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  2. // Ce qu'il faut retenir de la 13e journée

La Corogne épate, Aduriz s’éclate

Calé dans son confortable fauteuil de leader, le Barça continue de se balader en Liga. Autour du soleil, les planètes gravitent : La Corogne et Vigo mettent la Galice à l’honneur, tandis qu’à Valence, la période Nuno Espirito Santo prend fin. Côté gourmandises, Aduriz et Banega enfilent leur plus beau tablier.

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L’équipe du week-end : Deportivo La Corogne


Récent vainqueur du Celta Vigo, l’autre grand nom de Galice commence à faire parler de lui en bien. Voire en très bien. Après une nouvelle victoire sur la pelouse de Las Palmas (0-2), le Deportivo La Corogne de Victor Sánchez pointe à la cinquième place du classement, dans la roue de son rival régional. Oui, on parle bien de ce même club maintenu à l’ultime journée la saison dernière, sur la pelouse d’un Barça déjà champion. Revenus des enfers, les Coruñés se paient même le luxe d’être plus efficace hors de leurs bases, puisqu’ils ont récupéré plus de la moitié de leurs 21 points à l’extérieur (12 contre 9). Une performance due, entre autres, à la projection offensive galicienne régulièrement conclue par son buteur désormais attitré, Lucas Pérez. Dans ce voyage aux îles Canaries, l’homme vient d’inscrire son neuvième but en treize journées, grâce à une nouvelle offrande de Fayçal Fajr (91e). En première période, les Blanquiazules avaient vu le contre-son-camp de David Simon leur faciliter la tâche (19e). La réception du FC Séville la semaine prochaine devrait permettre de voir si le Depor possède encore quelques tours dans son sac.

Le Don Quichotte du week-end : Aritz Aduriz


C’est un fait, il n’y a pas d’âge pour avoir la pêche, d’autant plus lorsque l’on exerce sa passion. L’exemple le plus flagrant, c’est celui laissé par Aritz Aduriz depuis le début de la saison. Avec trois nouveaux buts inscrits ce week-end sur la pelouse du Rayo Vallecano (0-3), le natif de Saint-Sébastien a prouvé deux choses : d’une, sa capacité à marquer quelle que soit sa position, avec un but pied gauche, un autre pied droit, puis une tête à bout portant. De deux, le finisseur des Leones porte son total de banderilles plantées dans la saison 2015/2016 à 20, toutes compétitions confondues : 10 en Liga, 6 en Ligue Europa et 4 en Supercoupe d’Espagne. Mieux que Luis Suárez (18), Neymar (16) ou Cristiano Ronaldo (16). Le tout après 34 bougies soufflées en février dernier… Si Vicente del Bosque souhaite apporter de l’expérience à la jeune attaque de la Roja pour préparer le prochain Euro, il sait où piocher.

Vous avez raté Málaga-Grenade et vous n’auriez pas dû


Certes, ces deux équipes ne sont pas des noms ronflants du championnat, mais elles auront été les deux seules de la journée à offrir un retournement de situation improbable, le tout dans une atmosphère étouffante. Bon dernier du championnat avant la rencontre, Málaga souhaitait renverser son voisin grenadin pour sortir de la zone rouge. La Rosaleda hurle son bonheur juste avant la pause, quand Charles parvient à ouvrir le score d’une tête précise (45e). Malgré l’expulsion de Fernando Tissone pour un deuxième carton jaune, les Boquerones parviennent à doubler la mise grâce à Pablo Fornals, tout heureux de fêter le premier but de sa jeune carrière en Liga. Malheureusement pour lui, ce beau souvenir sera un peu entaché par la fin de match de son équipe. En supériorité numérique, Grenade parvient à refaire surface par Youssef El-Arabi (83e), puis Rubén Rochina (86e). Un partage des points certes, mais au moins une bonne nouvelle pour Málaga : la spirale de trois défaites consécutives s’arrête ce soir (2-2). Dans ces moments pas simples à gérer, il faut savoir être optimiste…

Le golazo du week-end : Luis Suárez


Les jours se suivent et se ressemblent pour Luis Suárez. Déjà auteur d’une belle reprise de volée mardi soir contre l’AS Rome en C1, El Pistolero souhaitait réutiliser son barillet contre la Real Sociedad (4-0). Et pan.

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La polémique de la machine a cafe con leche : l’énigme Valence


Quel avenir pour le FC Valence ? Sur le terrain du FC Séville ce week-end, les Murciélagos ont connu la pire statistique possible dans un match de football. Zéro tir. Rien, même pas un soupçon de frisson dans la surface de réparation adverse. Dans une situation pareille, impossible d’exister et de ne pas subir le jeu adverse. Surtout quand João Cancelo se retrouve expulsé dès le premier acte après deux avertissements (34e). Au bout de la nuit, Valence termine la rencontre à neuf après la nouvelle exclusion de Javi Fuego, suivi d’une défaite des plus logiques (1-0). Le meilleur est à venir : en conférence de presse, Nuno Espirito Santo annonce sa démission du poste d’entraîneur. Un petit exploit, tant la mauvaise opinion des supporters chés à l’encontre de l'ami de Jorge Mendes semblait futile pour la direction du club. Dès lors, des noms sont déjà en circulation pour panser les blessures du neuvième de Liga : l’ancien coach du FC Séville et du Real Madrid Juande Ramos, l’emblématique Michael Laudrup ou même… Marcelo Bielsa. La folie s’invitera-t-elle à Valence ?

L’analyse définitive : Madrid entre deux chaises


Cette année encore, le Real Madrid semble trop friable pour pouvoir inquiéter un FC Barcelone en démonstration de force. Cependant, une autre question vient à l’esprit : le véritable adversaire du Real en Liga cette saison ne serait-il pas l’Atlético ? En pleine tourmente malgré sa victoire à Eibar (0-2), la Maison Blanche parvient tant bien que mal à répondre aux succès de son voisin, heureux de se muer en principal poursuivant du Barça. Ce week-end encore, les Colchoneros se sont imposés sans trop forcer grâce à l’inévitable Antoine Griezmann en tout début de partie (1-0). Au début du mois, les deux escouades madrilènes s’étaient quittées sur un résultat nul équilibré au Vicente-Calderón (1-1). Si les Merengues ne veulent pas déjà perdre les pédales dans la course au titre, il faudra donc avant tout se jauger à distance contre cet Atlético Madrid aussi efficace que redoutable. Au vu de la dynamique des deux équipes, rien ne semble joué d’avance…

Les déclas du week-end


« Avant le match, j’ai parlé avec la présidente (Lay Hoon Chan, ndlr) et le propriétaire Peter Lim. J’ai aussi parlé avec eux après le match. Nous sommes tous d’accord pour dire que la situation n’est pas bonne et que nous devons faire au mieux pour le club. Cela a toujours été ma volonté. Je suis un employé du club, mais il est important de prendre des décisions. » À première vue, Nuno semble avoir mieux travaillé son discours de départ que son match contre Séville.

« Je crois que je mérite d’être dans les trois finalistes pour ce que je réalise. En réalité, je serai très heureux si nous sommes tous les trois finalistes. Pour tout ce que nous réalisons ensemble, pour tout ce que nous gagnons, nous devrions être nommés. » Neymar prend la parole sur l’élection du prochain Ballon d’or. Et il vient d’agacer CR7.

« Nous ne nous attendions pas à faire un tel match contre le Barça… Nous sommes avec notre entraîneur et notre président. Il va falloir rivaliser avec l’intensité de notre adversaire et savoir ce que nous avons dans le ventre. Nous avons beaucoup de qualités, mais cela ne suffit pas pour gagner la rencontre. Les supporters nous demandent de travailler, c’est ce que nous allons faire. » Même après la victoire contre Eibar, Pepe se prend encore la tête sur le dernier Clásico. Un gros syndrome post-traumatique…

Le chiffre inutile


21. Comme le nombre de buts inscrits par le Barça sur les 6 derniers matchs de Liga, soit 3,5 buts par match. En même temps, avec 125 buts du trio Messi-Suárez-Neymar en 2015 (autant que le Bayern Munich), c'est plus simple.

Et sinon, qué pasa ?


Deyverson file un sacré coup de main au Betis Séville pour s’imposer sur la pelouse de Levante (0-1). Gros moment de solitude.



Dans la famille « passe décisive de l’espace » , je voudrais Éver Banega.


Villarreal est incorrigible. En bonne position pour conforter leur quatrième place, les Amarillos capitulent à Getafe et perdent deux places (2-1). L’art de se viander quand personne ne l’attend.

Contre le Sporting Gijón, Nolito prouve qu’il peut aussi marquer des buts immondes. Toujours est-il que grâce à cela, le Celta se replace dans la course à la Ligue des champions (2-1).

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Par Antoine Donnarieix
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Dans cet article

Rien sur Rajoy qui claque son fils, coupable d'avoir critiqué un commentateur lors d'un direct radio?

http://www.huffingtonpost.es/2015/11/26 … 53450.html
Aduriz ressemble à Klose physiquement et même dans le jeu :)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Content de revoir le Depor dans les hauteurs du classement !
Sinon Aduriz mériterait bien d'avoir réellement sa chance avec la Roja, vu sa forme actuelle étincelante (même si je pense que le futur avant-centre de la sélection est plutôt Morata)...
Si vraiment les joueurs n'ont pas lâché Benitez (ce dont je doute vraiment), cette alerte de début de saison peut leur être bénéfique, au delà de la pâleur du jeu mis en place par le coach, on sentait un relâchement collectif et individuel (Kroos Ramos Cristiano pour ne citer qu'eux), les seuls qui ont été irréprochables sont ceux qui avaient quelque chose à prouver (Carvajal en concurrence avec Danilo, Isco 12ème joueur, Navas non désiré mais finalement titulaire, Vazquez qui ne s'attendait pas à jouer autant, merci les blessures).
En janvier l'effectif sera complet, sans incident le Real ne sera pas plus distancé par Barcelone, les confrontations directes avec barcelonais et voisins madrilènes vont être très très chaudes, on verra ce que les mecs ont dans le ventre!!
Oui je suis optimiste...
C'est bien d'y croire mais je crains que tu sois un peu trop optimiste.
Le Real pour espérer gagner la Liga aurait du profiter du début de saison un peu poussif du Barça pour prendre un peu d'avance. Il n'en n'a rien été et je pense que la débâcle du classico a scellé leur sort. D'autant que le Barça va récupérer Aleix Vidal et Turan en janvier, ce qui va améliorer grandement la qualité de leur banc. Et leur interdiction de recruter va prendre fin alors que le Real va peut être subir la même sanction bientôt.
Le problème du Real c'est qu'ils font les choses de façon totalement incohérente. Ils ont été claquer 30 millions sur Danilo alors que le poste de latéral droit était archi couvert. Xabi Alonso n'a jamais été remplacé. Ils n'ont que des meneurs de jeu qui se marchent sur les pieds, un Bale qui a été surpayé et qui même s'il a été décisif lors de la décima n'est pas fait pour ce football.
Ce club est une institution mais Perez ne comprend rien au football. Quand le marketing passe avant le jeu on fini par être puni. Ce type est abject, je le déteste encore plus que Blatter.
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