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La Belgique, un favori à visage découvert

Elle n'a pas toujours été à l'aise avec les qualificatifs flatteurs, mais la Belgique semble avoir définitivement mis ses doutes derrière elle. Et s'ils ont eu quelques difficultés à trouver leur place dans la catégorie poids lourds, les Diables rouges sont enfin en paix avec leur place dans la hiérarchie du football mondial.

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La statut de favori est une éternelle patate chaude du monde du sport. Une fois cette étiquette collée dans le dos, il y a deux écoles. Celle du champion qui ne se cache pas, qui l'assume, quitte à en faire un peu trop et à passer pour une buse en cas de défaite. Et celle du planqué, refusant d'être annoncé comme l'homme à battre, et qui fuit le statut de favori comme la peste. Une grande scène de « c'est pas moi, c'est lui » à l'issue de laquelle le favori en question ressemble le plus souvent au capitaine Haddock tentant de se débarrasser de son sparadrap sans y parvenir.


Concernant l'affrontement de ce vendredi soir, le débat est vite vu. D'un côté, le défilé haute couture belge, ses noms ronflants, son 4-0 au tour précédent et sa deuxième place au classement FIFA, de l'autre le pays de Galles, le drapeau à dragon, sa superstar au catogan, et son parcours qui en surprend plus d'un lors de cet Euro. Encore impressionné par la raclée qu'il venait de prendre en huitièmes de finale, le gardien hongrois Gábor Király n'avait pas pris de pincettes au moment de livrer ses impressions après le match : « La Belgique est le grand favori de l'Euro. » Un rôle que les Belges n'avaient pas eu de mal à endosser avant d'aller écœurer les Magyars, comme le montrait Alex Witsel en balançant, décontracté : « Nous sommes favoris face à la Hongrie. » Une nouveauté dans le discours belge, et de quoi faire taire Ruud Gullit qui avait affirmé juste avant : « La Belgique n’aime pas avoir le rôle de favori, ce n’est dans sa nature. »

Hazard et le brassard


Quelques jours plus tôt, la même musique avait résonné chez Antonio Conte, qui s'apprêtait à entrer dans la danse face aux Diables rouges, et qui avait juré : « La Belgique fait partie des favoris de notre groupe, mais aussi pour la victoire finale. » Une déclaration habile, politique, presque machiavélique. Histoire de lancer les hostilités avant d'entrer sur le terrain, d'aller chatouiller les Belges et de libérer un peu ses joueurs de la pression du début de tournoi. Une heure et demie et un 2-0 pour l'Italie plus tard, certains commençaient même à rire en qualifiant les Belges de pétards mouillés, incapables comme à leur habitude d'aller au bout. À l'aube de leur quart de finale, les joueurs de Marc Wilmots ont remis leur costume d'épouvantail. Et peu importe s'il y a un an presque jour pour jour, ils s'étaient brisé les dents sur les Gallois en éliminatoires, avec une défaite 1-0 qui faisait suite à un nul 0-0 peu encourageant au match aller.


La différence avec le Mondial 2014, où on sentait la Belgique plus en délicatesse avec son rang de gros poisson du football mondial, semble immense, et l'évolution du rapport d'Eden Hazard avec son brassard de capitaine montre le chemin parcouru. Tout juste élu meilleur joueur de Premier League, il arrivait au stade de France le 7 juin 2015 pour un match amical face aux Bleus, un peu obligé d'assumer le capitanat en l'absence de Kompany. Parler dans le vestiaire ? « Je parle avec le ballon » , tente-t-il pour échapper à la question, avant de reconnaître : « Peut-être que je dois un peu plus donner l’exemple sur le terrain et en dehors. Je joue avec l’un des plus grands capitaines, John Terry, qui porte le brassard depuis qu’il a 24 ou 25 ans. Il montre tous les jours que c’est le leader. Premier à arriver, dernier à partir, en match il est toujours là. »

Un numéro 1 stérile


Juste avant l'Euro, première grande compétition qu'il dispute en tant que capitaine, Eden Hazard avait radicalement changé de discours, et son ancien fardeau était devenu une source de motivation : « J’ai envie de montrer, balle au pied, pourquoi on m’a donné le brassard de capitaine. (…) Je veux, en tout cas, me montrer sous mon meilleur jour. Je ne crains pas la pression. Nous avons des joueurs habitués à jouer dans des grands clubs. Nous savons comment gérer ce genre d’événements. » La semi-déception de la Coupe du monde a été digérée, et a même servi de leçon. Arrivés au Brésil avec un effectif hyper talentueux mais jeune – 24 ans de moyenne – et pour qui ce genre d'événement était une première, les Belges avaient lutté jusqu'en prolongation pour sortir les USA avant de perdre face à l'Argentine, en ayant passé tout le match à courir après leur but de retard sans trouver la solution.


À leur décharge, la progression ultra-rapide de la Belgique – passée de la 66e place du classement FIFA à la 1re en six ans - et son arrivée soudaine à la table des favoris n'était pas simple à gérer. Deux ans plus tard, la peur de la première fois n'existe plus, et la majorité des joueurs ont progressé individuellement depuis. Marc Wilmots a lui été élu coach de l'année 2015 en décembre dernier aux Globe soccer awards, et semblait déterminé à gommer cette vilaine réputation de « numéro 1 du classement FIFA qui ne gagne jamais rien » qui collait à la peau des siens. Et après la démonstration de force face aux Hongrois de dimanche dernier, les observateurs avaient dû se faire une raison, à l'image de la Gazzetta dello sport qui écrivait : « La Belgique est maintenant prête à jouer le rôle qui lui avait été attribué à la veille de ce Championnat d'Europe, et déchiré le temps d'une nuit contre l'Italie de Conte : celle du favori. » Qui sourit désormais quand on lui rappelle son statut.

Par Alexandre Doskov
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