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La bascule d'Anfield

En déplacement à Liverpool mardi soir, le Chelsea d'Antonio Conte a l'occasion de définitivement secouer le suspense du championnat d'Angleterre à quelques jours de la réception d'Arsenal. Voilà pourquoi.

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Antonio Conte connaît ces gens. Il sait ce qu'ils pensent, ce qu'ils attendent, mais aussi ce qu'ils ne lui pardonneront jamais. L'homme connaît la difficulté de son métier, celui d'entraîneur, jugé en permanence sur les résultats plutôt que sur un discours. La rançon du succès est ainsi faite, plus les résultats tombent, plus les attentes sont hautes et moins on est pardonné, finalement. Depuis le début de sa carrière d'entraîneur, et plus encore depuis qu'il a touché son rêve en s'installant sur le banc de la Juventus en juin 2011 après plusieurs rendez-vous manqués, l'enfant des Pouilles n'a jamais laissé de place à la fantaisie, à la liberté et à l'indiscipline. Non, Conte calcule, maîtrise et sait exactement ce qu'il va se passer. Tout ça a un prix, celui de la souffrance et du dévouement total, mais tout ça a également des résultats et dans ce monde, c'est donc le plus important. Pour lui, bien sûr, mais aussi pour eux, histoire qu'ils le laissent tranquille. Le chef d'orchestre italien est clair, sa vie est dédiée au football – « Combien d'heures je consacre au football sur une journée ? Faites le calcul : je dors cinq heures, et j'en consacre trois à ma famille. Il m'en reste seize. » – et au détail. En arrivant en Angleterre, Antonio Conte savait qu'il se mettait en difficulté, lui et ses méthodes.

Depuis, tout a été plus rapide qu'il l'avait prévu lui-même, regardant au début du mois de décembre dernier Pep Guardiola s'incliner devant lui ainsi : « Il est l'un des meilleurs entraîneurs en ce moment, si ce n'est le meilleur. » La fin de la caricature, mais aussi le début d'une conclusion que l'homme a apporté il y a quelques jours en conférence de presse. « C'est important de créer une unité entre les joueurs, le staff, le club. Dans chaque équipe où j'ai été entraîneur, j'ai toujours essayé de bâtir cet esprit. Je suis fier d'avoir réussi à créer ça ici en seulement cinq ou six mois. On est une équipe et, en ce moment, chaque joueur évolue à son meilleur niveau. (...) L'esprit se fabrique chaque jour, avec le travail, les décisions, mon engagement et celui de mes joueurs. Cela prend du temps, ce n'est pas simple. Chaque décision que je prends est destinée pour le bien du club, pas pour le mien. » Voilà comment à seize journées de la fin du championnat d'Angleterre et de sa première campagne à l'étranger, Antonio Conte peut définitivement abattre sa concurrence. Tout ça après n'avoir perdu que onze points – sur soixante-six possibles – depuis le 15 août dernier.

Les problèmes de riche


Il faut prendre du recul sur ce tableau et surtout comprendre que les points perdus par le Chelsea de Conte cette saison l'ont été majoritairement à un moment où ce groupe n'était qu'un chantier, à Swansea (2-2), contre Liverpool (1-2) et à l'Emirates Stadium (0-3). La première bascule, c'était à Hull début octobre (2-0) avec le passage au 3-4-3 marqué par l'installation des pistons Moses et Marcos Alonso et le début des problèmes de riche. Le seul casse-tête de l'entraîneur italien depuis quelques semaines est de savoir qui installer dans son trident offensif, alors que chacune des cartes présentes dans son jeu (Pedro, Hazard, Willian, Costa) peut être indispensable. Les problèmes externes au terrain – la polémique Costa, le départ d'Ivanović – ont été étouffés avec maîtrise, rappelant que plus qu'un entraîneur, Antonio Conte est un chef de projet. Alors voilà, mardi soir, Chelsea a rendez-vous à Anfield avec Liverpool, qui l'avait battu à l'aller, mais aussi avec son destin. Tout simplement car en cas de victoire, les Blues peuvent prendre provisoirement treize points d'avance sur leur adversaire du soir et se préparer à saccager les derniers espoirs de titre d'Arsenal samedi prochain à Stamford Bridge. Ce championnat d'Angleterre est serré, tenu dans un mouchoir et se gagnera avant tout cette saison sur les confrontations directes entre musclés, là où Chelsea a perdu quelques points – notamment contre Tottenham (0-2) –, mais a aussi su répondre dans les moments où il était attendu. Il en a simplement perdu moins que les autres et c'est ce qui compte au moment de la remise de diplômes.

L'esprit de Klopp


Les honneurs, justement. Voilà où on attendait cette année le Liverpool de Klopp. Mais qu'a-t-il bien pu se passer pour qu'un groupe qu'on jugeait armé avant le passage à 2017 se fracture ? Pas mal de choses. Il y a eu le départ de Sadio Mané à la CAN, l'incapacité de ses remplaçants potentiels à tenir l'armada offensive des Reds, et donc forcément des résultats qui se sont écroulés avec des copies méconnaissables. Simple : depuis le début de l'année, Liverpool n'a gagné qu'un vulgaire match de FA Cup à Plymouth (1-0), vient de bouffer trois défaites de suite à Anfield – une quatrième mardi soir égalerait un vieux record de 1923 – et a balancé les coupes nationales contre Southampton et Wolverhampton, dix-huitième de Championship, samedi (1-2). Le jeu est discuté, l'esprit avec, et Jürgen Klopp a pour la première fois depuis le début de son mandat appris à douter. Cette période est la pire depuis son arrivée à Liverpool, il le sait et a décidé d'assumer « 100% des responsabilités » ce week-end, ce qui est dur, mais responsable dans un moment où il avoue qu'il est « impossible de descendre plus bas » . Pour lui aussi, la réception de Chelsea est un tournant, histoire de ne pas rapidement tout perdre. Mardi soir est un rendez-vous à ne pas manquer, car il pourrait tout décider et où rien ne pourrait, cette fois encore, être pardonné. C'est aussi ça, l'art de la bascule.

Par Maxime Brigand
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