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La bulle de Wayne Rooney

C’est l’histoire d’un type qui a toujours été aussi iconique qu’incompris. Deux constantes dans la courbe de Wayne Rooney : il n’a jamais été chez lui, nulle part, et n’a jamais été regretté par personne. Et si, malgré les records, le meilleur buteur de l’histoire de Manchester United, qui effectue son retour dimanche à Old Trafford avec Everton, était finalement à l’image de son pays ?

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Durant de longues journées de la fin des années 1990, Wayne Rooney répétait sans cesse le même rituel : un passage par le club de boxe de son oncle, Rickie, un crochet aussi court que possible vers l’école et un entraînement quasi quotidien avec les gosses de son âge à Everton, qui l'a recruté en 1996. À l’époque, le gamin du quartier de Croxteth, à Liverpool, se faisait surnommer « Lil Wayne » – en contradiction avec « Big Wayne » , son père, même si le fils a rapidement doublé le physique de son ouvrier de papa – et tuait essentiellement son temps en regardant l’entraînement de l’équipe première des Toffees. Wayne n’est qu’un adolescent, mais a aussi quelques rêves et références au-delà du modèle absolu, Duncan Ferguson, dont Rooney partagera la chambre lors de la préparation estivale de 2002. Lors des discussions avec ses coachs de l’époque, il cite Alan Shearer pour « la puissance, la technique, les qualités de leader » et Paul Gascoigne pour à peu près tout le reste, mais surtout « l’imagination » . Depuis la première fois qu’il a foutu les pieds à Goodison Park, à l’âge de six mois, on ne cesse de lui secouer l’esprit avec les mêmes mots, les mêmes images, la même philosophie de vie.


Jouer au foot doit être un engagement pour les autres plus qu’un moyen de se faire briller individuellement. Lorsque Gazza débarque à Everton, Wayne Rooney a quatorze ans et est définitivement secoué, braquant son regard sur le mythe comme on glisse son œil dans un microscope. Reste qu’au-delà d’un talent différent, d’une frappe de mule, d’un cou de boxeur et d’une allure porcine, Rooney n’a surtout peur de rien, caractère sans aucun doute ramené de Croxteth où le chômage est une culture et les toxicos des éléments de décor. Preuve : lorsque Gascoigne débarque dans le vestiaire de la réserve un jour, en 2002, et demande si les jeunes ont prévu de sortir, un seul l’ouvre. « Moi, pourquoi ? » , relance Rooney. Gazza s’avance, lui file vingt livres et sourit : « Passe une bonne soirée pour moi. » Ou comment le fils de Jeannette et Thomas Wayne est entré dans une représentation de l’Angleterre telle que Rita Mae Brown la décrivait – « un aquarium, pas une nation » : soit un cocktail d’autosuffisance, de fierté, de rebellion et de courage mêlé à un mépris pour l’extérieur. Car, au fond, Wayne s’en fiche, il trouve ça « plutôt cool d’être Wayne Rooney » .

La « petite tête de bite grasse » et le SDF


Que reste-t-il de ce gamin planqué dans le coin d’un vestiaire ? Tout, ou presque, car Wayne Rooney n'en a toujours rien à foutre de l’extérieur et reste un homme devenu légende – meilleur buteur de l’histoire de Manchester United, meilleur buteur de l’histoire de son pays, meilleur buteur anglais en C1 – difficilement décryptable. Son retour à Everton cet été n’y a rien changé et si Old Trafford, où il a passé treize ans de sa vie, devrait lui réserver un bel hommage (enfin !) à l’occasion de son retour dimanche, reste une constante : personne ne le regrette, si ce n’est Mourinho qui versait en place publique il y a quelques semaines son spleen à propos de la perte de son ancien capitaine. Durant son aventure avec United, chacun de ses retours à Goodison Park était accompagné du même chant qui racontait, en gros, que celui qui a toujours affiché fièrement son « Once a blue, always a blue » n’était qu’une « petite tête de bite grasse » .


À Manchester, la donne est plus ou moins similaire, Rooney n’ayant jamais eu d’hommage chanté comme Giggs ou Scholes, les fans se contentant d’un vulgaire « Roo-ney, Roo-ney » à chacune de ses prises de balle, aussi magnifiques soient-elles. Bizarre et cruel, Wazza a toujours eu l’image d’un passager à Manchester – où il a toujours eu l’étiquette d’un Scouser –, d’un intrus chez les riches de ce monde – où on lui a toujours préféré David Beckham, par exemple –, d’un traître qui aurait délaissé son quartier de naissance en s’installant dans une belle villa à Pretsbury avec Coleen. Comme s’il n’était jamais chez lui nulle part, excepté sur un terrain.

La passion et les regards de travers


Wayne Rooney est à l’image de l’Angleterre moderne : replié sur lui-même. Une injustice ? Non, car celui qui fêtera ses 32 ans en octobre n’y prête que peu d’attention. Son attitude sur un terrain a toujours répondu à cette prise de position et ce n’est pas pour rien si Sir Alex Ferguson s’est longtemps battu pour qu’il cesse de se dépouiller aux quatre coins du terrain, quitte à sacrifier ses statistiques individuelles. Rooney est dans la passion, pas dans la séduction, et pour ça, l’homme a besoin d’être désiré. S’il s’est barré d’Everton à l’été 2004, c’est avant tout parce qu’il affirme que « David Moyes était envieux » de sa popularité grandissante, bombée par un Euro monstrueux au Portugal. S’il est parti de United cet été, c’est aussi parce qu’il ne se sentait plus utile, presque gênant. Adopter Rooney est aussi devenu impossible, car on ne peut tout pardonner, surtout pas un flirt avec la voisine de City pour ramasser un contrat en or et faire sauter l’équilibre de l’institution qu’est Manchester United.


Dimanche, Wayne Rooney va donc revenir à Old Trafford avec Everton, où il sera toujours regardé de travers malgré des sentiments sincères – il ne faut pas oublier sa rage lorsqu'il marquait à Anfield avec MU – pour avoir abandonné un club en pleine ascension il y a treize ans avant de revenir dans un projet de nouveau ambitieux, et devrait recevoir un hommage à la hauteur des regrets qui entoureront jusqu’au bout son destin. Nouveau chapitre, nouvelle fête – Mourinho l'a promis –, même constante, et ce, alors que Wazza sera attendu lundi au tribunal de Stockport après avoir pris le volant d’une Coccinelle avec quelques pintes de trop dans le sang il y a quelques semaines. Drôle de bulle que celle d’un héros comme Wayne Rooney.



Par Maxime Brigand Propos de Wayne Rooney tirés de My Story so far.
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