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La bascule ivoirienne

Quel que soit le résultat du match face au Maroc ce samedi, les Éléphants fermeront un cycle durant lequel ils ont dû se réinventer après le départ de la génération Drogba. En cas de victoire, les jeunes coéquipiers de Gervinho pourront assurer la relève en Russie. Et si leur route s’arrête ce soir à Abidjan, il faudra se préparer à repartir de zéro.

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Le doute. Et si c’était à cela que l’on pouvait mesurer la marque laissée par les très grands ? Ceux qui ont porté pendant des années sur leurs épaules la destinée d’une nation qui se retrouve aujourd’hui dos au mur et face à une possible élimination. Avec Didier Drogba à leur tête, les Éléphants ont pu poser leurs grosses pattes à trois Mondiaux consécutifs, au point de devenir une référence du continent africain au même titre que leur voisin ghanéen. Mais comme les Black Stars déjà hors course, la Côte d’Ivoire pourrait passer à côté de l’édition russe. « Si on rate la Coupe du monde, on va être la risée du continent, tremble d’avance Franck Dja Djédjé, ex-international olympique et suiveur assidu de sa sélection. On va dire que derrière Didier Drogba, il n’y a personne pour prendre la relève. »

Lessivés


Ce samedi, la Côte d’Ivoire a deux alternatives : rentrer dans le rang ou offrir à sa nouvelle génération la possibilité de prendre rapidement le relais de ses glorieux aînés et de lever certaines interrogations. Un retour au garage ou un nouveau tour de piste. Un avenir qui ne dépend que d’un seul match, qui s’annonce déjà sulfureux. Au stade Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, les hommes de Marc Wilmots reçoivent le Maroc, leader du groupe qui n’a, lui, besoin que d’un match nul pour parachever une qualification attendue depuis vingt ans. « Il reste un match, une finale à gagner, annonçait le technicien belge en conférence de presse. Ce que je veux, c’est que les joueurs soient lessivés à la fin. Le peuple ivoirien veut voir une équipe combative. Moi, c’est la même chose. On a besoin d’une équipe qui va aller au combat et que tout le monde soit apte à jouer 90 minutes à 200%, à donner tout pour son pays et sa nation. »


Si les Ivoiriens doivent aujourd’hui s’engager à fond dans ce carrefour, c’est parce qu’ils ont emprunté avant ça un sentier lardé de nids de poule. Les Éléphants avaient bien entamé leur campagne qualificative et ont viré en tête du groupe à la fin de la phase aller, avant de se faire surprendre par le Gabon à domicile, et se sont montrés incapables de débloquer la situation au Mali. De quoi laisser la main aux Lions de l’Atlas au pire des moments. « On était tranquillement devant et on s’est mis en difficulté sur les derniers matchs, débriefe l’ex-Parisien Franck Dja Djédjé. À croire que l’on préfère la difficulté. » Ces revers s’expliquent par la qualité des adversaires, mais aussi par un groupe en perte de repères depuis les retraites successives de Didier Drogba en 2014 et de Yaya Touré en 2016. Preuve en est l’élimination au premier tour de la CAN 2017, entraînant la démission de Michel Dussuyer, le Français laissant en avril dernier la responsabilité du chantier à l’ex-Diable rouge Marc Wilmots.

Génération nan-nan


Dans sa liste des 25 figurent les derniers lieutenants de Drogba en activité, Gervinho, Salomon Kalou, Seydou Doumbia et Serey Dié. Des leaders qui pourraient écrire leurs dernières lignes en sélection ce week-end, ou s’offrir un joli épilogue en Russie en juin prochain. Derrière, hormis quelques joueurs repus au niveau professionnel, comme Serge Aurier ou Max-Alain Gradel, le groupe manque cruellement d’expérience et de référence. « C’est sûr que l’effectif actuel est d’une valeur moindre que ce qu’on a connu auparavant, commente Gérard Gili, adjoint puis sélectionneur de la Côte d’Ivoire entre 2004 et 2008. Mais on ne remplace pas aussi facilement une génération qui a fait le bonheur de la sélection pendant dix ans. Ils ont reçu un héritage, celui d’être la meilleure équipe africaine, mais il semble trop lourd à porter pour ce groupe. »


Paradoxalement, c’est dans cette période de transition que les Éléphants ont pu soulever une Coupe d'Afrique des nations après laquelle la génération dorée a si longtemps couru. Ironie de l’histoire, l’homme qui a guidé la Côte d’Ivoire à ce titre historique, Hervé Renard, est dans le camp d’en face et la sélection actuelle est une des plus faibles connue depuis quinze ans. « Pour la CAN 2015, il y avait encore une ossature qui leur a permis de le faire, poursuit l’ancien coach de l’OM. Aujourd’hui, ça manque d’expérience, et l’équipe se retrouve à peu près au même niveau que les autres. On est encore dans une période de nostalgie, en attendant que de nouveaux grands joueurs émergent. »

Enfants perdus


La phase de dépression semble inéluctable après un tel anticyclone, que la Côte d’Ivoire est loin d’être seule à avoir connue. « En France, entre le moment où Zidane a arrêté et celui où Pogba et Griezmann sont arrivés, il y a eu un gros creux générationnel, renvoie Dja Djédjé. Ce n’était pas beau à voir, mais tu ne peux pas couper à ce moment de flottement. » De quoi garder espoir en attendant que Wilfried Zaha, Éric Bailly, Franck Kessié, Joris Gnagnon ou Jean Michaël Séri brillent à leur tour sous le maillot orange. « La Côte d’Ivoire s’est affirmée quand ses joueurs se sont imposés dans de grands clubs européens, ajoute Gili. Il y en a trois ou quatre aujourd’hui, avant il y en avait onze. C’est sûr qu’il faut leur laisser du temps. Mais j’ai peur que, même s’ils vont en Russie, ça soit trop difficile pour eux. » À croire que pour les sceptiques, une victoire face au Maroc permettra aux jeunes Éléphants d’acquérir une seule chose : le bénéfice du doute.



Par Mathieu Rollinger Propos de Franck Dja Djédjé et de Gérard Gili recueillis par MR.
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