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La Corse, Île de Beauté et terre de foot

Avec ses 320 000 habitants et ses trois clubs professionnels, dont deux évolueront en Ligue 1 cette année, la Corse est bel et bien de retour au premier plan du foot français. Quels sont les ingrédients de la vitalité du ballon rond sous pavillon maure ? Tentative d'explications d'un irrationnel succès du football au pays des sangliers.

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La Corse est une anomalie. Loin d'être provocateur, ce constat brut est, bien au contraire, un des plus beaux compliments qui puissent être. Car il faut entendre par là que l'Île de Beauté est une anomalie footballistique. Une bizarrerie qui ferait baver d'envie un bon nombre de régions dans l'Hexagone. Jugez plutôt : selon le dernier rapport de l'INSEE, la Corse compte un peu plus de 320 000 habitants, ce qui représente l'équivalent en matière de population d'une ville comme Nantes ou Nice. Pourtant, cette île ne compte pas moins de trois clubs professionnels de football avec le Sporting Club de Bastia et, fait quasi exceptionnel en France, l'Athletic Club et le Gazélec tous deux issus de la même ville d'Ajaccio. Si l'on ajoute à cela le CA Bastia qui évolue en National, les fans de logique ont de quoi se fracasser la tête contre les murs. Et cette année encore, comme lors de la saison 2012-2013 et 2013-2014, la Corse sera fièrement représentée dans l'élite du football français par deux clubs insulaires, le Sporting et le Gaz'. De quoi hanter les rêves et pourrir l'été ensoleillé de la plus célèbre moustache du foot hexagonal. Alors, à l'heure où les mots « Corse » et « football » résonnent à l'oreille des Français comme l'alarme incendie dans celles d'un étudiant en socio siestant en amphi après la pause déjeuner, il paraît opportun de donner un coup de projo à cette « anomalie positive » et de comprendre pourquoi, cette année, encore 1/10e des équipes de Ligue 1 seront sous pavillon maure.

L'histoire avec un grand H


Pour tenter d'expliquer l'irrationnel, nous avons fait appel à un « pinzutu » , ou pinsut en français (prononcer pine-soute), c'est-à-dire, pour les Corses, un Français venu du continent. Mais pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit de Frédéric Hantz, cet ancien coach du Sporting (2010-2014) toujours adulé à Bastia pour le travail effectué, l'amour et la dévotion dont il a fait preuve lors de son passage remarqué à Furiani. Pour lui, « l'explication est avant tout historique » et trouve son origine dans « l'invasion des troupes de Louis XV, en 1769, alors même qu'il y avait un accord avec la France pour protéger la Corse des Génois. Pour moi, tout part de là. » On pourrait penser qu'on est bien loin de notre sujet initial, mais en fait pas tant que ça. Car même si la réalité historique diffère sensiblement de ce que dit l'ancien coach bastiais (il précise lui-même ne pas être « historien, mais passionné de football » ), le royaume de Louis XV ayant au contraire tenté de protéger les possessions génoises en Corse, avant finalement de se faire céder l'île par les Italiens, sa conclusion est en revanche tout à fait crédible : « C'est une île de combat tout simplement, et ça, il ne faut jamais l'oublier. » Que ce soit contre les Italiens ou les Français, le peuple corse est historiquement un peuple en lutte. L'ex-entraîneur de Bastia va même plus loin : « Cette vitalité s'explique par ça, par ce que sont ces hommes et ces femmes ici en Corse. Elle commence à partir d'une invasion de la France qui n'a jamais été reconnue. Je pense que la Corse lutte symboliquement contre la France à travers le football. »


Bel et bien française aujourd'hui, l'Île de Beauté n'en reste pas moins une région, un pays à part. Avec sa culture, ses codes, son histoire, ses valeurs. Et ce sont justement ces valeurs, cette âme corse auxquelles Frédéric Hantz fait référence. « L'omu di tanti nemici un more mai » ( « L'homme chargé d'ennemis ne meurt jamais » ). Si ce proverbe corse ne s'applique pas en toutes circonstances et en tous lieux, il est en revanche taillé sur mesure pour le peuple de l'Île de Beauté. Il en est le reflet éclatant de son histoire. D'abord frappée du joug de la domination de la République de Gènes, puis conquise par le royaume de France, la Corse n'en a pour autant jamais perdu son identité ni sa soif de liberté. Quelque 250 années plus tard, c'est à travers le football que celle-ci tente d'exister, envers et contre tous. Selon l'ancien entraîneur du Sporting, « la Corse a du mal à exister d'un point de vue politique et économique et c'est donc à travers le football qu'elle parvient en partie à le faire aujourd'hui. Le foot est un vrai curseur de comparaison : quand un club corse est en première division, ça veut dire qu'il est avec Paris, Lyon, Marseille, etc. C'est pour ça qu'autant d'énergie est mis en œuvre pour le foot parce que c'est un véritable moteur pour l'île. Quand tu as Bastia et Ajaccio en Ligue 1, les gens se disent qu'ils sont à la hauteur de ce qui se fait ailleurs en France. »

La Corse te rend ce que tu lui donnes


C'est bien beau tout ça, mais faut-il rappeler qu'à l'inverse des années 70, lorsque la plupart des effectifs corses étaient quasi uniquement composés d'éléments du sérail, les clubs aujourd'hui comptent bien moins de joueurs locaux que par le passé ? Entraînant inexorablement un effritement de cette identité et de ce caractère propre aux Corses. Pour Hantz, pas besoin d'être né là-bas pour porter haut et fier les couleurs d'un club comme le Sporting : « Quand tu arrives là-bas, tu te prends l'histoire de l'île en pleine gueule. Quand tu vas jouer ou entraîner dans un club corse, tu sais que tu vas ailleurs que Toulouse, Bordeaux, Saint-Étienne ou n'importe quel club français. Je dis "français" volontairement, car on peut dire ce que l'on veut, la Corse, ce n'est pas la France et il faudrait que tout le monde l'admette. » Lors de son arrivée en Corse, Hantz a très vite compris qu'il mettait les pieds en terre sacrée : « Je ne viens pas entraîner un club de foot, je viens entraîner le Sporting » , avait-il ainsi déclaré. Le mariage était scellé. Et même si, pour ce Corse d'adoption, « il faut évidemment garder une ossature corse dans l'effectif, les joueurs qui viennent d'ailleurs savent exactement où ils mettent les pieds. Ils savent lire l'histoire du club et ils s'y inscrivent instantanément. Tu n'as pas besoin d'être corse pour arriver là-bas et t'adapter. Même si tu recrutes des Gaulois (sic !), ils vont s'y mettre de suite. » Un sentiment partagé par l'historien Didier Rey, maître de conférence à l'université de Corse et spécialiste du football local : « Ce qui est intéressant ici, c'est qu'on assiste à une affirmation identitaire ouverte. C'est-à-dire que peu importe le joueur qui porte le maillot à partir du moment où il donne tout pour le club et qu'il s'identifie à ses valeurs... »

Système D, amateurisme et carte postale


Pour Patrick Secchi, le journaliste de Corse-Matin, les arguments sont plus factuels et contemporains. Selon ce reporter basé à Ajaccio, trois mots résument les clubs de football professionnels sur l'Île de Beauté : « La débrouille, l'entraide et l'implication. » « Au Gazélec aujourd'hui, il n'y a presque que des bénévoles et ça reste fondamentalement un club amateur dans la gestion. Il y a des exemples frappants : c'est le directeur sportif qui a installé la pelouse avec des bénévoles pas plus tard qu'il y a deux semaines ! Ça traduit un état d'esprit. Il y a un côté famille où tout le monde est soudé, où on essaye de faire plus que ce qui est possible. C'est cet état d'esprit que les clubs essayent d'inculquer tout de suite aux joueurs. De toute façon, quand ils débarquent à Ajaccio et voient les infrastructures du club, ils comprennent vite ! » Signer en Corse n'est pas un geste anodin. On vient ici pour se frotter à de nouvelles expériences, chercher une aventure comme on n'en a jamais connue ailleurs. « Le moteur de tout ça, c'est l'envie de découvrir quelque chose de vraiment différent, confirme Fred Hantz, de mettre du piment dans sa vie et dans son métier. » En venant évoluer ici, les joueurs sont donc mentalement prêt à affronter ce flot d'émotion pure.

Au point de se sentir investi d'une mission auprès du peuple corse ? « Complètement, nous répond du tac au tac Patrick Secchi, notamment parce qu'il y a une très grande proximité avec les supporters. Ajaccio et Bastia sont finalement assez petites, et il n'y a pas de barrière entre les deux mondes. Les gens peuvent directement venir discuter avec les joueurs et ceux-ci se sentent très vite investis d'une mission ou, du moins, ils se sentent très concernés. » Pour Didier Rey, les clubs aussi ont retrouvé ces dernières années un rôle de catalyseur identitaire puissant : « Les transformations de la société corse se sont vraiment accélérées avec une impression de perte totale de repères, le creusement des inégalités (la Corse est la première ou la deuxième région de France en terme de pauvreté de la population), l'appauvrissement, la spéculation et le sentiment de dépossession foncière. Ces problématiques nouvelles ont permis aux clubs de se voir investis d'un pouvoir identitaire très fort. Et ça, les entraîneurs successifs, que ce soit Hantz ou Printant à Bastia l'ont très bien compris et très bien utilisé vis-à-vis de leurs joueurs. »


On parle de valeurs, de fierté, de don de soi, mais on ne va pas non plus se la raconter. Parapher un contrat avec un club corse, c'est aussi l'assurance d'une vie ensoleillée, le tout dans un cadre paradisiaque de carte postale (encore que la fureur immobilière a quelque peu ravagé le charme naturel de la côte corse). Sur ce point, Frédéric Hantz se marre et acquiesce : « La première chose que je faisais quand on était en contact avec un joueur, c'était de lui montrer le terrain d'entraînement qui est juste à côté de la plage ! C'est sûr que le cadre de vie est un élément important à mettre au profit des clubs corses. Mais cela ne fait pas tout. Je pense qu'à challenge et salaire égal, Mika (Landreau, ndlr) comme Jérôme (Rothen, ndlr) par exemple n'auraient probablement pas signé à Valenciennes. Sans manquer de respect à Valenciennes bien sûr ! »

Le vilain petit insulaire ?


Le dernier point important qui pourrait permettre d'expliquer la puissance du foot à la tête de maure, c'est encore et toujours ce sentiment du « seuls contre tous » . Que ce soit à travers les médias ou les instances du foot, le foot corse a mauvaise publicité et il le fait savoir. Tantôt exagéré, tantôt parfaitement fondé, ce sentiment d'inégalité impacte forcément les mentalités des joueurs. « C'est effectivement une réalité, confirme Hantz dans un premier temps, même s'il y a en Corse une certaine forme de paranoïa, il faut dire le mot. Mais, dans un sens, cette paranoïa a maintes fois été confirmée dans les faits. L'exemple de Thiriez le prouve. J'en parle d'autant plus facilement que j'ai aussi vécu ces préjugés en allant en Corse quand j'entraînais d'autres équipes. Les médias nationaux font clairement de la désinformation et ne prennent pas la mesure de toutes les problématiques qui touchent le pays. »

Le constat est partagé par l'historien Didier Rey, quoique plus nuancé dans ses propos : « Oui, la victimisation à des bases réelles. Jusqu'à la fin des années 80, il y a effectivement des mesures clairement discriminantes (dans l'ancien règlement du foot amateur par exemple, seule la Corse ne pouvait pas avoir plus d'un club en CFA. Ça a duré jusqu'en 93 et la réforme du CFA !). Aujourd'hui, c'est un peu différent, même si les attitudes insultantes ou du moins très maladroites de Frédéric Thiriez n'arrangent pas les choses. Après, il faut être clair : aujourd'hui, les clubs insulaires se servent aussi de ça pour cacher leur déficience ou leurs erreurs. » À ce sujet, l'enseignant-chercheur tient également à modérer l'hypothétique hype du foot corse. « Je ne parlerais pas de vitalité, car si l'on excepte le parcours du Gazélec la saison dernière, pour le reste, c'est très médiocre (à des degrés différents, le SCB et l'ACA se sont maintenus dans la douleur, et le CA Bastia a été repêché de justesse en National, ndlr). Qu'est-ce qu'il ressort de tout ça au final ? La capacité sur le terrain à accéder au plus haut échelon, et après ? Après, il y a toujours l'éternel problème des infrastructures, des finances et de la pérennité dans l'élite. Donc oui, c'est bien, mais en même temps, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt... » Force ou faiblesse, à chacun maintenant de se faire sa propre idée. En attendant, ce sont bien deux clubs made in Corsica qui tenteront la saison prochaine de représenter leur île en Ligain. L'anomalie leur va si bien.

Par Aymeric Le Gall
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Super article et chapeau au miracle perpetuel corse.
Les equipes corses ont toujours eu ma sympathie.
spiritu corsu Niveau : Loisir
Article sympa.

Après ce qu'il faut savoir, au-delà de l'identité insulaire, c'est que cette région vit quasiment uniquement pour le foot. Tout le monde s'y intéresse et le pratique, c'est de très loin l'intérêt principal de TOUS les Corses.

Il suffit de se balader sur toutes les plages de Corse pour voir les terrains de volley accaparés par des jeunes de 10-11 ans qui jouent au "footy" (foot-volley) avec une technique assez hallucinante pour leur âge.

Pareil dans tous les villages, il est quasiment inconcevable qu'un jeune n'ait jamais joué à un moment ou un autre en club (tous les autres sports sont ultra-minoritaires en terme d'adhérents), il y a même énormément de filles qui jouent avec les garçons dans des divisions pas dégueu du tout.

C'est d'ailleurs le dernier moteur pour moi : même les filles s'intéressent au foot, y jouent petites, emmènent plus tard les gosses au stade, même sans le père, portent le maillot du club etc. C'est assez impressionnant le nombre d'adolescentes de 14-15 ans qui montent au stade se taper des matchs de L2/National/CFA alors que toutes les jeunes continentales de leur âge seraient plutôt au café ou chez des amies dans la même situation,

Le seul handicap du football corse est l'absence d'infrastructures et d'un/plusieurs gros centres de formation qui permettraient de convertir tous les talents qu'on aperçoit en vrais footballeurs pros parce qu'il est difficile de former des bataillons entiers de jeunes avec très peu de moyens, et les 3/4 des jeunes, sous la pression des parents, rechignent à quitter l'île pour aller en centre sur le continent. Beaucoup de jeunes prometteurs préfèrent rester en amateur plutôt que d'aller tenter leur chance sur le continent ou dans des clubs pros étrangers. Ils sont habitués à une vie tranquille, et certes agréable, ce qui les rend particulièrement casaniers, même à 16-17 ans.

Mais avec de vraies possibilités de formation sur place, la Corse pourrait devenir quasiment à elle seule une grande nation du foot. Suffit de voir déjà les joueurs de la Squadra Corsa et les résultats de cette équipe depuis une vingtaine d'années pour s'apercevoir qu'on a sorti de bons/très bons joueurs avec les moyens du bord et que ça pourrait être encore mieux.
lol peuple en lutte contre les français les italiens, tout le monde a l'air de trouver ça cool. Mais si on lutte en France contre un autre type d'invasion là c'est pas bien !! La Corse aux corses.. le tibet aux tibétains et la France ?
Tout le paradoxe tient en 2 phrases de Hantz (qui ne doit pas oublier qu'il reste un "gaulois").
"Je pense que la Corse lutte symboliquement contre la France à travers le football.
Quand tu as Bastia et Ajaccio en Ligue 1, les gens se disent qu'ils sont à la hauteur de ce qui se fait ailleurs en France"

Comment rester cohérent en "combattant" ceux dont tu cherches une reconnaissance ?
Cette situation schizophrénique vire inévitablement au grotesque, entre une victimisation souvent exagérée et la soif de reconnaissance d'une identité qui se veut différente. Surtout que les mentalités n'ont plus grand chose à voir avec la Corse des années 70/80 : consumérisme, individualisme, indifférence, racisme, la Corse est bel et bien devenue "gauloise" comme n'importe quelle autre région.

"Qu'est-ce qu'il ressort de tout ça au final ? La capacité sur le terrain à accéder au plus haut échelon, et après ?"
Quelle différence entre les clubs corses et beaucoup d'autres clubs de L1 qui ne prétendront jamais finir dans le top 5 non plus ?
En sport on vise le plus haut, après si tu plafonnes, et bien tu fais de ton mieux, ce n'est pas spécifique aux clubs corses.
Un bien joli article. Merci SoFoot.

Oui, le cas des infrastructures est un problème. Le temps de rattraper notre retard, les règles et les stades auront encore été modernisé. Surtout, tout traîne en longueur pour les travaux dès qu'il s'agit d'autre chose qu'agrandir la buvette ou poser 3 clous.

Le foot est LE sport ici. Même si on accomplit parfois de belles choses en Volley, Boxe anglaise...le foot reste au dessus et de loin le plus populaire.
Les équipes insulaires sont en quelque sorte nos "portes-paroles". Le fait de jouer Paris ou Marseille a une valeur très forte. Une soif de reconnaissance et de dire quelque part "oui on existe !". Et le Sporting est le club qui compte le plus de sympathisants (la victoire 4-2 contre Paris en Janvier dernier avec le missile de Palmieri est resté dans les mémoires et le restera pour longtemps !)

Après on peut pas être aimé de tout le monde, mais ceux qui cherche à nous comprendre sans forcément acquiescer nos dires et faits auront notre sympathie. On ne peut demander à un peuple de chérir celui qui vous a privé de votre liberté par la force et qui a commis nombre de méfaits depuis.
Amitiés.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
La vraie anomalie, c'est la présence de deux clubs pro à Ajaccio. En faisant un peu de foot-fiction, si le Gaz' se maintenait en L1 et que l'ACA montait en fin de saison (la combinaison des deux semble très improbable mais bon), on pourrait avoir en théorie un vrai derby en L1, ce qui n'est plus arrivé, je pense, depuis l'époque du Matra Racing...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Après, sur tous ces clubs corses, j'ai plus de sympathie pour le Sporting qui me semble être le seul à même de représenter toute la Corse.
Quand tu vois qu'il y a quasiment autant de club corses pro que de clubs franciliens, tu te rends compte du gachis du football en IDF entre projets boiteux (Matra, St Denis St Leu), escroquerie notoire (Bras au Red Star), strategie fluctuante (Creteil Lusitanos qui n'est plus Lusitanos).
Avoir des vrais gens de foot, competents, devoues, cela reste la meilleure recette de succes.
J_Vous_Lavezzi Niveau : Ligue 1
Bon article qui me permet d'avoir une autre vu de l'intérêt des corses pour le foot, et pour faire partie du paysage au coté des Paris, Lyon et cie...

Je reste par contre dubitatif sur le nombre de club pro, même si l'on perçoit les moyens très limités, et le quasi amateurisme (sans être péjoratif) de certains cotés des clubs.

Lorsque qu'on voit comment il est compliqué de trouver des financeurs ou repreneur dans le foot, (Sketch des reprises du Havre, Lens...)que les clubs qui vivotent sont adossé à des grand groupes solides Losc, Bordeaux, Montpellier, OL, TFC, ou de fortunes personnelles OM, PSG, SRFC, ASM je ne m'explique pas comment un tel gisement est possible sur ce petit territoire. Même le modèle de Guingamp réuni un actionnariat large des industriels locaux, mais ça impose d'être seul sur le territoire.

Un avis éclairé pour m'expliquer, avant que je songe à ce que ça soit lié à des méthodes borderline ?
j'y suis giresse Niveau : Ligue 1
"Je pense qu'à challenge et salaire égal, Mika (Landreau, ndlr) comme Jérôme (Rothen, ndlr) par exemple n'auraient probablement pas signé à Valenciennes. Sans manquer de respect à Valenciennes bien sûr ! "

Prendre des pincettes pour dire que la Corse, c'est plus joli que Valenciennes. Vive le politiquement correct. Autrement, très bon article et Hantz a un bon discours expliquant la ferveur corse mais aussi certaines dérives des clubs qui s'empressent de crier au racsime anti corse pour cacher leurs failles.

Bonne chance au Gaz et au Sporting, et félicitations pour avoir obtenu qu'il n'y ait pas de match le 5 mai (même si ça ne concerne que les samedis)
Funky_samurai Niveau : CFA2
Je m'attarde sur un truc pas forcement très important au final, mais souvent l'identitaire est synonyme de manque de connaissance.
Car déjà parler de "gaulois" pour parler des français... on voit le niveau. Les gaulois n'étant pas un peuple mais un nom donné par les romains à un grands nombres de peuples différents (en langue, croyance etc..) qui vivaient sur le territoire de la gaule.
Ensuite ces peuples ont certainement traversé sur des bateaux la mer pour aller en corse qui n'est pas si loin que ça, il n'y a pas une espèce humaine qui s'est développée toute seule en corse.
L'identité corse s'est justement se mélange franco-italien qui fait qu'ils ont un peu de culture des deux pour faire leur culture à eux. Rejeter la France c'est rejeter une partie d'eux.
Le problème avec le nationalisme (souvent proche du racisme) c'est qu'il est compliqué d'expliquer quelques chose.
Et sachez que même si la république à tout fait pour les supprimer, chaque région a son identité propre, la Bretagne, le sud ouest, le sud est etc... avec les langues régionales qui elles aussi ont été supprimer grâce à l'école qui a été un outil utilisé par la république pour instaurer le francilien comme langue nationale (sachant que la moitié sud du pays parlait occitan, différentes formes comme le provençal etc..).
Bref dire que la corse ce n'est pas la France, ce n'est rien connaitre de la république et de son histoire. Et c'est triste. Décidément le seul remède face à la bêtise s'est la culture plus que jamais.
Note : 2
Le coté Gaulois de Hantz populiste limite condescendant ( il y a pas plus c.. qu'un Français s'auto dénigrant ) voulant opposé le Corse , est d'une absurdité .
Les Corses , tout comme les Bretons , et Alsaciens , ont compris depuis tout temps que la France est un pays jacobin politiquement parlant via Paris , tu va las bas de manière respectueuse personne ne fera allusion au faite que tu viens du continent .

L'article a un coté sympa , mais incomplet , car comme beaucoup de monde je me pose la question du comment un si petit pays insulaire , avec ses problèmes a trouver un travail pour les autochtones qui est sans doute ancestral ?!?! >
Arrive a pouvoir financer plusieurs clubs professionnels L1-L2 , a semi professionnel jusqu'en National ?

Qui est ce qui investit dans ces clubs , avec quel moyen , quels sponsors ?? etc etc
Pourquoi le plus grand club de cet ile , Bastia , a mit autant de temps a avoir un semblant de stade digne , jamais terminer ?

Au lieu de vouloir alimenter les querelles de clochers a 2 sous ..
Message posté par Funky_samurai
Je m'attarde sur un truc pas forcement très important au final, mais souvent l'identitaire est synonyme de manque de connaissance.
Car déjà parler de "gaulois" pour parler des français... on voit le niveau. Les gaulois n'étant pas un peuple mais un nom donné par les romains à un grands nombres de peuples différents (en langue, croyance etc..) qui vivaient sur le territoire de la gaule.
Ensuite ces peuples ont certainement traversé sur des bateaux la mer pour aller en corse qui n'est pas si loin que ça, il n'y a pas une espèce humaine qui s'est développée toute seule en corse.
L'identité corse s'est justement se mélange franco-italien qui fait qu'ils ont un peu de culture des deux pour faire leur culture à eux. Rejeter la France c'est rejeter une partie d'eux.
Le problème avec le nationalisme (souvent proche du racisme) c'est qu'il est compliqué d'expliquer quelques chose.
Et sachez que même si la république à tout fait pour les supprimer, chaque région a son identité propre, la Bretagne, le sud ouest, le sud est etc... avec les langues régionales qui elles aussi ont été supprimer grâce à l'école qui a été un outil utilisé par la république pour instaurer le francilien comme langue nationale (sachant que la moitié sud du pays parlait occitan, différentes formes comme le provençal etc..).
Bref dire que la corse ce n'est pas la France, ce n'est rien connaitre de la république et de son histoire. Et c'est triste. Décidément le seul remède face à la bêtise s'est la culture plus que jamais.



Oui la Corse c'est la France, par les armes comme ce fut le cas (bien que de manière moins violente) en Algérie...expliquer à de jeunes algériens que leurs ancêtres sont Clovis et Louis XVI...
On ne connait peut-être rien de la république mais que connais-tu de la Corse alors ?
Mais ce n'est pas le sujet ici, alors documente toi !
Funky_samurai Niveau : CFA2
Message posté par yTear



Oui la Corse c'est la France, par les armes comme ce fut le cas (bien que de manière moins violente) en Algérie...expliquer à de jeunes algériens que leurs ancêtres sont Clovis et Louis XVI...
On ne connait peut-être rien de la république mais que connais-tu de la Corse alors ?
Mais ce n'est pas le sujet ici, alors documente toi !


Tu joue l'historien qui oublie une grande partie de l'historie de l'humanité. C'est très petit.
Quel territoire n'a pas été pris par les armes ? Le monde est comme il est car y a eu les armes et les guerres, conquêtes etc... crois tu que les gentils corse n'était qu'une seule peuplade unies par des liens sacrés qui ne se sont jamais foutu sur la gueule pour un terrain ?
Crois tu que la France a toujours été le territoire qu'elle est ? As tu déjà entendu parlé des bourguignons ? A pour toi ce ne sont peut être que les habitants de la bourgogne actuelle... c'est triste autant d'inculture. Et oser me demander de me cultiver....
Si tu étudiais un peu tu verrais aussi que oui les arabes sont les ancêtres de pas mal de monde en aquitaine, en Espagne et au Portugal. Même si ça fait des centaines d'années y en a eu un à un moment. Pareil pour les mongols qui sont venus à un moment.
"par les armes" j'ai jamais rien entendu d'aussi débile. C'est de l'histoire façon télé réalité que tu nous fais là.
Le monde n'a pas démarré après la seconde guerre mondiale.
Renseigne toi sur pourquoi tel ou tel ville se nomme ainsi, achète des livres ou utilise internet, mais arrête t'as débilité.
Moostik13002 Niveau : District
Très bon article !
On aussi parler du Bastia injouable a enorme caractère (années 80 je crois).
C'est très important pour la ligue 1 et la ligue 2 d'avoir des équipes corses, le peu de fois ou aucun des clubs insulaire n'était présent en ligue 1, il y avait quelque chose en moins.
L'ile de beaute. Le foot, l'apero les femmes et le lonzo.
Et l'esprit de clocher un peu...mais qu'importe si on est bien entoure.
Qu'est ce que je hais le côté indépendantiste des Corses ...
A mépriser les français dès qu'ils peuvent, sucer les italiens à la moindre occasion, et penser que tout le monde est contre eux.

Je leur filerai leur indépendance juste pour voir leur île qui tourne qu'avec le tourisme faire faillite.

Et c'est pareil avec les Catalans. Foutu indépendantistes
Message posté par yTear
Le fait de jouer Paris ou Marseille a une valeur très forte. Une soif de reconnaissance et de dire quelque part "oui on existe !".


C'est justement ça qui est compliqué à comprendre ... pourquoi un besoin de reconnaissance quand on est fier et dignes d'être ce que l'on est ? A quoi bon chercher une reconnaissance quelconque si on est bien dans ses bottes ?
Limite les gens les "pinzuti", tu les emmerdes non ?
Donc qu'est-ce que ça peut foutre ? Est-ce que c'est juste la plaisir et la satisfaction d'entendre dire que "la corse c'est pas pareil" ? Si ce n'est que ça, c'est un peu puéril non ?
Il me semble que c'est une chose acquise, en témoigne cet article comme de nombreux, nombreux autres, donc quel est le problème ?
En vérité, y'en a pas, à moins d'un énorme mal-être.
Pas mal cet article.

Comme j'ai lu plus haut, l'exemple de ma fille (18 ans) qui n'en a rien à foutre du foot mais qui va à Furiani résume l'état d'esprit qui anime la population locale.

Sportivement cela va "encore" être compliqué pour les clubs de se maintenir en L1 (trés compliqué pour les "Gaziers") mais Uniti Vinceremu !
Message posté par ShowAnanas
Qu'est ce que je hais le côté indépendantiste des Corses ...
A mépriser les français dès qu'ils peuvent, sucer les italiens à la moindre occasion, et penser que tout le monde est contre eux.

Je leur filerai leur indépendance juste pour voir leur île qui tourne qu'avec le tourisme faire faillite.

Et c'est pareil avec les Catalans. Foutu indépendantistes


Les corses sont loin, très loin de "sucer les italiens à la moindre occasion".

Et la France elle tourne avec quoi ?
Le génépi et les escargots de Bourgogne ?

Tu confonds (enfin, tu ignores), indépendance et auto-suffisance, erreur que nombre de gens font dans ce genre de débats.
Tu crois que la France est auto-suffisante ?
L'importation ça t'évoque quelque chose ?

Allez, retourne sur leparisien.fr et bon 20h00 de TF1 ce soir.
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