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La bulle Terrier

Tantôt chien bagarreur et bulle de savon créative, Martin Terrier est peut-être la plus belle promesse technique de Strasbourg cette saison, poussé par un Thierry Laurey jamais meilleur que dans le rôle du second papa grande gueule. Car pour révéler le potentiel de ce lièvre bien terré, il aura d'abord fallu attendre que l'animal accepte de sortir de sa ouate lilloise...

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Le 18 août 2017, pour la première fois de sa vie, Martin Terrier s’est retrouvé tout seul. La valise en main et le regard perplexe sur une bordure du quai, le voilà, le pied à peine posé hors de son train, à la recherche d’un panneau indiquant son patronyme, ou plus précisément de l’employé strasbourgeois chargé de le brandir. Celui que la presse locale appelait encore « Ch’ti buteur » quelques heures plus tôt est désormais anonyme parmi les voyageurs, un immigré, un gars du Nord perdu dans une gare de l’Est. Sans ses amis, connus pour certains depuis son entrée au centre de formation du LOSC, à six ans. Sans sa maison bailleuloise, lui qui avait récemment décidé de déménager pour se rapprocher « de (s)es terres » , en s’éloignant par là même du centre d’entraînement de Luchin qu’il pouvait auparavant rejoindre en cinq minutes. Et surtout sans ses parents. Peut-être repensait-il d’ailleurs, le biceps luttant contre la gravité agissant sur son sac, à ces précieux instants déroulés quelques mois plus tôt au centre d’entraînement lillois, stylo noir en main, Jean-Michel Vandamme à ses côtés, directeur général adjoint l’invitant à signer son premier contrat professionnel.


Un pas sur le quai... puis deux, puis trois. Martin Terrier a souvent été protégé, toujours été couvé. Comme un peton de nouveau né que l’on ne souhaiterait pas exposer à la rugosité du monde extérieur, et dont le propriétaire devenu adulte ne pourrait plus jamais marcher sans une épaisse semelle de protection. Mais à vingt ans, sans avoir jamais été appelé en aucune équipe de France des jeunes, le gamin a décidé tout seul d’enlever ses baskets pour se faire de la corne et aller s’aguerrir une saison en prêt à Strabourg. Depuis cette décision, l’aréopage de témoins de sa formation en prend aujourd’hui conscience : Martin Terrier n’a jamais été aussi bon que depuis qu’il est sorti de sa zone de confort.

Épisode 2 : naissance d'un buteur


La première naissance de Martin Albert Frédéric Terrier eut lieu le 4 mars 1997, à Armentières, Hauts-de-France. Puis, pour assister à la deuxième, il aura fallu patienter vingt ans, et prendre ses billets pour la MMArena du Mans, France, le 5 septembre 2017. Au cours d’une rencontre du groupe 9 comptant pour les qualifications au Championnat d’Europe Espoirs, la France de Sylvain Ripoll rame face à un Kazakhstan réduit à dix. Didar Zhalmukan, capitaine adverse, vient d’ouvrir le score à la 54e minute. Le coach français prend une minute pour encaisser, une autre pour réfléchir, et une dernière pour attendre que Martin Terrier enlève son bas de survêtement. Arrivé de dernière minute en remplacement de Jean-Kévin Augustin, écarté à cause de son comportement, celui qui joue sur l’aile en club évoluera cette fois en pointe. Résultat : le triplé le plus rapide depuis quinze ans pour un joueur français, et un tout nouveau statut de supersub à tendance superstar.


« Dans la carrière d’un joueur, il y a toujours un déclic, analyse Frédéric Antonetti, qui a offert au jeunot sa première titularisation en pro avec Lille contre le PSG l’an passé en Coupe de la Ligue (défaite 3-1, ndlr), et son match référence à lui, c’est ce triplé. Moi, je l’ai quitté il y a un an, et en un an, il a eu une progression incroyable. Ce n’est plus le même. À cet âge-là, ça va très vite.  » Terrier confirme : « Seul petit nouveau » d’un groupe de joueurs qu’il connaissait seulement de réputation, « en fonçant et avec du culot » , il n’a « pas eu le temps de gamberger » . Depuis, il tient le ratio assez fou de sept buts et deux passes décisives en cinq petits matchs de sélection – il est décisif toutes les 34 minutes – et son envergure de jeu à Strasbourg n’est pas étrangère au travail mental de Thierry Laurey, prêt à prendre les paris en début de saison que cette arrivée en prêt était un joli hold-up. D’ailleurs, aujourd’hui, si le Ch’ti n’évolue pas avec le maillot d’Angers, c’est parce que l’option d’achat exigée par le club était une condition rédhibitoire pour Marcelo Bielsa, désireux de suivre du coin de l’œil la progression d’un jeune assoiffé d’un temps de jeu qu’il n’était pas disposé à lui verser cette saison.

La solitude du cuiseur de pâtes


Compiler les lectures d’interviews de Martin Terrier aurait probablement plu à Henry Chapier. Le présentateur du Divan y aurait souligné à grands traits rouges les mots récurrents : « peur » , « impressionné » , « observer » , et constaté à quel point la famille cocon était devenue carcan. Antonetti : « Le potentiel était présent, mais, comme c’était un garçon timide, il n’osait pas trop. Dans les jeux, on ne le voyait pas, il n’osait pas... Ça lui a fait du bien d’aller voir ailleurs. Les parents à côté, tout ça, ça lui facilite la vie. Mais quand vous êtes dans une ville tout seul, il faut se débrouiller ! Ça permet de se prendre en charge. » L’intéressé confirmait d’ailleurs récemment s’être « découvert en tant qu’homme » , tandis que Thierry Laurey louait sa capacité « d’imprimer tout de suite » : « Avec lui, tu ne perds pas de temps » , confiait-il au quotidien L’Alsace. Preuve qu’un bon dérapage contrôlé mène plus rapidement à la ligne qu’un vulgaire virage à plat, et que son dernier but contre Bordeaux couronne une escalade de confiance à grandes enjambées.

Vidéo

Prochaine étape de cette prise de confiance/conscience, son évolution sur le terrain. Tantôt aligné sur l’aile gauche dans un 4-3-3 (Paris, Bordeaux), ou en attaque dans un 4-4-2 losange aux côtés de Nuno da Costa (Marseille, Caen, Saint-Étienne, Angers), reste à franchir « la dernière marche » évoquée par son ancien coach corse : « Jouer en pointe » . « Il faut qu’il travaille dos au but, mais pour moi, il a ce profil à la Lacazette, qui a commencé à droite avant de s’imposer comme seul attaquant. » Pas de risque en tout cas d’emballage pour un garçon à la mentalité décrite comme « exemplaire » , dont le contrat a bien fait de préciser que tout retour dans le Nord au mercato d'hiver était interdit, et qui, comble du luxe, a suivi à Lille une formation sur le rôle des médias. « Je vis très bien cette médiatisation, pose-t-il. Je travaille pour ça. Je sais comment ça peut se passer quand on a une période faste. Il ne faut surtout pas s’emballer. » Il a pourtant tout du joli cadeau de Noël.



Par Théo Denmat Propos de Martin Terrier tirés de Footmercato, LOSC.fr et Lindicateurdesflandres.fr
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