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La Belle endormie

Contre Naples dimanche soir, la Juventus a montré les muscles pendant quinze minutes avant de somnoler pendant le restant de la rencontre, laissant le Napoli égaliser logiquement. Rien de neuf pour les Turinois, qui jouent souvent avec le frein à main cette saison. Si bien qu'à neuf jours de la rencontre aller de Ligue des champions qui opposera les Bianconeri au Barça, le niveau de cette Juventus-là reste une énigme.

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On peut enfiler les noms comme autant de perles rares : Gonzalo Higuaín, Paulo Dybala, Juan Cuadrado, Miralem Pjanić... Cette Juve cuvée 2016-2017 a clairement des airs de grand cru et affiche sans doute l'effectif le plus impressionnant du club piémontais depuis le scandale du Calciopoli. Pourtant, elle offre des prestations mitigées, impressionnantes par séquences, mais fades sur la durée. Ce nouveau sommet face au Napoli en a été une nouvelle illustration marquante.

Sieste anticipée


Face aux Partenopei, la Juve a vraiment joué quinze minutes. Quinze minutes durant lesquelles elle sort un début de match costaud aux quatre coins du terrain, histoire de montrer à Naples qui est le vrai patron de la Serie A. Khedira s'en va ainsi planter dès la septième minute un pion magnifique, après un une-deux velouté avec Pjanić. C'est beau, précis, efficace, sans pitié. C'est Juventus, quoi. Puis les Turinois décident d'aller faire dodo. Le bloc recule, Naples monopolise le cuir et la Vieille Dame gère pépère en se reposant sur sa défense de fer, sans vraiment jouer les contres à fond. Un manège qui dure longtemps. Précisément jusqu'à la 60e minute du match, où Hamšík égalise d'une merveille de frappe en première intention. Ensuite, la Juve se bouge mollement et Allegri fait entrer Dybala et Cuadrado pour mettre un peu de folie dans une formation qui en manque alors terriblement. Pour zéro effet ou presque. Et la Juve repart du San Paolo avec un nul sans panache.

Un mystère turinois


Rien de bien affolant a priori. Sauf que Barcelone et la Ligue des champions se rapprochent à pas de géants. Et que le niveau réel de cette Juventus-là reste un secret mieux gardé que la formule du Coca Cola. Élève brillant, mais fainéant, la Vieille Dame se fait une spécialité cette saison d'assurer le service minimum dès qu'elle en a la possibilité. Comme face à la Sampdoria le 19 mars dernier, où elle ouvre le score par Cuadrado à la septième minute aussi, avant de gérer la rencontre sur un rythme de sénateur. Ou encore face à Porto en match retour de huitième de C1, où, après l'avoir emporté 2-0 à l'aller, les Piémontais se contentent d'une victoire minimaliste, 1-0, à onze contre dix. Certes, les victoires écrasantes n'ont jamais été vraiment dans l'ADN du club turinois. Un club qui avait atteint la finale de la Ligue des champions 2014-2015 sans rencontrer d'opposition réellement consistante en Serie A, et qui a prouvé par le passé qu’il était capable de hausser son niveau de jeu en fonction des adversaires affrontés.


Sauf que la formation bianconera a beaucoup évolué depuis, perdant des tauliers de la trempe de Pirlo, Vidal, Tévez et Évra. Qui ont été remplacés par des joueurs autant, sinon plus talentueux, d'Higuaín à Dybala en passant par Alex Sandro, mais qui manquent cruellement de références au très haut niveau européen. Si bien que Massimiliano Allegri avait tenu à mettre en garde ses hommes après leur succès sans saveur face à Porto. « Dans ces matchs-là, soit vous attaquez avec de la vitesse en mettant beaucoup de pression, soit vous faites tourner le ballon sereinement jusqu'à voir un espace dans la défense adverse. Nous n'avons fait aucune de ces deux choses. Nous avons pu nous qualifier avec un certain contrôle, mais nous devons impérativement améliorer ces phases-là dans l'avenir. » Le Mister bianconero le sait : contre le Barça, la gestion et l’attentisme constitue rarement une stratégie gagnante. Ne reste plus à la Vieille Dame qu'à se réveiller. Pour de bon, cette fois-ci.



Par Adrien Candau
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