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  1. // Ballon d’or FIFA 2015

La cinquième merveille de Messi

Plus mature, pour ne pas dire plus adulte, Lionel Messi accapare son cinquième Ballon d’or devant Cristiano Ronaldo et Neymar. Une récompense qui ne connaît aucune contestation, mais qui pose une question : où s’arrêtera la Pulga ? Mystère.

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Le semblant de suspense n’est plus. Aux quatre Ballons d’or surplombant déjà sa cheminée, Lionel Messi peut désormais y ajouter un cinquième. Un record, encore un, qui ne surprend personne, pas même son dauphin Cristiano Ronaldo. Après un intermède de deux éditions, l’Argentin reprend donc son dû et son statut incontestable de meilleur joueur de la planète. « Il a la personnalité d’un numéro un mondial, celle d’un joueur unique et irremplaçable. Il y a un objectif qui l’attire et le motive. Ensuite, il a un objectif que seul ce type de joueurs a, de battre des records et d’être le meilleur joueur de tous les temps. » À l’instar de Luis Enrique, spectateur privilégié des prouesses de la Pulga, nombre de ses collègues s’interrogent sur les limites du natif de Rosario. À seulement 28 ans, et un jeu toujours plus complet, elles restent inconnues. Seuls son envie et son appétit en décideront. En attendant, le Camp Nou s’apprête à se gaver des exploits de son demi-Dieu durant de nombreuses saisons. Et à empiler les distinctions, individuelles et collectives, comme des petits pains.

Le règne Messi-Cristiano Ronaldo peut-il s’arrêter ?

Une puce qui cache un monstre


Le flash-back ramène un an en arrière. Emmitouflé dans sa doudoune, Lionel Messi aperçoit depuis la guérite d’Anoeta la déroute de son Mes Que. Cette défaite entraîne moult remous dans l’institution catalane : Zubizarreta prend la porte, Puyol le suit, et Luis Enrique en semble proche. En cause, une brouille avec cette même Pulga qui, de retour de vacances, ne comprend pas sa mise au banc. L’épisode, relaté dans des versions plus ou moins fidèles en Espagne, signe la fin du début. Autrement dit, Lucho et Léo s’engagent dans un pacte de non-agression qui entraîne la fin des ambitions de la concurrence. Loin d’un désagrègement de l’institution blaugrana, le tremblement de terre de San Sebastián est suivi d’un retour en (super)forme de la bande à Leo. Plus adulte, il accepte de reprendre son poste originel d’ailier droit, histoire de donner à Neymar et Luis Suárez une place de choix. Une attitude amicale dans laquelle la MSN puise sa force, et qui détonne par rapport au trident madrilène de la BBC. Traité d’égal à égal par sa majesté, le Brésilien et l’Uruguayen ne ratent, eux, jamais l’occasion de rappeler qui est « el numero uno del mundo » .

Brossé dans le sens du poil, Lionel Messi n’en demeure pas moins friand de compliments en direction de ses deux acolytes. Des acolytes qui lui permettent d’afficher un sourire permanent. À tel point que certains murmurent dans les arcanes du Camp Nou ne jamais l’avoir vu aussi épanoui. « C’est étrange qu’un Brésilien, un Argentin et un Uruguayen s’entendent si bien, mais c’est comme ça, relate le néo-Ballon d’or peu avant ses exploits de mai. Nous avons une super relation. Quand on s’entend bien en dehors du terrain, c’est bien plus facile de s’entendre sur le terrain. » Justement, sur le pré, les trois larrons enchaînent des démonstrations dignes des jeux vidéo. En une touche, à l’aveugle, ils enchaînent les prestations de haut vol et s’imposent comme l’un des tout meilleurs trios de l’histoire du football. Mieux, ils conduisent les Culés vers un second triplé Ligue des champions-Liga-Coupe du Roi. Autant de titres qui rassasient presque la boulimie d’un Messi qui compte aujourd’hui 26 trophées sous la liquette blaugrana… Ou quand une puce cache un monstre.

Une masterpiece face à l’un de ses géniteurs


Plus que cette maturité et cette complicité, Lionel Messi s’accomplit lorsque la pente devient raide, et les rencontres décisives. Le printemps approchant, il enfile ses ballerines de danseur étoile et offre des prestations de haut vol. Manchester City et PSG en portent encore les stigmates, tandis que le Bayern de son ancien mentor Pep Guardiola et la hanche de Jérôme Boateng suffoquent encore. Pour rappel, en demi-finale de C1, il signe sa masterpiece en mondovision avec un doublé et une passe dé. Surtout, il ne cesse de progresser. Que ce soit à la préparation, sur coup franc - un art qu’il domine -, ou encore avec des changements d’aile diaboliques, il ne cesse de s’embellir. Certains diront que son seul adversaire reste l'histoire, lui préfère sans doute se focaliser sur son prochain match, forcément synonyme de plaisir. Pour sa dernière représentation avant l’officialisation de son Ballon d’or, il a ainsi collé un triplé en toute quiétude. Caprice du destin, son dernier pion intervient suite à un tir de Neymar repoussé par le montant. Si même les poteaux lui font des passes…



Par Robin Delorme
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