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La Bosnie et l’Irlande se neutralisent

Alléchant en théorie, ce Bosnie-Irlande a clairement déçu. Peu de jeu et d’intentions, il aura fallu attendre la fin de la rencontre pour voir les filets trembler. Du moins, les apercevoir, à cause du brouillard qui a perturbé l’ensemble de la seconde période.

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Bosnie 1-1 Irlande

Buts : Džeko (85e) pour la Bosnie // Brady (82e) pour l’Irlande

La célébration est à la hauteur du soulagement. Jamais qualifiée pour un Euro, la Bosnie, chez elle, a bien cru se faire surprendre par l’Irlande qui n’a cherché qu’à endormir son adversaire. Mais les Dragons d’Europe de l’Est peuvent remercier leur buteur maison et capitaine, Edin Džeko, qui égalise en fin de rencontre et permet à son pays de conserver toutes ses chances en vue du match retour prévu lundi à Dublin. Côté Irish, gageons que les retours de Given, Shane Long et O’Shea permettent à Martin O’Neill de proposer davantage que ce soir.

L’agence sans risque


C’est avec une sacrée gueule sur le papier que la Bosnie se présente face aux rugueux Irlandais. Džeko, Pjanić, Lulić ou encore Ibišević sont présents. Des noms qui sentent bon les Balkans et le toucher de balle délicat. Mais barrage aller oblige, personne ne se presse pour enflammer la rencontre. Malgré une totale domination territoriale de la bande de Mehmed Baždarević, il faut attendre la 20e minute pour voir le premier frisson envahir l’enceinte de Zénica, ville à une heure de route au nord-ouest de Sarajevo. Vedad Ibišević parvient à passer devant le marquage serré de Clark pour claquer une reprise de volée, qui ne donnera finalement rien de plus qu’un effet d’optique à la grosse quinzaine de milliers de supporters bosniens debout en tribunes. Le premier arrêt, lui, intervient à la demi-heure de jeu et une tête de Visća facilement captée par Randolph. Un sursaut d’occasions autant inoffensif qu’éphémère. Peut-être parce que l’Éire se satisfait complètement de ne pas exister dans le jeu. Peut-être parce que la Bosnie n’est pas assez tranchante au moment de prendre le bloc irlandais à défaut. Peut-être, aussi, parce que les 22 bonhommes se disent que le meilleur moyen de disputer l’Euro français, c’est de jouer comme en Ligue 1. C’en est trop pour M. Brych qui renvoie tout ce beau monde au vestiaire, sans la moindre seconde de temps additionnel.

Quand t'es dans le brouillard


Histoire de ne rien arranger, quelques filous ont semble-t-il craqué des fumigènes durant la pause. Résultat : un épais brouillard qui envahit le pré, gênant grandement la visibilité de tous les acteurs et rendant celle du téléspectateur tout simplement infernale. L’Irlande en profite pour sortir de son trou et commence peu à peu à s’installer dans le camp bosnien. Tour à tour, Hoolahan puis Hendrick s’illustrent, mais leurs tentatives respectives manquent le cadre. Les coéquipiers d’Emir Spahić se montrent davantage dangereux sur contre-attaque ou séquence rapide à présent. Il faut même une très bonne sortie de Randolph sur Džeko pour préserver la nullité du score. Dans cette seconde période, ce sont les manœuvres du réalisateur, qui se démène comme un beau diable pour retransmettre des images ne serait-ce que perceptibles, qui demeurent les plus intéressantes à étudier. Zoom rapproché, plan latéral… Tout y passe. Et dans cette partie marquée surtout par un faux rythme, l’Éire ouvre le score sur sa seule véritable occasion, à la suite d’un débordement de Brady, qui ponctue son action par une belle frappe décroisée. Mais dans la foulée, Džeko joue les renards de surface et égalise au milieu d’une défense irlandaise apathique. Plus rien à retenir jusqu’à la fin de la joute, qui aura vu deux équipes apeurées par l’optique de perdre plus qu’encouragées par le désir de victoire. Tout se jouera donc à Dublin lors du match retour.

Par Eddy Serres
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