1. // Copa Am.- Uruguay-Chili (1-1)

La Copa qu'on aime

L'une des affiches de ce premier tour a tenu ses promesses. Certes, le
score (1-1) n'invite pas à l'extase, mais Chiliens et Uruguayens ont
offert ce qui fait pour l'instant défaut à ce tournoi : du spectacle.

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Uruguay-Chili : 1-1


Buts : Perrera pour l'Uruguay et Sanchez pour le Chili

Comme si la Copa América venait d'ouvrir ses portes. Des banderoles
bleu, blanc, rouge, ciel et blanche, des chants à n'en plus pouvoir et
des fumigènes rouges. Rouge comme cette marée qui a envahi dès jeudi
les rues, les bars et les hôtels de Mendoza, porte d'entrée de
l'Argentine vers le Chili, au pied de la Cordillère des Andes. Hier,
plus de 25.000 Chiliens se sont appropriés tôt dans l'après-midi
l'estadio Malvinas Argentinas (Malouines Argentines...), se taillant la
part du lion de cette gigantesque cuve, laissant à peine un tiers
d'une tribune latérale aux Uruguayens. Comme lundi face au Mexique à
San Juan, les supporters de la Roja ont continué à chanter l'hymne
national après la fin de la bande sonore, histoire de signifier à
leurs adversaires qu'ils étaient bien les maîtres des lieux.

Le Chili à domicile

C'est pourtant la Celeste, placée très haut en début de rencontre,
comme lors de son premier match contre le Pérou, qui se créé la
première occasion. Et quelle occasion ! Luis Suarez hérite d'un lob
astucieux d'Edinson Cavani et trouve le moyen d'expédier le ballon
au-dessus de la transversale de Claudio Bravo, dans un silence de
cathédrale (19e). Arturo Vidal, le moteur de la sélection de Claudio
Borghi, lui répond trois minutes plus tard, sur une mine qui frôle
également la barre. Les Chiliens gagnent du terrain et finissent par
s'installer dans le camp charrua. Fernando Muslera échappe de justesse
au prix du but casquette du tournoi, lorsque la violente frappe de
Mauricio Isla, détournée par Diego Lugano, échoue sur sa transversale,
trois minutes avant la pause. Et à force de trop rater, on se dit que
le Chili va finir par le regretter. C'est Alvaro Pereira qui se charge
de punir la Roja, après avoir pris le temps de contrôler la balle sur
une offrande de Suarez (53e).

Muslera au centre des tirs

L'avant-centre de Liverpool fait parler sa puissance sur une belle
accélération et une frappe envoyée en corner par Bravo. Sur l'action
qui suit, c'est à son tour d'être envahi par le regret, lorsqu'à
l'issue d'une magnifique succession de passes, El Niño Maravilla
(l'enfant merveilleux) Alexis Sanchez trompe Muslera avec rage (65e).
Juste récompense pour une équipe qui pratique le jeu le plus attractif
depuis le début de cette Copa América. Esteban Paredes, déjà excellent
lors de son entrée en jeu face au Mexique, vient ensuite mettre le feu
dans la défense céleste sur un centre pour Luis Jimenez, qui tombe sur
un Muslera stratosphérique. Alexis Sanchez entame alors son festival
de passes en profondeur et de dribbles en tout genre, pour le plus
grand plaisir de ses milliers de compatriotes qui se charge de faire
vibrer les tribunes. Et Muslera se retrouve au centre des tirs, sur
une reprise de volée de Mauricio Isla, puis sur un coup franc de Jorge
Valdivia au-dessus du mur, qui voit le cadre se dérober. Mais le score
en reste là et c'est surtout la Roja qui peut s'en mordre les doigts,
même si elle occupe la première place du groupe avec quatre points en
deux matches, a la faveur du nombre de buts marqués (+3, -2), juste
devant le Pérou (quatre points également, +2, -1), qu'il rencontre
mardi prochain. L'Uruguay, troisième avec deux points, a encore son
destin entre les pieds, qu'elle jouera contre le Mexique, bon dernier
avec ses deux défaites. Rien n'est joué dans ce groupe. De quoi
raisonnablement espérer du spectacle...et des buts, pour la dernière
journée.

Florent Torchut, à Mendoza

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