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La bombe « Niko » Anelka

C'est la Une de L'Equipe : « Va te faire enculer, sale fils de pute ! » . Authentique... C'est ce que Nicolas Anelka a balancé à Raymond Domenech à la mi-temps du match contre le Mexique. On avait bien vu que les Bleus avaient explosé en seconde période. En fait, ils avaient déjà explosé dans les vestiaires. Voire même bien avant ?...

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0-0 à la mi-temps contre le Mexique. La France s'est fait secouer pendant 45 minutes mais tout reste “jouable”. D'ailleurs, les Bleus se reprennent un peu et Malouda ajuste une frappe enfin dangereuse. Mais on sent qu'ils n'y sont plus... Les Mexicains porteront le coup de grâce à l'animal blessé. “Blessé” par l'altercation atomique entre Nicolas Anelka et Raymond Domenech à la pause. Anelka, qui a pourtant encore joué à l'envers, n'était même pas prévu pour sortir ! Non. Domenech lui demande juste poliment de moins “dézoner”. La réplique fuse : « Va te faire enculer, sale fils de pute ! » Raymond décide sur le champ de le faire remplacer par Gignac. Anelka, pas touché, file sous la douche... Telle est l'incroyable histoire contée aujourd'hui dans L'Equipe. Ambiance chez les Bleus : comment repartir au combat après ça ? Où étaient les “tauliers” Evra, Henry, Ribéry ou Gallas pour remobiliser le groupe à la mi-temps d'un match crucial ? Ils étaient “ailleurs”, forcément : quand la veille ces gars-là ont eu la tête de Gourcuff, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'ils interviennent pour raisonner Niko.



“Niko”, un surnom à bannir, désormais. Y'a plus de Niko. Niko, c'est fini. Hier, dans sofoot.com, on avait conclu partiellement sur la désillusion des Bleus : “Rester digne”. « Rester digne : pardonner quand c'est possible, ou punir, mais pas sans avoir jugé en toute impartialité. Rester digne. Ne pas lyncher, tuer ou se venger de Raymond et des joueurs » . Dur aujourd'hui de se contenir. Il suffit juste de penser aux mômes qui aiment les Bleus et qui lisent la Une du journal de papa : « Va te faire enculer, sale fils de pute ! » . Alors, on tire un trait sur “Niko”. D'ailleurs lui-même s'était “barré” en insinuant après France-Mexique qu'il ne se verrait pas trop dans les plans de Laurent Blanc... Juste un mot, Nicolas : pense à tous les Antillais que tu as déçus et peinés. Là-bas, dans les Îles, il y a des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux et des mômes qui étaient venus fêter les “Bleus de France, les Bleus des Antilles” quand l'équipe de France était venue en Martinique jouer contre le Costa Rica, en novembre 2005. Pense à tous ces gens, Nicolas : eux, cette équipe de France, ils en étaient fiers.



“Niko”, un surnom à bannir, désormais. Niko, comme Titi, Pat (Vieira ou Evra), Maké, Jérèm (ou Toul), Tutu (Thuram), Lass, Boum, Sid (Govou), Dédé (Gignac), Maloude (ou Flo)... On retrouve là tous les surnoms que Domenech balançait à la presse, histoire de prouver que les Bleus étaient tous une bande de potes et que lui était le copain en chef. Toute la com ultra démagogique de Raymond Domenech. Un Raymond Domenech qui rêvait peut-être secrètement que tous “ses” joueurs l'appellent Ray... Lui qui voulait se faire passer pour un meneur doublé d'un éducateur : il s'est fait bouffer jusqu'à l'os. Les “coups de fusil” qu'il nous avait promis, c'est son cher “Niko” qui les lui a portés au cœur, devant tout le groupe. L'implosion des Bleus venait donc de loin, d'aussi loin que Raymond s'était confisqué l'équipe de France à son profit, en affublant systématiquement de surnoms des joueurs qu'il tenait tant à nous présenter comme sa bande de jeunes. La bande à Raymond...



Encore un mot... Au Mondial 2002, Thuram et Sagnol furent les témoins ulcérés d'une équipe de France qui se barrait en couille en Corée du Sud. Ils s'étaient tus, en prenant sur eux-mêmes, alors qu'un Willy était à deux doigts de dégoupiller. Sans se concerter réellement, les deux hommes s'étaient promis de ne plus jamais se taire et d'intervenir chez les Bleus si pareille ambiance pourrie venait à menacer derechef l'équipe de France. Ils faillirent, pourtant, à l'Euro 2004, se taisant à nouveau sur les revendications incroyables de titularisations d'office de certains Bleus (Pirès, un peu, mais surtout Lizarazu et Desailly). Ils n'empêchèrent donc pas le désastre de Portugal 2004... Par contre, en 2006, Thuram et Sagnol firent partie, avec ZZ, Vieira et Makélélé, des tauliers qui mirent Domenech au rencard après les matchs de poule. Ils redéfinirent la ligne tactique à adopter, à l'encontre des choix initiaux du sélectionneur. Avec le résultat qu'on sait : une presque victoire finale... En 2008, Thuram et Sagnol (et Vieira) firent à leur tour le combat de trop, il est vrai. Mais en 2010, plus rien ni personne pour contester le pouvoir et les choix tactiques de Domenech (un 4-3-3 tombé du ciel, à Tignes, puis un retour au 4-2-3-1 en Afsud...). Tout le monde est resté docile et a obéi aux nouvelles consignes, tout en sachant que les Bleus allaient dans le mur... Seul “Niko” s'est révolté. Mais pas dans le bon sens du terme.



L'équipe de France d'aujourd'hui, ce sont des enfants, un mélange de sales mômes et de gentils garçons... Mais des enfants quand même. Qui pilote les Bleus depuis 98 ?

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