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  2. // 24e journée
  3. // Bordeaux/Lorient (3-2)

La bonne affaire bordelaise

Même en marquant trois buts, les Girondins ont eu toutes les peines du monde à se défaire d’une formation lorientaise vaillante et efficace (3-2). Mais en signant-là leur onzième succès de la saison, les joueurs de Francis Gillot se sont offert une bouffée d’oxygène au classement, quand les Merlus restaient dans le ventre mou. Et dire que ce match avait failli ne pas se jouer…

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Bordeaux – Lorient : 3-2
Buts : Saivet (22e), Ch. Dabaté (36e) et Hoarau (72e) pour Bordeaux – Ab. Diallo (26e) et L. Kone (84e) pour Lorient.

La décision s’est réellement faite en première période. Psychologiquement et sportivement. Parce qu’en marquant des buts contre le cours du jeu, les Bordelais ont asséné un grand coup sur la tête de leurs adversaires. Henri Saivet et Cheick Diabaté ont donc rendu la tâche difficile à des Bretons pourtant plus menaçants. Un premier acte qui a préfiguré ce qu’allait être la suite des débats. Même si le suivant, notamment dans les derniers instants de jeu, a permis d’entretenir l’espoir d’un final époustouflant. Mais c’était sans compter sur l’insolente réussite actuelle des Marine et Blanc…

Les mauvais comptes

« On a pris du retard en janvier, il n’y a plus à compter » , avait martelé Francis Gillot en conf’ de presse d’avant-match. Une amorce 2014 des plus moroses en matière de prise de points, et de tête aussi, donc, pour les siens. Mais un constat qui a également été fait en Bretagne, par Christian Gourcuff. « Le début d’année n’est pas très bon sur le plan comptable. Cela correspond à un calendrier difficile et non à de mauvaises performances » , faisait observer, dans la nuance, le technicien. Vrai, parce que les Merlus, ils ont bien failli taper les plus gros : 2-2 face à Monaco et défaite in extremis 1-0, face à Marseille, dernièrement. Pas vernis, les garçons. Pas bien brillants non plus, leurs homologues, en proie à de gros problèmes d’efficacité… Mais eux ont su compacter la bouteille en plastique évianaise (2-1), samedi sur leur pelouse. Bref, ce match en retard de la 24e journée, il sentait le rachat à plein nez. Même si jusqu’à la veille, il risquait de nouveau d’être reporté, en raison des conditions climatiques pourries en Gironde, et d’un stade à partager avec les voisins du top 14... Mais le délégué a dit oui, donc il s’est joué. À 18h30, sous la pluie, devant 12 779 spectateurs… Merci la LFP.

Dominer n’est pas… marquer

C’est sans Jussiê, Rolan, Abdou Traoré (blessés), ni Coutadeur, Audard, Gassama, Jouffre, Robert (blessés), ni Bourillon et Alain Traoré (suspendus) que les hostilités démarraient. Et sur les chapeaux de roues, parce que les Merlus étaient bien vifs, et disposés à passer à travers les mailles du vieux filet bordelais. Pressing haut – aux trente mètres adverses – donc, et c’est un onze marine qui était rapido pris au piège dans son propre camp. Pas glop pour les hommes de J-Lo. À tel point qu’au bout de cinq minutes de jeu, chacun savait que les visiteurs devaient ouvrir la marque. Et Raphaël Guerreiro (2e), pas chanceux, ou Vincent Aboubakar, sans un Cédric Carrasso des grands soirs, auraient même pu voir leurs tentatives trouver autre chose que les genoux du goal pour le premier, et la barre transversale – via les gants de Carrasso – pour le second (8e) ; sa magnifique volée en pivot méritait là encore bien meilleur sort.

Un coup franc et ça repart

Il aura alors fallu aux Girondins endurer vingt minutes de souffrance pour se défaire de la domination territoriale des Orange et Blanc. Si bien, que c’est sur coup de pied arrêté que les Aquitains faisaient mentir les prévisions. Enroulé puissant aux vingt-cinq mètres de Grégory Sertic, pour la tête piquée d’Henri Saivet au second poteau (22e). 1-0, balle au centre. Mais pas pour longtemps, puisque Abdoulaye Diallo, quatre minutes plus tard, contraignait Lamine Sané à lui dégager dessus, et lui offrir la balle d’égalisation (26e). Tout à refaire pour les deux équipes. Sauf que Lucas Orban, quand il n’est pas suspendu, peut faire du bien à ses copains. Déboulé côté gauche, centre en retrait et c’est le grand Cheick Diabaté qui se régale ; son intérieur du pied fait mouche (36e). 2-1. Pas cool pour Lorient qui pouvait légitimement espérer mieux sur les quarante-cinq premières minutes de jeu.

Au bout du suspense

Si le premier acte a d’emblée affiché ses promesses, il n’en a pas été de même pour le second. Ou pas vraiment. Verrouillé dans l’entrejeu, le match n’a pas donné ce que les amoureux de football pouvaient en attendre jusque-là dans son contenu. Surtout les Bretons, même, puisque à leur tour, leurs hôtes les empêchaient de progresser. Pas la peine de mettre du rythme et de distiller des occases à tout-va en première période, pour sombrer dans l’à-peu-près, en seconde… Bon, mis à part deux frappes de Nicolas Maurice-Belay (52e) et Sertic (67e) et… le but de Guillaume Hoarau. Orban, encore passeur, offrait son premier en bleu marine à l’ancien Parisien, en mode « je contrôle tranquille, je mets au sol, et je glisse dans le but » (72e). Facile. Un dépucelage qui se sera fait attendre. Le problème, c’est que les Lorientais, excepté un Aboubakar tonique et un Bruno Ecuele Manga présent, ne transpiraient pas la sérénité. Pire, ils sombraient mentalement, jusqu’à ce que Lamine Kone vienne piquer une tête dans les 5,50 mètres de Carrasso (84e), et relancer la machine. Et le suspense, même, dans le temps additionnel. Mais non, il était écrit que les Girondins gratteraient une place au classement (7e), et que leurs vis-à-vis resteraient sur trois défaites consécutives…

Bordeaux : Carrasso (cap) – Mariano, Henrique, Sané, Orban – Sertic, N'Guemo, Faubert, Maurice-Belay – Saivet (Poko, 85e), Diabaté (Hoarau, 63e).

Lorient : Chaigneau – Baca, L. Koné, Ecuele Manga (cap), R. Guerreiro – Ch. Doukouré (Aliadière, 58e), Lautoa (R. Abdullah, 75e), Monnet-Paquet, Barthelmé (Sunu, 71e) – Ab. Diallo, V. Aboubakar.


Par Laurent Brun, à Chaban-Delmas
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