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La Biéloru... qui ?

Le premier adversaire en compétition officielle de l'équipe de France est un pays où la densité est la plus faible d'Europe (49 habitants/km2). Difficile d'y trouver 20 footballeurs de talent...

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Globalement, sans l'éclatement de l'URSS en 1991, la Biélorussie serait restée une province soviétique et basta. Une région perdue dans l'immense empire socialiste et dont tout le monde se fout. Alors qu'aujourd'hui, le Bélarus pointe à la 78ème place du classement FIFA. Derrière des cadors comme l'Ouganda, le Malawi ou la terreur chypriote. Franchement pas de quoi effrayer Laurent Blanc et sa bande vendredi soir au Stade de France ni de parader en tête des canards spécialisés. Personne, ou presque, ne connaît cette équipe. Qui ? Quoi ? Où ? Personne ne sait vraiment. Même Wikipedia galère à ce niveau. Normal pour une squad qui n'a gagné que 41 de ses 142 matches officiels. Allez, soyons beau joueur, les puristes se sont déjà délectés des accélérations de la star nationale Aliaksandr Hleb (ex-Arsenal et Stuttgart, prêté dernièrement à Birmingham).

Hleb est quasiment le seul joueur du pays à avoir le niveau et l'expérience de la Ligue des Champions. Fin dribbleur et redoutable passeur, le milieu de terrain est la force de frappe numéro 1. Dommage que le talent ne soit pas génétique chez les Hleb car le frangin, lui aussi international, fait les beaux jours d'un club chinois (Shenzhen Ruby). La lose. Autant dire que le grand patron du football à choisi son camps dès la maternité. Hormis Hleb, voire Kutuzov (Bari, recruté à 18 ans par le Milan sans jamais s'imposer), le Belarus cherche ses talents. Même le jeune Yegor Filipenko, pourtant présenté comme un futur crack en défense centrale, n'a jamais réussi à s'imposer au Spartak Moscou et végète actuellement au Sibir Novosibirsk. Le goulag sportif en somme.

Le coup de massue gallois

Dire que tout aurait pu basculer en 2002. A l'époque, le pays est entre les mains d'Eduard Malofeyev et rêve d'Asie. La Coupe du monde, la vraie. Comme dans les plus beaux souvenirs de l'URSS conquérante. Pas si saugrenu. Les anciens Soviets sont à un match des barrages. Pour ce faire, ils doivent battre les Gallois lors du dernier match et ainsi doubler les Ukrainiens sur le fil. Finalement ils prendront un sévère 3-0 et laisseront la bande à Shevchenko finir dauphin de la Pologne. Jamais le pays n'avait été aussi prêt d'un Mondial. Le genre d'opportunité qui ne se présente qu'une fois toutes les morts d'évêque. Car les exploits ne sont pas nombreux. Une victoire contre les Pays-Bas dans les années 90, deux nuls contre l'Italie. Rien de fou. Mais un frémissent positif s'échappe de Minsk depuis la nomination en 2007 de l'Est-Allemand Bernd Stange. L'ancien sélectionneur d'Oman présente quand même le meilleur bilan national au poste depuis l'affiliation à la FIFA en 1992. Et oui, Bernie pèse 12 victoires en 33 matches avec une différence de buts positive (+8). Pas dégueu.


Outre son passé sulfureux d' inoffizieller mitarbeiter (informateur non-officiel) de la Stasi, le teuton a mis en place un jeu très défensif. Il Il s'appuie sur la principale force du pays, le BATE Borisov, premier club local à s'être incrusté en Ligue des Champions (2008). Le quatuor Shitov-Sosnovsky-Yurevich-Bordachev mise tout sur sa complémentarité. Habitués à jouer ensemble en club, les quatre fantastiques peinent néanmoins au niveau international. Cela ne devrait pas être suffisant face au jeu aérien d'un Hoarau ou les accélérations d'un Malouda. Quoi qu'il en soit, les potes de Kutuzov aimeraient réaliser un exploit au Stade de France. Histoire de pouvoir situer correctement, au moins une fois, Minsk sur une mappemonde...

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