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  1. // Euro 2012
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La bataille d’Oranje

Minés comme à leur habitude par les rancœurs et les batailles d’ego, les Pays-Bas vont devoir surmonter le problème s’ils veulent gagner ce soir contre l’Allemagne. Et ils doivent gagner contre l’Allemagne. Le sélectionneur Bert van Marwijk, spécialiste de la gestion de conflits, a du pain sur la planche.

« Nous, les Hollandais, nous sommes ainsi, on n’est jamais d’accord sur rien. » Dans l’entretien qu’il a récemment accordé aux journaux mexicains Futbol Total et El Informador, le maestro néerlandais Johan Cruyff annonçait ce qu’allait vivre la sélection de son pays pour son entrée dans l’Euro 2012. Défait par la supposée plus faible équipe du groupe B, le Danemark (1-0), le groupe oranje n’aura donc laissé passer qu’un petit match avant de vivre sa traditionnelle implosion. Cette année, il est question du triangle amoureux Van der Vaart – De Jong – Huntelaar.

Étaler ses états d’âme, un sport national

Pour résumer brièvement ce mauvais soap opera, Nigel de Jong est vexé d’avoir été remplacé à la 71e minute par Klaas-Jan Huntelaar, qui est «  déçu et en colère » de n’être entré en jeu qu’à ce moment-là, tout comme Rafael van der Vaart. «  Je suis très déçu, a lâché ce dernier à Voetbal International, après être sorti de la pelouse sans jeter un seul regard pour Bert van Marwijk. L'entraîneur a ses préférences, je n'en fais pas partie et je ne pense pas que cela va changer. Nous avons vu ces dernières années que l'entraîneur ne change pas facilement. C'est très bien pour les joueurs de base, beaucoup moins agréable pour ceux qui doivent s'assoir sur le banc. Je continue à me donner à 100%, mais j'ai le droit d'exprimer ma déception. » Dans l’équipe des Pays-Bas, étaler ses états d’âme est même plus qu’un droit. C’est un véritable sport national.

Si la Hollande du football total et des seventies comptait déjà dans ses rangs l’un des plus gros ego de l’histoire du football en la personne de Cruyff, ce sont les années 90 qui ont mis en avant cette spécialité locale. Après les éliminatoires du Mondial 94, Ruud Gullit décide par exemple de prendre sa retraite en raison d’un profond désaccord tactique avec Dick Advocaat, sélectionneur de l’époque, qui le fait régulièrement sortir en cours de match. Mais la palme revient sans nul doute à Edgar Davids. Avant l’Euro 96, lors duquel les antagonismes entre joueurs atteignent leur paroxysme, le milieu défensif est renvoyé de la sélection par Guus Hiddink (le remplaçant d’Advocaat) pour avoir déclaré dans les médias : «  Hiddink devrait retirer sa tête du cul de certains joueurs, il verrait mieux. »

«  Pas nécessaire que nous soyons amis  »


La situation actuelle est bien moins critique que celle de l’époque, d’autant plus que le sélectionneur du moment est plutôt connu pour ses qualités de gestion des conflits. Pendant la Coupe du monde 2010, alors que Van Persie se plaint d’être sorti en cours de jeu en huitièmes de finale (un grand classique) et qu’il n’épargne pas Sneijder dans la presse, Van Marwijk organise une réunion entre les deux hommes, puis les met ensemble dans son onze de départ face au Brésil en quarts, atteignant par la suite la finale de la compétition. « C’est un homme très intelligent. Il prête attention à tout ce qui est autour de lui » , déclarait alors à Libération Johan Dijkstra, un ancien coéquipier du temps où le coach était joueur.

Rien ne dit pour autant que le commandant du navire parviendra à redresser la barre, cette fois-ci. « Ce n’est pas la même ambiance qu’en 2010  » , expliquait en effet Sneijder lundi avant de nuancer son propos : « Cela dit, il n'est pas nécessaire que nous soyons tous amis pour jouer ensemble et gagner des matchs. » Si c’était le cas, il y a fort à parier que les Pays-Bas n’auraient pas décroché beaucoup de victoires au cours de leur Histoire.

Thomas Pitrel, à Donetsk
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