 minutes ? Check. Aucune crainte sans le leader Pepe, Cristiano Ronaldo surgit quand il le faut. Finalement, le constat est simple : le Portugal se nourrit de la frustration adverse. Tout le monde trouve cette équipe nulle, et lorsque son concurrent se croit supérieur, elle lui plante son couteau en plein cœur. Quand bien même elle est moins forte, elle sait patienter. Des tripes et de la réussite pour tactique, c’est rare. C’est moche et parfois injuste, c’est vrai. Mais c’est comme ça que Santos a conçu sa bande. Et n’attendez pas d’elle qu’elle change.

Par Florian Cadu
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