1. //
  2. // CAN 2015
  3. // Gr. D
  4. // 3e journée

La CAN va-t-elle nous offrir un tirage au sort ?

Le groupe D de cette Coupe d'Afrique des nations 2015 offre un scénario incroyable. Après quatre matchs nuls sur le même score (1-1), les quatre équipes sont en effet à égalité parfaite et auront très probablement besoin d'un tirage au sort pour être départagées au terme de la troisième et dernière journée.

Modififié
66 3
Même nombre de points, même nombre de buts marqués, même nombre de buts encaissés : après deux journées, le groupe D de la Coupe d'Afrique des nations 2015, regroupant la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Mali et le Cameroun, réserve un scénario incroyable. Suite à quatre matchs nuls sur le score de 1 à 1, les quatre équipes engagées sont impossibles à départager. À tel point que la troisième et dernière journée, disputée ce mercredi en début de soirée, a de très grandes chances de déboucher sur un tirage au sort surréaliste. En effet, le règlement édité par la Confédération africaine de football ne prévoit pas de critères de fair-play ou liés au classement FIFA. En cas d'égalité de points entre plusieurs équipes, seuls les critères suivants sont appliqués pour les départager :

  • le plus grand nombre de points obtenus entre les équipes concernées,
  • la différence de buts lors des matchs entre les équipes concernées,
  • le plus grand nombre de buts marqués lors des matchs entre les équipes concernées,
  • la différence de buts lors de tous les matchs du groupe,
  • la meilleure attaque lors de tous les matchs du groupe,
  • un tirage au sort organisé par le comité directeur de la compétition, équato-guinéen pour cette édition.

    Les scénarios possibles


    Un tirage au sort sera nécessaire dans quatre cas de figure sur cinq :

  • Deux victoires sur un score différent
    Scénario le plus simple, les deux matchs se terminent par des victoires avec un score différent. Évidemment, les deux vainqueurs sont alors qualifiés pour les quarts de finale. Quant à la première place, elle est raflée par l'équipe disposant de la meilleure différence de but, et ensuite, de la meilleure attaque.

  • Deux victoires sur le même score
    Les deux matchs se terminent là aussi par des victoires, mais sur un score identique. Aucun problème non plus pour déterminer les deux équipes qualifiées. En revanche, un tirage au sort est alors nécessaire pour départager le premier du deuxième.

  • Une victoire, un nul
    Autre option, un match se termine sur une victoire d'une équipe, et l'autre se termine sur un match nul. La première équipe qualifiée - à la première place - est évidente là aussi, mais le tirage au sort est une nouvelle fois nécessaire pour connaître la seconde équipe qualifiée.

  • Deux nuls sur un score différent
    Si les deux matchs se terminent par un nul sur un score différent, les deux équipes qualifiées sont alors celles qui ont disputé le match avec le plus grand nombre de buts. Il faut toutefois encore un tirage au sort pour départager le premier du deuxième.

  • Deux nuls sur le même score
    Dernier scénario - le plus dingue - les quatre équipes se séparent à nouveau sur des matchs nuls avec le même score. Les équipes qualifiées, ainsi que la première et la deuxième place sont alors tirées au sort.

    Les précédents


    Aussi improbable que cela puisse paraître, le tirage au sort n'est pas une nouveauté pour la CAF ni pour la FIFA. On compte effectivement déjà deux précédents pour les Coupes d'Afrique des nations. En 1972, le Congo profite déjà de la loterie du tirage au sort pour se qualifier en demi-finale au détriment du Maroc. Une justice toutefois, puisque la victoire ne vaut à l'époque que deux points et que le critère de meilleure attaque n'est pas encore appliquée. En 1988, c'est cette fois l'Algérie et la Côte d'Ivoire qui sont à égalité à la fin de la phase de groupes. Les Fennecs passent en demi-finale au tirage au sort, là aussi « logiquement » , puisque la victoire ne vaut toujours que deux points. Quant à la FIFA, elle a également expérimenté le tirage au sort par deux fois. En 1954, l'Espagne et la Turquie disputent un barrage pour la Coupe du monde. À l'aller, la Roja s'impose 4-1 à Madrid, au retour les Turcs s'imposent 1-0 à Istanbul. Pas de problèmes donc ? Et bien si, puisque la différence de buts n'est pas encore prise en compte. Un match d'appui est donc organisé à Rome, mais il se termine sur un match nul 2-2 après la prolongation, les tirs au but n'existant pas encore. Direction le tirage au sort donc : la Turquie gagne son billet pour le Mondial en Suisse. Enfin en 1990, lors de la Coupe du monde en Italie, un tirage au sort est à nouveau nécessaire. Le groupe F offre en effet une égalité parfaite entre l'Irlande et les Pays-Bas, tous deux qualifiés pour les huitièmes de finale, mais dont il faut encore déterminer la position. Les Pays-Bas le « perdront » et hériteront de l'Allemagne, futur vainqueur de l'édition. Comme quoi, il n'y a pas toujours que la vérité du terrain qui compte.


    Par Eric Marinelli
    Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
  • Modifié

    Faustino Asprilla Niveau : Loisir
    Si ca pue pas les matchs truques ce truc. Le football africain va encore en prendre pour son grade.
    Bla bla bla bla bla, allons-y, parlons de match truqué, mais ceci n'est qu'une règle foireuse. La FIFA procède exactement de la même façon. Alors ok, le football africain est controversé, mais leurs lacunes sont aussi les nôtres.
    À quand la possibilité de départager les équipes sur le nombre de cartons reçu? Certaines fédé le font déjà.
    C'est tellement évident que je trouve ça grotesque d'attendre que des événements de la sorte se produisent... Mais bon, j'imagine que d'ici la prochaine compét on aura un changement dans le règlement.
    L'UEFA aussi. Demi-finale de l'Euro 68, l'Italie bat l'URSS dans le vestiaire de l'arbitre (sans tricher hein).
    Partenaires
    Logo FOOT.fr Olive & Tom
    66 3