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La Bosnie a tout à gagner

Méconnue et ambitieuse, la Bosnie-Herzégovine de Safet Susic viendra à Paris pour rafler la mise, toute insouciance dehors…

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La sélection bosnienne n’en finit plus de tourner autour d’une première qualification à un premier tournoi international. Battus par le Portugal en barrages pour le Mondial 2010, les Smajevi (les Dragons) sont passés, en deux ans, de la cinquante-huitième à la vingt-deuxième place du classement Fifa. Juste derrière la Serbie et à quelques encablures de la Croatie (9ème). Sa défaite à domicile (0-2) contre la France en septembre de l’année dernière a fait oublier cette progression linéaire. A l’époque, Dzeko ravalait ses envies de grand club à Wolfsburg, Ibisevic était convalescent, Misimovic déclinait à Galatasaray avant de partir se soigner au Dynamo Moscou, Spahic jouait les boxeurs à Montpellier et Pjanic méditait sur les bénéfices de la mélancolie, façon Puel, entre Rhône et Saône. Un nul à l’arrache à Tirana contre l’Albanie de Cana (1-1), un mois plus tard, ne ravivait guère l’enthousiasme à Sarajevo.

Arrivé en début d’année 2010, Safet Susic fait le tour du propriétaire mais a du mal à retrouver le mojo qui a fait de la Bosnie-Herzégovine un des meilleurs seconds couteaux du continent. Il va mettre finalement une grosse année à rassembler le puzzle. Principalement en intégrant des joueurs jusque-là délaissés et des jeunes. Ce soir, on devrait voir à l’œuvre Lulic, un latéral gauche passé des Young Boys de Berne à la Lazio cet été, Mujdza son pendant côté droit qui évolue à Fribourg, Medunjanin un des stratèges des Dragons qui fait des ravages au Maccabi Tel Aviv ainsi que toute nouvelle merveille du foot bosnien, Adnan Zahirovic (21 ans) qui joue Spartak Nalchik en Russie. Ces quatre-là portent le sceau Safet Susic, celui de la nouvelle Bosnie.

« Pas de match nul »

Contre la France, l’ancien démiurge du PSG laissera Ibisevic sur le banc pour envisager un 4-2-3-1. Dzeko tout seul devant soutenu par un trio royal (Medunjanin, Pjanic et Zvjezdan Misimovic revenu à son meilleur. Dans cette rencontre, la « Bosnie n’a absolument rien à perdre. Je ne crois pas qu’il y aura de match nul à l’arrivée » raconte partout Susic. Son équipe est taillée pour réussir un hold-up et renvoyer la France à ses errements de l’été 2010. Reste à savoir à quelle Bosnie les Bleus auront à faire ? Celle du double affrontement contre la Biélorussie (deux victoires), celle qui score en fin de match (Roumanie, Albanie) ou celle qui s’est inclinée lourdement à Bucarest (0-3) ? Le poids de l’enjeu avait déjà plombé les Dragons lors du barrage retour contre le Portugal à domicile. Voire…

A domicile, la France sera favorite mais la puissance de feu bosnienne n’est pas à négliger. Des blessés majeurs et des doutes qui ne demandent qu’à se réveiller d’un côté, des inconnus talentueux qui ont soif de reconnaissance et faim d’un premier tournoi international. Plus que rien à perdre, les Dragons ont tout à gagner…


Par Rico Rizzitelli
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Les trois premiers joueurs cités étaient déjà en sélection sous Blazevic, ça n'a rien de nouveau.
ils meritaient de gagner ...marre de cette pseudo equiope de france
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