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La campagne de Russie

Beaucoup se sont cassé la gueule en Russie. Napoléon en 1812, l'Olympique de Marseille en 1999, l'Inter Milan en 2010 ? Victorieux par la plus petite des marges en Lombardie (1-0), les hommes de Mourinho doivent résister à la vague rouge du CSKA Moscou s'ils veulent s'offrir une place dans le dernier carré. Pour ce faire, il faudra compter sur les hommes de l'ombre.

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L'Inter n'est pas une machine qui se repose sur des stars médiatiques. La vente des maillots, les publicités pour Mc Do ou les romances à Miami ? Trop peu pour les tauliers milanais. L'Inter s'est construit en silence. Avec foi et pugnacité. A l'image de ses porteurs d'eau.

Julio Cesar

L'actuel meilleur gardien du Calcio n'excite pas les foules. Pourtant, à bientôt 31 ans, l'ancien portier de Flamengo est au sommet de son art. Titulaire en équipe du Brésil (près de 50 sélections) et indéboulonnable dans les cages milanaises, Julio Cesar s'est construit tout seul, à la force de son poignet et de ses arrêts réflexes sur la ligne. Non content de copuler avec une ex de Ronaldo (Susana Werner), le numéro 12 intériste s'incruste partout. Dans le classement du Ballon d'Or, dans la lutte pour le titre du meilleur gardien du monde... Impressionnant sur sa craie, le Brésilien est une valeur sûre. Son problème : personne ne le (re)connaît. Le genre de mec à qui vous êtes capables de demander le sel au restaurant sans faire le rapprochement. S'il est dans un bon jour, il est injouable. Écœurant.


Taux de starification : 20%

Esteban Cambiasso

Un précoce. Champion du Monde junior à 16 berges, chauve à 22 ans, titulaire au Real au même âge. Une machine. Le milieu relayeur de 29 ans dégage une impression de facilité déconcertante. Pressenti pour succéder à Javier Zanetti comme capitaine de l'Inter, l'international argentin ne lâche jamais son bifteck. Pas forcément le joueur le plus sexy à regarder, le numéro 19 milanais est irremplaçable dans l'entrejeu italien. Ratisseur, bâtisseur, passeur et parfois buteur, Cambiasso est le premier nom couché par Mourinho sur la feuille de match. En 2007, il s'était déjà payé une double confrontation avec les Moscovites (4-2, 2-1) en poules. Le chauve avait collé deux balles dans le buffet du portier russe. Sans prévenir. Un peu à l'image de ses tacles par derrière. Sans sommation.


Taux de starification : 50%

Diego Milito

Le sosie d'Enzo Francescoli aura attendu la trentaine pour connaître la gloire, le succès et l'ambition. Jusque-là, le frangin de Gabriel (défenseur blessé du Barça) s'était coltiné des clubs au goût de Primperan : Racing, Genoa, Saragosse... Pourtant, cet attaquant à l'ancienne, pas forcément le plus rapide du circuit, enfilait les buts comme une Irlandaise les bières : au moins 12 par exercice depuis 2004. L'an dernier, pour son retour au Genoa (régulière déjà fréquentée en Serie B), l'avant-centre envoie 24 pruneaux au fond, en 31 matches. Joli. L'Inter saisit l'occasion et enrôle l'international. La pêche est bonne avec 18 pions en moins de 30 matches. Surtout avec un Samuel Eto'o sur les côtés. Toujours bien placé, Milito est un véritable renard des surfaces, construit pour briller sur les pelouses transalpines. A l'aller, c'est de sa godasse droite qu'est sortie le seul but du match. Le pion de la qualification... pour le moment.


Taux de starification : 40%

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