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  2. // Bolivie/Costa Rica (0-2)

La Bolivie sans crédit

Pleine d'espoir après son nul inaugural contre l'hôte argentin, la Bolivie a sombré hier soir, humiliée par des jeunes Costa Ricains pourtant loin d'être impressionnants (0-2), mais dont la vitesse de son duo d'attaque a suffit à surpasser une défense à l'agonie, dont Messi et ses copains n'auraient dû faire qu'une bouchée.

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Bolivie-Costa Rica : 0-2


Buts : Martinez et Campbell

Ça devait être le match pour la troisième place, mais les deux matchs (très) nuls de l'Argentine ont complètement changé la donne. La Bolivie était venue chez le voisin d'en dessous avec comme objectif suprême de ne pas être trop ridicule. En battant les gamins du Costa Rica, elle avait hier soir l'occasion de rejoindre la Colombie en tête de ce groupe A et de faire un grand pas vers les quarts-de-finale. Et bah non. Affligeante, elle s'est effondrée en deuxième mi-temps, s'inclinant 2 à 0 et terminant la partie à neuf. Incapable de gagner un match dans la compétition depuis une demi-finale à domicile contre le Mexique en 1997, elle devra pourtant battre la Colombie lors du dernier match de la poule pour éventuellement faire partie des deux meilleurs troisième. Une place qui devrait plutôt revenir au vainqueur de la soirée, le Costa Rica, qui aurait pu l'emporter encore plus largement avec plus de chance et moins de maladresse, et qui attend l'Argentine sans aucun complexe.

Un niveau proche du néant

La Bolivie contre les moins de 22 ans du Costa Rica, c'était forcement pas un défilé de stars sur la pelouse du 23 de Agosto de Jujuy. Déjà favoris au départ, les Boliviens avaient en plus l'avantage d'évoluer à domicile, ou presque, Jujuy étant située à quelques heures de bus de la frontière bolivienne. Beaucoup de drapeaux rouge-jaune-vert donc, parmi les 23 000 supporters présents. Dans ce match bas-de-gamme, il faut attendre dix minutes pour voir ce qui ressemble à une combinaison, un dédoublement côté gauche qui place Gutiérrez en position idéale pour centrer. Dans les tribunes. La Verde pose le pied sur le ballon, tente de construire, mais Arce, étrangement seul dans la surface, croise trop son tir. Le Costa Rica joue très bas, balance devant et mise tout sur la vitesse de Campbell et Martinez pour marquer en contre. La première vraie grosse occasion est d'ailleurs pour eux : Diego Madrigal centre au deuxième poteau pour la tête de Martínez, contrée miraculeusement en corner par le dos de Raldes. Les centres et coup-francs boliviens sont du niveau de ceux de Cissokho, terminant soit en touche, soit en six-mètres. Dans ce festival de passes ratées et de ballons perdus, Marcelo Moreno, la « star » bolivienne, fait connaissance avec les coudes des deux défenseurs centraux ticos, qui font bien comme ils peuvent pour tenter de le bloquer. Ses prises de balle et ses appels nous permettent de comprendre pourquoi il joue en Premier League (prêté par le Shakhtar à Wigan, ndlr), et sa frappe à côté du ballon pourquoi il n'y a pas mis un but. L'Argentine a été incapable de battre cette équipe ? Elle peut légitimement s'inquiéter, son niveau est proche du néant. 0-0 à la mi-temps, on l'aurait parié.

Naufrage bolivien

Ces Boliviens sont en fait incapables de dominer leur adversaire du soir, et derrière c'est carrément catastrophique. Mora s'enfonce dans la défense emmental bolivienne, mais à dix mètres du but réussit à ne pas cadrer. Ce n'est que partie remise, à l'heure de jeu, Martinez finit par ouvrir le score, poussant au fond des filets une frappe de Guevara (encore un) repoussée par Arias, le portier bolivien, bien impuissant face à trois attaquants Costaricains sans marquage (0-1, 59è). La Verde n'y est plus, mais alors plus du tout. Mora place une tête juste à côté, Campbell écrase son coup-franc sur la barre. La défense est aux abois. Campbell, encore lui, part dans le dos de la défense, rate son duel face au gardien mais peut servir Martinez en retrait, dont la frappe est sortie par le bras de Rivero. Penalty, carton rouge. Ça sent le roussi. Mais Guevara, même en s'y reprenant à deux fois, ne concrétise pas. La partie tourne au n'importe quoi, et la Bolivie se retrouve à neuf, Flores étant à son tour expulsé pour un coup de pied au sol sur l'intenable Campbell, qui deux minutes plus tard vient plier l'affaire en ajustant facilement un Arias décidemment seul au monde (0-2, 78è). L'addition aurait pu être plus salée, mais les Ticos s'en contenteront. La victoire est dédiée à leur compère Dennis Marshall, mort le 23 juin dernier dans un accident de voiture. Ils auront droit à un match de gala contre une Argentine qui n'aura elle pas le droit à l'erreur, et même en cas de défaite ils pourraient à la surprise générale faire partie des quarts-de-finalistes, comme en 2001. La Bolivie, elle, a laissé passer sa chance, et s'oriente vers une cinquième élimination consécutive au premier tour. Descendue de ses 3500m d'altitude, elle n'a pas grand-chose à faire valoir. Il n'y a que l'Argentine pour ne pas s'en être rendue compte.

Par Léo Ruiz

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Match interessant hier mais quand meme pas mal de dechets dans le jeu. Je suis sur que d'un coté comme de l'autre avant la compet'les coachs doivent se dire "bon allez contre l'argentine on a aucune chance alors essayons de ramener au moins un point et on betonne a max , notre qualif de toute façon la jouera contre le Costa Rica(ou vice versa". Résultat un match plus ouvert avec des équipes qui osent beaucoup plus...

Sans compter le facteur qui peut difficilement etre explicable par des raisons cartésiennes. Les argentins sont cordialement détestés par la plupart des pays d'Amérique Latine et particulierment leur voisins, ça ne serait pas étonnant que les joueurs des pays comme la Bolivie mettent les bouchées doubles et un supplément d'ame à chaque fois pour ne pas perdre contre les argentins et les faire chier au maximum ... Comme on a vu lors de leur premier match.

En tout cas, pour en revenir au match d'hier, le Costa Rica a des jeunesse interessante a suivre donc pour le futur
Peut-être que les petites équipes mettent les bouchées double pour ne pas perdre contre l'Argentine, mais faut quand même ajouter le facteur "L'Argentine joue comme des queues" qui est loin d'être négligeable.
Assurement le match le plus faible depuis le debut de la competition. Le seul point positif c est que les deux equipes ont joue le jeu et ont essaye (malheureusement avec peu de reussite) d attaquer et de creer du jeu.

Il est impossible de comparer ce match au Bolivie-Argentine, ou les boliviens ont joues a 10 derriere avec Moreno seul en pointe. si la Bolivie avait joue avec le meme shema, on aurait accouche d un vieux 0-0 tout moche parceque je doute fort que les faibles attaquants ticos soient capables de contourner une defense regroupee.
J ai oublie l autre point positif du match d hier: Il y a eu un vainqueur donc l Argentine se retrouvera au pied du mur lors de son dernier match, ce qui nous promet du spectacle et de la tension.
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