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La Bosnie trop forte pour l'Iran

Au sein d'une rencontre qui s'annonçait décisive pour l'histoire de la sélection iranienne, les hommes de Carlos Queiroz n'auront finalement pas réussi à inquiéter la Bosnie (3-1). Les coéquipiers d'Edin Džeko remportent leur première victoire en Coupe du monde, s'offrant une sortie sous les honneurs.

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Bosnie H. - Iran
(3-1)
E. Džeko (24'), M. Pjanić (59'), A. Vršajević (83') pour Bosnie-Herzégovine , Ghoochannejhad (82') pour Iran.


Après deux défaites pas forcément méritées face à un Messi en feu contre l'Argentine, puis suite à des décisions arbitrales suspectes contre le Nigeria, les Bosniens disputaient leur dernière rencontre de ce Mondial sauce brésilienne. D'ores et déjà éliminés, la rencontre face à l'Iran était l'occasion pour les hommes de Safet Sušić de terminer avec les honneurs en essayant d'aller chercher leur première victoire en Coupe du monde. En face, l'enjeu était tout autre pour l'Iran, puisque les hommes de Carlos Queiroz pouvaient encore envisager une qualification en huitièmes, un stade encore jamais atteint par l'équipe nationale iranienne en quatre participations à un Mondial. Sauf que pour sortir des poules, les Princes de Perse se devaient cette fois-ci d'attaquer et de gagner, en plus d'espérer une défaite des Super Eagles contre l'Albiceleste dans l'autre rencontre du groupe F. Une tâche qui s'annonçait difficile pour les Iraniens, seule équipe du tournoi à n'avoir encore pas inscrit le moindre but en cette Coupe du monde. Les coéquipiers de Dejagah auront beau avoir essayé, la montagne bosnienne était finalement trop haute à gravir pour l'Iran.

Mot compte double et mètre 98

Comme prévu, ce sont bien les Bosniens qui prennent très vite le jeu à leur compte, monopolisant le ballon au sein de la moitié de terrain adverse. L'Iran se contente d'accomplir ce qu'elle sait faire de mieux, à savoir résister aux attaques bosniennes et jouer long sur leur attaquant mot compte double Ghoochannejhad, qui campe seul en pointe. Malgré l'enjeu, les hommes de Carlos Queiroz ne changent rien à leur style d'attaque, préconisant un jeu en contre. Logiquement, ce sont donc les Bosniens qui se créent les premières occases, par l'intermédiaire d'Edin Džeko. D'abord du pied droit sur un centre de Bešić (3e), ensuite de la tête à la réception d'un joli service de Sušić, neveu de (10e). Mais à chaque fois, Haghighi est là pour stopper les tentatives de l'attaquant citizen. Jusqu'à cette 23e minute. Alors qu'il hérite de la gonfle aux 40 mètres, le meilleur buteur des éliminatoires de la zone Europe prend ses responsabilités et inscrit son 36e but sous les couleurs de la Bosnie. L'adversaire est sonné, mais se relève très vite. Quelques secondes après l'ouverture du score, sur une offensive amenée côté droit, Shojaei expédie le ballon sur la barre de Begović, qui semblait battu. Comme à son habitude depuis le début de la compétition, le portier de Stoke se montre ensuite serein sur chacune de ses sorties aériennes. Les Iraniens sont trop timides pour espérer inquiéter les hommes de Safet Sušić dans le jeu. Dejagah, l'un des six joueurs du groupe iranien à évoluer en Europe, n'arrive pas à faire la différence côté gauche. Ses coéquipiers ont beau montrer les crocs, il en faut plus pour impressionner la bande à Emir Spahić. En bons gaillards, les Bosniens se contentent de faire des fautes aux 40 mètres, et s'en remettent au mètre 98 de Begović dans les airs. À la mi-temps, l'Iran perd 1-0 et est virtuellement éliminé.

Les Iraniens auront marqué un but

Au retour des vestiaires, ce sont les Iraniens qui se montrent les plus dangereux, conscients qu'une qualification historique leur tend les bras, le Nigeria étant mené au score dans le même temps contre l'Argentine. Mais malgré leur envie, les hommes de Carlos Queiroz sont incapables d'animer la rencontre offensivement, ne pouvant rivaliser avec le niveau des joueurs d'en face. Car s'il faut plusieurs tentatives à l'Iran pour espérer faire frissonner la Bosnie, il n'en faudra qu'une à Miralem Pjanić pour les mettre K.O. Après une récupération du ballon aux trente mètres, les Bosniens se retrouvent en supériorité. Bien décalé dans la surface côté gauche, le joueur de la Roma ajuste le portier adverse d'un plat du pied sécurisant et porte le score à 2-0. La détermination n'y est plus côté iranien, trop fragiles pour espérer inquiéter Asmir Begović. En face, la Bosnie déroule et est tout prêt d'aggraver le score, une nouvelle fois par l'intermédiaire de Džeko, trop gourmand pour inscrire un doublé (66e), puis suite à une attaque de Kolašinac, trop vicieux pour espérer marquer le troisième but de son équipe (67e). Carlos Queiroz tente un dernier coup en ajoutant un deuxième attaquant en la personne d'Ansarifard, venu remplacer Dejagah. Une entrée en jeu décisive, puisque les Iraniens réduiront le score grâce au mérite de Ghoochannejhad (82e), avant de sombrer définitivement dans la minute qui suit sur un but de Vršajević (83e). Lancé côté droit, le joueur d'Hajduk est à la finition d'un contre rapidement mené par la Bosnie. Un comble pour l'Iran, qui aura tout de même réussi à inscrire un but dans cette Coupe du monde.

Par Victor van den Woldenberg
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C'est bien, on sort par la grande porte. On n'est pas passé loin d'une sortie de poule, ça se joue quand même sur ce putain de hors jeu imaginaire, la quenelle est grosse... mais bon, c'est la vie. Au final c'est à peu près ce que j'espérais de la compétition. Je ne croyait pas beaucoup à la sortie de poule, à cause du manque d'expérience. Maintenant avec cette victoire, c'est un palier supplémentaire de franchi. Il a fallu se faire éliminer deux fois en barrages pour finir par accéder à un grand tournoi. Je pense qu'il fallait cette première expérience pour commencer à rêver à mieux. Espérons juste que la fédération aura assez de sang froid pour analyser objectivement les choses, et proposer un nouveau contrat à Susic. Je trouve qu'il mérite de continuer.
Fier des dragons, et avec les joueurs qui ont émergé pendant ce mondial et qui vont prendre de la maturité, on peut avoir confiance en l'avenir. Manque un bon défenseur central, parce que Spahic commence à montrer ses limites. Mais bon, Besic, c'est tout jeune, comme Sunjic, Susic, Vrsajevic, Besic... et un joueur aussi expérimenté que Pjanic a en fait 24 ans, il va encore se bonifier.
Une stat cool, on est l'équipe qui se roule le moins par terre de douleur :)

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J'avais trouvé les Nigérians assez insupportable, il apparait bien qu'ils sont assez performants en la matière.
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