L1 – Losc-Rennes (1-0) : Bel Lille emmerdes…
L1 – Losc-Rennes (1-0) : Bel Lille emmerdes…
Equipe de France Ligue 1 Paris Saint-Germain
Bon match de L1, il faut le dire. Le problème, c’est que Rennes et Lille se ressemblent un peu dans ce côté warrior qui ne lâche rien. En fait, il y a eu très peu d’actions construites dangereuses des deux côtés. C’était plutôt engagement-engagement avec grosse bataille au milieu de terrain. Le midfield de Lille, on le connaît : une muraille de Chine à 5 (Bastos, Cabaye, Mavuba, Balmont, Obraniak) sur laquelle l’adversaire se casse les dents. Lille a donc encore fait la différence grâce à son milieu qui a bouffé celui de Rennes. Aussi simple que ça. Rennes s’est fait contenir en attaque (Briand, Sow et Pagis), s’est fait neutraliser au milieu (Cheyrou et Lemoine) et a subi la pression incessante des Ch’tis.
Les deux équipes possèdent un même handicap : l’absence d’un vrai avant-centre, le vrai N° 9 létal qui plante régulièrement. Côté breton, Briand et Pagis ne sont pas à proprement parler des purs finisseurs, renards de surface. Idem pour Sow.
Côté lillois, Frau est plutôt bien revenu de blessure mais il lui manquera toujours ce petit quelque chose qui fait les grands buteurs de L1. Idem pour Obraniak, buteur très utile mais globalement occasionnel. Idem aussi pour Bastos, buteur prolifique cette saison (9 buts) mais avant tout scoreur d’appoint.
Résultat : des deux côtés, un vrai festival de tirs de loin ratés qui n’accrochent pas le cadre et un paquet de centres qui ne trouvaient pas preneurs (sauf une tête splendide de Sow en première mi-temps et une reprise intéressante de Frau). Preuve qu’on ne se sentait pas en confiance pour bien construire une attaque placée avec en bout de course le buteur-maison qui conclut en beauté. Lille a bien essayé quand même avec des combinaisons lancées côté droit par Balmont et à gauche avec Bastos. On retiendra surtout les centres mal ajustés, balancés au petit bonheur la chance.
Sans l’engagement à 100 à l’heure des deux côtés, on aurait eu droit à une partie vraiment insipide, ce qui n’a pas été le cas, il faut le redire. Du coup, c’est le coaching qui a fait la différence. Deux changements en coup de poker dans chaque équipe dans la dernière demi-heure. Guy Lacombe a bien lancé Jérôme Leroy à la place de Sow (60ème) puis Gyan à la place de Pagis (68ème). En deux mots, de la vivacité et du punch. En vain puisque Leroy et Gyan ont eux aussi été broyés par la machine nordiste. Rudy Garcia a fait entrer Fauvergue à la place de Frau (71ème). Bingo ! A la 75ème, Fauvergue a achevé aux 6 mètres un une-deux commencé dans l’axe avec Bastos vers le côté gauche qui lui a délivré la passe décisive. C’est le défenseur rennais Hansson qui a dévié du bide dans les filets, en prenant le pauvre Douchez à contre-pied (1-0). Un but qui a récompensé des Nordistes pas géniaux mais bien plus entreprenants. Une victoire méritée, donc.
Mention spéciale à Balmont, Mavuba, Bastos, Rami (côté lillois) et à pas grand monde côté rennais. Les Bretons ont été méconnaissables et ont beaucoup tenté en sprints individuels sur les ailes (Briand à droite, Sow à gauche) sans combiner vraiment avec les milieux. Il faut dire que le bloc dogue made in RDA remonte toujours à la vitesse éclair et que son quadrillage défensif assèche toute opportunité. Une équipe bien emmerdante à jouer, indeed…
Chérif Ghemmour
NB : Dans l’après-midi, le PSG a battu Sochaux 2-1. Paris colle encore au train des leaders (6ème, à 6 points de l’OL). Petite victoire parisienne face à des Doubiens (si, si : c’est comme ça qu’on dit !) encore un peu plus atteints au moral.
Pas grand-chose à dire à part l’arrêt de la main de Gavanon hors de sa surface face à son duel contre Luyindula. Juste un carton jaune pour un geste d’anti-jeu qui méritait au moins l’expulsion et le retrait des allocs. Hoarau a transformé un penalty un peu généreux (45ème, son 12ème but) et Luyindula a planté le but de la victoire parisienne (63ème).
Entretemps, Sverkos avait égalisé à la 51ème d’un tir aux 20 mètres à ras du poteau.
Détail morbide : Landreau était encore sur la ligne de 6 mètres, loin de sa cage, hyper mal placé pour se détendre comme il faut. Mika ne rejouera plus jamais de sa vie en Equipe de France. Maintenant, c’est certain.






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