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L'Uruguay prend la tête, l'Argentine et la Colombie se réveillent

Lors de la sixième journée, l’Équateur, balayé en Colombie, a perdu la tête au profit de l’Uruguay, tombeur du Pérou. L’Argentine poursuit sa remontée au classement, et le Brésil arrache un point.

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L’équipe du week-end : Colombie


On n’avait pas pris autant de plaisir devant un match de la Colombie depuis la fin du Mondial brésilien. En plein renouvellement, l’équipe de José Pékerman semble enfin trouver ses marques. Alors que Falcao est toujours sur le flanc, et que les exilés chinois (Guarín et Martínez) n’ont pas leur place aux yeux de Don José, quelques nouveaux ont convaincu. En défense, Oscar Murillo, défenseur central de Pachuca, a fait oublier son homonyme de l'Inter, en méforme ces derniers temps. Sur le coté gauche, Farid Díaz, 32 ans et à peine deux sélections, a assuré l’intérim en attendant l’avènement de Fabra, qui souffre à Boca Juniors. Emmenés par James, capitaine et enfin véritable leader de cette équipe, la Colombie a battu l’Équateur (3-1), invaincu jusqu’ici. Surtout, les Cafeteros ont totalement anéanti le jeu d’habitude proposé par les hommes de Gustavo Quinteros, fait de contre et de pression. Un récital colombien, comme le prouve le but du 3-0, inscrit après une superbe combinaison entre James, Cuadrado et Bacca. Dans la chaleur de Barranquilla, les Colombiens retrouvent des certitudes et empochent trois points, pour remonter à la cinquième place du classement.

Le chef-d’œuvre collectif des Cafeteros :

Le joueur du week-end : Carlos Bacca


Et si le meilleur avant-centre de surface du monde était colombien ? Donnez-lui un bon ballon dans le rectangle, il vous le transforme en but. L’attaquant du Milan AC a planté un doublé mardi, et porte son total à onze buts sous le maillot de la patrie. Alors que sa maison a été dévalisée à Milan lors de cette trêve internationale, Bacca a lui braqué la place de neuf titulaire de la sélection colombienne pour un bon bout de temps. Chez lui, à Barranquilla, Carlos Bacca est sorti sous une énorme ovation du public. Bien méritée.

Le but du 1-0 :

Vous avez raté Venezuela - Chili et vous n’auriez pas dû


Certes, l’affiche ne fait pas rêver, et à cette heure-là, seuls les fanatiques de NBA et de Chasse, pêche, nature et traditions sont réveillés. Mais vous n’auriez pas dû manquer le match entre des Vénézuéliens en grande difficulté et une équipe chilienne en reconstruction. Et la logique a été respectée. Le Chili, mené par Sánchez et Vidal, a écrasé le dernier de la zone AmSud, sur le score de 4-1. Malgré l’ouverture du score exceptionnelle d’Otero, les Vénézuéliens n’ont pas tenu la longueur. Deux doublés, de Pinilla et un autre du milieu de terrain du Bayern Munich, enfoncent la Vinotinto. Les hommes de Pizzi, qui a succédé à Jorge Sampaoli, sont quatrièmes du classement après cette sixième journée.

Le coup franc d’Otero :

La polémique : De telles rencontres ne peuvent pas se jouer sur de tels terrains


Une constante dans ces éliminatoires en Amérique du Sud. Chaque sélection cherche à jouer sur un terrain qui met en difficulté son adversaire. L’altitude bolivienne, la chaleur de Barranquilla et, mardi, l’horrible pelouse de Córdoba. Contre la Bolivie, les Argentins ont décidé d’abandonner le Monumental, générant une polémique. Tata Martino a d’abord affirmé « qu’il y avait plus de supporters de la sélection dans les provinces argentines » . Mais c’est surtout l’état du terrain du stade Kempes qui a provoqué le débat.


Utilisée par trois clubs et récemment pour un concert d’Iron Maiden, la pelouse était dans un état catastrophique. Idem à Barranquilla, où les ravages d’El Niño se font encore sentir. En attendant, la CONMEBOL ne fait rien et laisse des rencontres internationales (des places pour une Coupe du monde sont tout de même en jeu) se disputer sur des pelouses dignes de quatrième division. Aussi, la Bolivie, qu’on attendait en grande difficulté face à l’Argentine, n’a perdu que 2 à 0. Et a surtout subi une erreur d’arbitrage, sur un penalty inventé par Banega. Moche.

Le golazo du week-end


Comme N'Golo Kanté, Sebastián Pérez a marqué pour son anniversaire. Et quel but !

L’analyse définitive : Les favoris reprennent leurs places


Lors des cinq premières journées, le classement était bouleversé par les contre-performances de l’Argentine et de la Colombie. Après la sixième, les favoris pour la qualification au Mondial russe de 2018 sont de retour. L’Uruguay, venu a bout du Pérou (1-0, but de Cavani), est en tête de la zone et a enfin retrouvé son duo d’attaque Cavani-Suárez. Surprise de ces débuts d’éliminatoires, l’Équateur descend à la deuxième place après la leçon infligée par les Colombiens. En grande difficulté (collectivement, l’Argentine est toujours dans le doute), l’Albiceleste a pris six points capitaux face au Chili et à la Bolivie. Sans effacer les doutes quant au projet de jeu de l’ancien entraîneur du Barça, les hommes de Martino ont assuré l’essentiel. En pleine reconstruction depuis le départ du chauve argentin, la Roja pointe à la quatrième place, après une victoire tranquille contre le Venezuela.

Le classement :

Les déclas de la journée


« Tout va bien avec la Colombie parce que je joue. Quand j’ai le soutien de tout le monde, ça se voit. Je suis heureux. » James, et un petit tacle pour le club madrilène. Faustino Asprilla avait raison.


« On n’essaye pas d’être le Barça, mais d’avoir une identité de jeu bien à nous. On a pris les six points, on a fait ce qu’il fallait. » Mascherano, après la victoire argentine.

« La Colombie nous a battus sur toutes les lignes. On a perdu individuellement, dans tous les un-contre-un. » Gustavo Quinteros, sélectionneur de l’Équateur, après la première défaite de son équipe.

« Je suis heureux de pouvoir diriger ces joueurs. On a gagné en étant supérieurs, c’est une victoire logique. » Pizzi, après sa première victoire à la tête du Chili.

« Depuis qu’on est arrivés à Córdoba, dès qu’on est descendus du bus, le public a été incroyable. On savait que ça allait être ainsi, mais on se doit de les remercier. » Messi et la sélection argentine semblent avoir trouvé une nouvelle maison. À la moquette dégueulasse.

« J'ai vécu ce match comme si c'était le dernier. Ça le sera si je ne suis pas convoqué pour la Copa América. » Demichelis et le poids des ans.

Et sinon, que pasa ?


  • Gabriel Mercado, latéral droit de River Plate, a marqué son deuxième but après celui contre le Chili.


    Et logiquement, Internet en profite.


  • Messi, tout droit.


  • La Pulga a d’ailleurs inscrit son cinquantième but en sélection. Le record de Batistuta (56 buts) va bientôt tomber.


  • Le Paraguay peut s’en mordre les doigts. Les hommes de Ramón Díaz menaient 2-0 face au Brésil, avant de se faire remonter en fin de match. Dani Alves a marqué le but de l’égalisation à la dernière minute (2-2).


  • Les Brésiliens ont même raté l’occasion du 3-2 à la dernière seconde du match.


  • Maladroit devant le but, dites-vous ?


  • Paris tremble. Sorti rapidement pour une blessure au tibia, Di María pourrait manquer le match contre Manchester City.


  • Arroyo a marqué un superbe coup franc malgré la défaite équatorienne.


  • James, vulgaire.


  • Tous les buts de cette sixième journée, compilés par Olé. Cadeau.



    Par Ruben Curiel
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    Dans cet article

    kim jung kill Niveau : CFA
     //  18:01  //  Supporter du Chili
    j'ai peur que le Chili soit trop dépendant de Vidal au milieu, sinon VIVA CHILE
    spacieux_rituel Niveau : DHR
    Y a pas moyen de mettre juste les scores bruts à la fin de l'article pour ceux qui ont la flemme de tout lire ?
    T’inquiétè Le Chili n'est pas dépendant de Vidal, mais seulement des arbitres.
    Tant qu'il y a un des trois du milieu (Vidal, Aránguiz et Díaz), ça peut tenir d'une manière ou d'une autre. Je les mettrais tous sur le même plan d'importance, Vidal par son influence offensive, sa rage (faut qu'il se calme de temps en temps), Aránguiz parce que c'est un animal et Díaz qui tient l'équipe tactiquement. Jusque-là, on a à peu près réussi à compenser l'absence d'un voire deux d'entre eux. Quand il n'en reste aucun comme contre l'Argentine, là ça commence a merder sérieusement.
    Le Brésil 6e. Avec prochain match à jouer contre le leader l'Equateur puis réception de la Colombie qui les devance pour la place de barragiste.

    Dunga encore deux matchs et puis s'en va ?

    Avec sa sélection toute flinguée de mecs qui jouent en Chine, aux USA, au Moyen Orient...

    Si on considère que l'Argentine, l'Uruguay, la Colombie et le Chili ont quand même des générations > au Brésil, que l'Equateur a quand même quelques points d'avance et que faut se méfier du Paraguay...Dunga pourrait rentrer dans l’histoire en devenant le 1er coach à ne pas qualifier le Brésil pour une coupe du monde.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 2
    Message posté par midgar
    Le Brésil 6e. Avec prochain match à jouer contre le leader l'Equateur puis réception de la Colombie qui les devance pour la place de barragiste.

    Dunga encore deux matchs et puis s'en va ?

    Avec sa sélection toute flinguée de mecs qui jouent en Chine, aux USA, au Moyen Orient...

    Si on considère que l'Argentine, l'Uruguay, la Colombie et le Chili ont quand même des générations > au Brésil, que l'Equateur a quand même quelques points d'avance et que faut se méfier du Paraguay...Dunga pourrait rentrer dans l’histoire en devenant le 1er coach à ne pas qualifier le Brésil pour une coupe du monde.


    Certes c'est plus le grand Brésil des dernières décennies au niveau des individualités mais leur génération n'est pas si pourrie qu'on le dit souvent. Et au niveau potentiel, si l'on excepte les incohérences de Dunga, je suis pas persuadé qu'il y ait tant de sélections sud-américaines qui soient supérieures...
    En y réfléchissant, tu peux quand même faire un 11 avec Diego Alves dans les buts, Thiago Silva et Marquinhos en charnière centrale, Dani Alves à droite, Filipe Luis ou Alex Sandro (voire Marcelo) à gauche, un milieu Fernandinho-Allan-Countinho et une attaque Douglas Costa-Willian-Neymar... Franchement, y a pire !
    kim jung kill Niveau : CFA
     //  20:42  //  Supporter du Chili
    Message posté par CTM
    Tant qu'il y a un des trois du milieu (Vidal, Aránguiz et Díaz), ça peut tenir d'une manière ou d'une autre. Je les mettrais tous sur le même plan d'importance, Vidal par son influence offensive, sa rage (faut qu'il se calme de temps en temps), Aránguiz parce que c'est un animal et Díaz qui tient l'équipe tactiquement. Jusque-là, on a à peu près réussi à compenser l'absence d'un voire deux d'entre eux. Quand il n'en reste aucun comme contre l'Argentine, là ça commence a merder sérieusement.


    le problème c'est que Arranguiz revient tout juste de blessure j'espère qu'il sera prêt pour la copa, Vidal on pourra jamais le changer se sera toujours un sanguin. Pizzi devrai rappeler Valdivia
    Message posté par Alain Proviste
    Certes c'est plus le grand Brésil des dernières décennies au niveau des individualités mais leur génération n'est pas si pourrie qu'on le dit souvent. Et au niveau potentiel, si l'on excepte les incohérences de Dunga, je suis pas persuadé qu'il y ait tant de sélections sud-américaines qui soient supérieures...
    En y réfléchissant, tu peux quand même faire un 11 avec Diego Alves dans les buts, Thiago Silva et Marquinhos en charnière centrale, Dani Alves à droite, Filipe Luis ou Alex Sandro (voire Marcelo) à gauche, un milieu Fernandinho-Allan-Countinho et une attaque Douglas Costa-Willian-Neymar... Franchement, y a pire !


    Tout à fait d'accord. Cette génération est pas si mauvaise, mais Dunga est un imposteur incroyable. Comment un mec pareil peut diriger l'équipe du Brésil est une question existentielle.
    Par contre pour la compo, y'a pas de 9 là. Enlève D.Costa et met Firmino en pointe, Willian à droite et Ney à gauche et on est bons.
    Le principal problème c'est l'absence d'un milieu de classe mondiale. J'ai rien contre Allan mais il va pas faire la différence d'une passe de génie dans un gros match.
    Quant à Coutinho c'est pas un 8 non plus.
    souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
    J'ai cru m'évanouir en apprenant la blessure de l'ange de Marie ce matin, mais aux dernières nouvelles rien de grave, juste un coup, il devrait pouvoir tenir sa place.
    Tarte Marino, oh joli lapsus, qui nous faisait un sketch pour ces quelques minutes jouées contre Monaco, a chaque fois il nous le rend pété.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 2
    Message posté par Wutaaa
    Tout à fait d'accord. Cette génération est pas si mauvaise, mais Dunga est un imposteur incroyable. Comment un mec pareil peut diriger l'équipe du Brésil est une question existentielle.
    Par contre pour la compo, y'a pas de 9 là. Enlève D.Costa et met Firmino en pointe, Willian à droite et Ney à gauche et on est bons.
    Le principal problème c'est l'absence d'un milieu de classe mondiale. J'ai rien contre Allan mais il va pas faire la différence d'une passe de génie dans un gros match.
    Quant à Coutinho c'est pas un 8 non plus.


    Oui j'ai mis cette compo faute d'un grand 9 brésilien (quoique Firmino pourrait en effet jouer ce rôle) et parce que sur le dernier match, il me semble que la Seleçao alignait une attaque Costa-Willian-Neymar, avec le Barcelonais en faux 9 qui se balade partout. Pourquoi pas après tout, l'Espagne et l'Allemagne l'ont bien expérimenté avec succès et c'est pas ce qui me choque le plus dans les compos de Dunga...
    Quant à Allan, je sais pas si t'as vu beaucoup de matchs de lui avec le Napoli mais c'est un vrai bon milieu relayeur, pour moi il mériterait vraiment d'être testé !
    Message posté par Wutaaa
    Cette génération est pas si mauvaise, mais Dunga est un imposteur incroyable. Comment un mec pareil peut diriger l'équipe du Brésil est une question existentielle.

    En fait je ne sais pas s'il est si mauvais que çà. Mais ce qui est maintenant sûr c'est qu'il n'y arrive pas.

    Contrairement à un sélectionneur comme Deschamps, il n'a pas su imposer ses gars. Il n'est pas soutenu par ses joueurs. Il ne fédère pas.

    Je vois un Brésil ou l'ambiance est mauvaise, un tel niveau d'errance, ce n'est pas possible.

    En qualification, ils ne sont jamais bons. Mais normalement, çà suffit pour se qualifier.

    Là il y a des clans. Et puis Dunga est lâché par sa défense. Il prend le parti de virer Silva et çà se retourne contre lui.

    Tactiquement, j'ai déjà vu jouer le Brésil xx fois jouer dans ce style, c'est pas le souci, juste qu'ils n'y sont pas.

    C'est dans l'implication le problème, les mecs s'identifient pas, c'est la seule chose qu'on lui demande à Dunga pourtant.

    Mais non, il laisse quelques mecs sur le côté, pour l'ambiance et la vie de groupe, résultat, tout le monde fait la gueule.

    Et puis il n'y a pas que lui. Cà veut jouer pour le Bresil et çà fait le beau alors que les adversaires sont là pour les destroy. Va falloir qu'ils gagnent en humilité car ils n'ont rien prouvé.
    Message posté par Wutaaa
    Tout à fait d'accord. Cette génération est pas si mauvaise, mais Dunga est un imposteur incroyable. Comment un mec pareil peut diriger l'équipe du Brésil est une question existentielle.
    Par contre pour la compo, y'a pas de 9 là. Enlève D.Costa et met Firmino en pointe, Willian à droite et Ney à gauche et on est bons.
    Le principal problème c'est l'absence d'un milieu de classe mondiale. J'ai rien contre Allan mais il va pas faire la différence d'une passe de génie dans un gros match.
    Quant à Coutinho c'est pas un 8 non plus.


    Allan a une très bonne qualité de passe :)
    j'ai pas compris si c'était une blague ou pas le :

    "Le chef-d’œuvre collectif des Cafeteros"
    Ronniesheva Niveau : CFA
    vous trouvez vraiment qu'il n'y a pas penalty sur banega? pour moi il lui touche clairement le tibia quand même,c 'est pas flagrant et il en rajoute peut-être mais ça se siffle
    Abramovouiche Niveau : District
    Je suis assez d'accord. Le Brésil n'est pas mauvais en soi, mais face à un Equateur qui a bien démarré, et surtout Uruguay-Colombie-Argentine-Chili qui déroulent comme des machines de guerre, on est effectivement pas à l'abri d'une première non-qualif' du Brésil en CDM. Ils ont quand même frôlé la défaite sur leurs deux matches cette semaine...

    En tout cas... Aguante Uruguay!
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