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Arrêtons de comparer Cristiano Ronaldo et Lionel Messi

Quoi qu’ils fassent d’exceptionnel, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi sont trop souvent et trop vite réduits à une opposition de style, de statistiques et de palmarès. Alors que l’important est ailleurs.

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Ça s’est passé dimanche soir, quelque part entre 22 et 23 heures, quelque part en Catalogne, quelque part entre les défenseurs de l’Espanyol Barcelone. Andrés Iniesta tient sur ses appuis, se défait de quelques agressions, transmet à Lionel Messi. Le reste n’est qu’amour : accélération, petit pont, crochets courts. L’Argentin n’a même pas besoin de marquer au bout de son action magique pour que les images fassent instantanément le tour du monde. D’une façon quasi unanime, tous les amateurs de foot jusqu’à ceux qui le suivent plus occasionnellement lâchent des cascades de smileys avec les yeux en cœur et de commentaires émerveillés... Et puis, c’est le drame. Très vite, un « débat » vient pourrir ce bel instant : le fameux débat Cristiano Ronaldo - Messi. Une armada pro-Messi s’est même empressée sur Twitter de s’en prendre à France Football pour avoir donné le Ballon d’or au Portugais. Et les uns de se demander si CR7 pourrait faire ceci, si CR7 pourrait faire cela... Spoiler : non, Cristiano Ronaldo ne peut probablement pas/plus faire ce genre d’action aujourd’hui. Et alors ? Comment peut-on être à ce point obsédé par la comparaison ?

40e triplé et moment hors du temps


Ne pourrait-on pas juste profiter ce qui se passe sous nos yeux actuellement ? Qu’un dimanche après-midi, Cristiano Ronaldo plante son 40e – QUA-RAN-TI-ÈME bordel – triplé, dans une finale de Mondial des clubs dans lequel son Real Madrid était mal embarqué, quelques jours après avoir reçu un quatrième Ballon d’or et dépasse les cinq cents buts en club. Puis que quelques heures plus tard, un quintuple Ballon d’or nous offre l’un de ces moments hors du temps dont il est coutumier depuis le début de sa déjà longue carrière. Alors il y aura les rabat-joie qui rappelleront qu’il y avait une équipe japonaise face au Real Madrid. Ce à quoi les pro-CR7 répondront que ce n’était que la 10e défense de Liga face à la Pulga. Mais qu’est-ce qu’on s’en tape ! Pourquoi perdre son temps à savoir qui fait mieux quoi... Sachant qu’ils ne font pas la même chose. Ça n’a plus aucun sens de comparer Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. Parce qu’ils ne vivent pas le football de la même manière, ne jouent pas de la même façon, n’évoluent pas dans les mêmes clubs avec des coéquipiers comparables. Mais à eux deux, ils recouvrent ce qui se fait de mieux dans le football, d’un bout à l’autre de la palette offensive.

Une décennie de football


D’un côté, l’agilité, la grâce, le talent naturel d’un joueur qui ne cesse de susciter l’admiration. De l’autre, le travail, la puissance, l’efficacité d’un joueur qui finit par marquer plus qu’il ne joue. D’un côté, un joueur qui s’est inscrit dans l’une des périodes les plus glorieuses du FC Barcelone. De l’autre, un joueur qui a gagné et marqué l’histoire avec Manchester United, le Real Madrid et le Portugal. À Barcelone, un joueur qui pratique son sport avec une facilité et une majesté inouïes à tel point qu'on se demande s'il pratique le même sport que les autres. À Madrid, un joueur qui a su se réinventer pour continuer d'exister, qui a porté la régularité à un niveau rarement atteint et s'est forgé un palmarès unique dans son pays.

Alors, est-ce que l’un vaut mieux que l’autre ? Franchement, si la question a pu être passionnante, elle est devenue lassante. Pourquoi les opposer ? Les deux hommes ont vingt-neuf et trente et un ans, il ne nous reste donc mathématiquement plus beaucoup de saisons à profiter simultanément d'eux à ce niveau-là. Allez, deux si on est pessimistes, quatre pour les optimistes. Pour profiter non pas d’un duel au sommet, mais d’un duo au sommet. Il n'est pas fou de penser qu'on ne reverra pas deux joueurs écraser en même temps une décennie de football tout court ou, tout du moins, avant un sacré bail. On peut comparer plein de choses dans la vie : des prix, des fringues, des melons, des smartphones, des tailles, des températures... Mais quand on a la chance d'avoir deux grands crus classés d’exception sous le nez, on ne les compare pas. On les déguste. Jusqu'à la dernière goutte. Surtout en période de fêtes.




Par Pierre Maturana
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