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  2. // 2011/2012

L1, le bilan de santé

Première trêve internationale, premier bilan. Calmement. Le championnat de France est unique et chaque année, août est cruel. Saloperie de chaleur.

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Ce qui a marché



Lyon s'est refait une santé



8 points en 4 matches en étant toujours invaincu, un style de jeu plus séduisant et, surtout, une apparente sérénité autour de Rémi Garde, le nouveau coach. L'OL ne fait plus rire. Bien au contraire. L'escouade monte en puissance derrière son nouveau capitaine Lisandro - jusqu'à sa douloureuse blessure du week-end dernier. Médiatiquement, Garde, c'est simple, facile, enjoué, agréable, plaisant. Bref, on est loin de l'austérité de Claude Puel. Le groupe semble libéré. Souriant. Les joueurs s'aiment de nouveau. Chacun fait l'effort pour le collègue. Chacun se bouge le cul en somme. Même le Président Jean-Michel Aulas en deviendrait sympathique. Surtout que Lyon commence à avoir des problèmes de trésorerie (aucune folie sur le marché) au point de se faire passer pour un club humain. Avec ses propres soucis. Un OL que l'on pourrait aimer en fin de compte. Un club que le Français lambda aurait envie de soutenir en Coupe d'Europe. C'est peut-être ça le plus grand succès de Rémi Garde. Une métamorphose réalisée avec le matos déjà en place (Lloris, Lisandro, Gomis etc.) et une certaine tranquillité de la presse. Ça change tout, l'air de rien.



Gameiro, le titi parisien



On savait le natif de Senlis dans une forme exceptionnelle (meilleur buteur de l'année 2011 en championnat avec déjà 17 pions), on se demandait néanmoins comment l'ex-Lorientais allait digérer le bordel parisien façon Qatar. Dans un effectif blindé d'internationaux, Kevin Gameiro est à sa place. Trois caramels en championnat, des appels à la pelle, un instinct de buteur aiguisé, KG est définitivement le killer qui manquait au PSG depuis la retraite de Pauleta. Pour le moment, le numéro 19 francilien est la meilleure affaire du marché parisien (même si Pastore, bien sûr...). L'international français est en train de se mettre sur les rails de l'équipe de France à quelques encablures de l'Euro 2012. Derrière l'intouchable Benzema, Gameiro s'affirme comme la doublure parfaite au Madrilène. Reste à aller cherche un titre de Pichichi qui lui semble promis...



Alain Traoré, Orange mécanique



L'Abbé-Deschamps a trouvé son excitant. Un Burkinabé de soixante kilos, chaussé avec des godasses orange et auteur de cinq buts hallucinants depuis le début du championnat. Simple doublure lumière l'an dernier, le milieu de terrain a commencé la saison dans le XI majeur de Laurent Fournier. Faute de mieux. Sauf que le lascar a eu la bonne idée de fracasser les ficelles adverses à coups de frappes supersoniques et nettoyages de lucarnes. A cette vitesse, difficile de passer à côté de l'OVNI icaunais. Même si le petit bonhomme aura du mal à maintenir son niveau de jeu actuel dans les mois à venir, son début de saison justifie à lui seul le fait de lâcher quelques Euros dans un hot-dog à l'Abbé-Dé.

Montpellier - Rennes, que jeunesse se fasse

Les deux tubes de l'été. Les Sudistes sont ambiancés par le matériel local, de la chaleur, des buts, des mecs sveltes et bronzés et un Président tout joyeux. Bref, Montpellier est dans la place. Le centre de formation marche à plein régime (Yanga-Mbiwa, Belhanda, El-Kaoutari), le recrutement est flairé depuis trois piges (Giroud, Estrada, Bedimo) et le cœur de Loulou Nicollin en redemande. L'Hérault s'est embrasé pour les siens, auteurs d'un très bon début de championnat (3 victoires, 1 défaite) avec du jeu et des pions. Et comme le hooligan Spahic n'est plus là, la squad en deviendrait presque sympathique. Même constat pour les Rennais qui ont décidé de jouer au football. L'arrivée de Gravel Pit' Pitroïpa a dynamité le jeu offensif breton. L'ancien de Hambourg est un fou. Balle au pied, le mec est injouable. Hormis un trou d'air à Montpellier (gifle 4 à 0), le Stade Rennais affiche une belle gueule aoûtienne. Meilleure attaque et pire défense. Voir jouer Rennes, c'est l'assurance de voir des buts. Si en plus, on peut voir un bout de Salma Hayek une fois par an...

Et aussi : les bicyclettes façon “Top Buts”, l'arrivée de Javier Pastore, le Lorient de Gourcuff, le début de saison de Saint-Étienne, la jeunesse toulousaine, Eden Hazard.

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Ce qui a foiré

OM, droit au but

Des gros, Marseille est le plus à la bourre. Aucune victoire en dépit d'un mercato torché dès fin juillet, une animation offensive trop dépendante du rendement de Loïc Rémy et une défense dégueulasse. A la décharge de Didier Deschamps, les Olympiens ont aligné quatre schémas défensifs différents en autant de rencontres. Difficile de trouver une stabilité. Surtout avec un “Souley” Diawara qui semble payer à 32 piges l'ensemble de ses folies nocturnes. Annoncé partant, Lucho est resté. Annoncé athlétique, Gignac est parti se faire liposucer. Annoncé titulaire, Amalfinato ronge son frein sur le banc. Annoncé milieu de terrain, André Ayew se la joue ailier. Annoncé costaud, l'OM est à la bourre et émarge à 4 points de Paris et 5 de Lyon. On appelle ça un été pourri. Et on ne parle même pas du tirage de la Ligue des champions. On connait la capacité mentale des Olympiens a combler les écarts. On s'attend à un gros braquet d'ici peu. En théorie.

Nenê, cachez cette narine...

Dans l'escouade parisienne reniflant l'odeur du pétrole, Nenê n'est plus la star. Pis, il n'est presque plus rien. Juste un gaucher surfant sur la vague solaire d'août à novembre. Avec les Pastore, Sissoko, Lugano, Gameiro et Menez, Nenê n'est plus la vedette de Paname. Il doit se fondre dans le collectif, jouer juste et vite. Tout ce qu'il n'a pas envie de faire. Pour le moment, le Brésilien peine à se mettre au diapason. Il râle. Ronchonne. Boude. Tire la tronche quand il sort. Tire la tronche quand il n'entre pas. Et sur le pré, le numéro 10 n'est plus aussi décisif. Les dribbles sont forcés, compliqués, inutiles. Si l'ancien Monégasque ne se mêle pas très vite au collectif, sa sortie de piste risque d'être définitive...

Black listé

Ou comment l'éternel débat sur l'arbitrage vidéo refait surface. Après quatre journées, les hommes en noir ont déjà œuvré. Des penalties douteux (genre PSG-Valenciennes), des fautes flagrantes non sifflées (genre OM-Saint-Étienne) et voilà que la Ligue 1 se retrouve déjà entachée par des erreurs d'arbitrages. En 2011, on peut trouver un défibrillateur avec un iPhone mais on n'est pas capable de dire si un ballon a franchi une ligne. C'est beau le 2.0.

Les rumeurs et les coups en douce

Cet été, le PSG a failli signer Kakà, Berbatov, Eto'o, Luisao, Ganso, Neymar, Nasri, Gervinho, Hazard, Ochoa, Amauri, Borriello, Balzaretti, Zarate, Wenger, Ancelotti... Pour la première fois depuis belle lurette, la Ligue 1 a été le théâtre de la méthode "bar du coin". A chaque jour sa rumeur. On ne va pas se mentir, c'était marrant les trois premiers jours. A force, ça a plus affolé les langues qu'autre chose. Pour parfois en perdre l'essentiel. Le vrai gros coup du mercato, c'est Park qui l'a fait en plantant le LOSC après une demi-visite médicale et une fugue d'adolescent en direction de Londres. Même la morale a foutu le camp...



Et aussi : le vrai-faux come-back de Malbranque, la fausse concurrence entre les gardiens, l'AS Nancy en Ligue 1, le système Maïga pour partir en Erasmus à Newcastle, les travaux du Vélodrome...

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