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  2. // 18ème journée

La chasse au Bayern

En deux jours, l’avance que comptait le Bayern Munich sur ses poursuivants a fondu: battus par Gladbach hier soir, les Bavarois ont vu les rivaux de Schalke revenir à égalité de points. En milieu de tableau, c’est assez serré, mais ce n’est pas encore suffisant pour inquiéter les Européens, ni pour participer aux joutes d’en bas. Dans la cave, Fribourg a trouvé une lampe-torche, et marche sur la tête d’Augsburg. Pour l’instant.

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Après un mois sans elle, c’est la tristesse et le manque qui régnait en Allemagne. Puis, hier soir, elle est réapparue. Du côté de Mönchengladbach, sur la rive gauche du Rhin, à une dizaine de kilomètres de la frontière néerlandaise. Sept millions de curieux se sont alors précipités devant leurs écrans (sans oublier tous les autres à travers le globe, vu qu’elle était programmée dans 200 pays) afin de la voir: elle, c’est la Bundesliga, ou bien sa reprise plus précisément, ou encore le début de la Rückrunde. Appelez-la comme vous voulez, on ne vous en voudra pas, outre-Rhin. L’essentiel est qu’elle soit là, et bien là.

Neuer fait tomber le Bayern

A Mönchengladbach donc, on a ses petites habitudes. On aime commencer la Rückrunde tout comme la Hinrunde, avec une rencontre face au géant bavarois. Un géant qui se pointe au Borussia Park avec le chef cuisinier Manuel Neuer dans ses bagages, bien décidé à faire goûter sa spécialité une fois de plus. Dix minutes de jeu, ça ne rate pas: Neuer paye sa boulettte. Une bonne boulette, pleine de sauce Dallas. A l’aller, c’est De Camargo qui en avait profité; au retour, c’est Marco Reus (qui taffe pour deux Borussia, maintenant) qui se régale.



Marc-André Ter-Stegen se signale par une parade réflexe sur une tête de Gomez juste après, et en profite pour envoyer un signe fort à Joachim Löw. Patrick Herrmann claque un doublé, et voilà le Bayern qui pose le genou à terre. Des Bavarois qui checkent le rétro, et qui voient toute une horde de sauvages débouler à toute allure. Le Bayern sent le souffle de Gladbach sur sa nuque, un Gladbach qui est à un point. Schalke est encore plus près, et en a profité pour balader sa froide lame sur le cou et le visage du leader.

Schalke toujours présent

Dans une Veltins Arena une fois de plus archi comble, les Königsblauen n’ont eu aucun mal à se défaire des Souabes. Matip a sonné la charge au bout de 180 secondes, son copain de la défense Papadopoulos en a fait de même à l’heure de jeu, et Draxler a scellé la rencontre à dix minutes de la fin, sur une magnifique action d’école. Si c’est le Barca qui la met, on se paluche pendant des semaines dessus. Si c’est le Real, MU ou toute autre top-team, on se paluchera dessus jusqu’à lundi aprèm. Vu que c’est Schalke, bah… On verra si ça vaut le coup de se toucher.



Suite à cette défaite, les Souabes tombent à la dixième place. Ça aurait pu être pire encore. Heureusement, Hoffenheim et Hanovre ont eu la bonne idée de livrer un match bien dégueulasse, avec des occasions toutes moches. Jamais cinq sans six, comme on dit: Hanovre reste sur une magnifique série d’une demi-douzaine de matchs nuls en championnat. On sait ce qu’il faudra parier pour vendredi prochain, lors de la réception du 1.FC Nuremberg.

Un ventre plat, huit équipes en cinq points

Un Nuremberg qui en a profité pour se rassurer, pour sortir de ce bourbier nommé « Abstiegskampf » (lutte contre la relégation). Dieter Hecking en a profité pour accueillir du mieux possible Michael Skibbe, qui faisait son retour au pays, après une pige de six mois du côté d’Eskisehirspor (Turquie). Willkommen, Michael. Tiens, voici ton paquetage, tes deux premiers buts encaissés, ta première défaite, et tu noteras que Nuremberg est une zone interdite, maintenant.

Vu la configuration proposée aujourd’hui, ça ne pouvait que se resserrer en milieu de tableau. Les Loups de Wolfsburg ont donc sauté sur l’aubaine, direct. Sous la pluie et le vent de Basse-Saxe, le VfL a commencé par faire du grand n’importe quoi, à commencer par Diego Benaglio. Par ennui ou par esprit de révolte, le portier suisse a effectué des sorties improbables devant Novakovic. D’autre part, il a aussi sorti des parades de grande classe, ce qui a toujours fait dire à Mark The Ugly que c’était son gardien préféré de Bundesliga. A un moment, Felix Magath, qui ne comprenait pas pourquoi son équipe ne tournait pas rond (en même temps, tes recrues…), décide de faire rentrer son joker Sebastian Polter. Celui qui lui avait sauvé la vie face à Stuttgart réitère son exploit, puisque l’attaquant de 20 berges marque à nouveau le but de la victoire, et à nouveau autour du dernier quart d’heure de jeu.

Et à la cave...

Enfin, la dernière rencontre de la journée opposait les deux derniers du championnat. Dans ce « Kellerduell » (duel de la cave), c’est le SC Fribourg qui a fini par s’imposer au courage face à une équipe d’Augsburg qui n’a rien montré en seconde mi-temps. La délivrance est venue d’un coup de pied arrêté de Lumb pour Ginter, le tout à trois minutes de la fin. Papiss Cissé parti, il va falloir se battre encore plus fort du côté des Breisgauer si on veut avoir une chance de rester dans l’élite.

En espérant que les matchs prochains ne se gagnent pas comme celui-ci, à l’arrache, sur le plus petit des scores. Cette journée fut un peu triste, jusqu’à présent. Paye ta moyenne de deux buts par match. En fait, la Bundesliga, c’est comme une meuf. Elle est mystérieuse, elle ne donne pas beaucoup. Mais c’est ce qui fait son charme, et c’est ce qui donne envie de plus la revoir, de plus la connaître.

Les résultats:

Schalke – Stuttgart: 3-1
Matip (3è), Papadopoulos (57è), Draxler (80è) / Okazaki (87è)

TSG Hoffenheim – Hanovre 96: 0-0

1.FC Nuremberg – Hertha Berlin: 2-0
Esswein (43è), Maroh (84è)

VfL Wolfsburg – 1.FC Cologne: 1-0
Polter (78è)

SC Fribourg – FC Augsburg: 1-0
Ginter (88è)

Borussia Mönchengladbach – Bayern Munich: 3-1
Reus (11è), Herrmann (41è, 71è) / Schweinsteiger (76è)

Par Ali Farhat
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