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  2. // Uruguay/Pérou (1-1)

L'Uruguay non plus

La meilleure équipe sud-américaine du dernier Mondial n'a pas fait mieux que l'Argentine et le Brésil. Son trio offensif n'a pas été aussi brillant que l'on pouvait l'espérer.

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Uruguay-Pérou : 1-1


Buts : Luis Suárez pour l'Uruguay, José Paolo Guerrero pour le Pérou

Pauvre Copa América. Après l'Argentine et le Brésil, la Celeste a elle aussi calé contre un adversaire inférieur sur le papier. Si l'Uruguay a offert aux spectateurs de l'Estadio Bicentenario de San Juan un spectacle plus digne de son statut que les deux autres ex-champions du monde, au bout du compte, le résultat est le même : un score nul. Le quatrième du tournoi en cinq matches (une demi-heure avant que le Chili et le Mexique ne s'affrontent sur la même pelouse pour la deuxième rencontre du groupe C). Du mouvement, des idées, de l'envie : si les hommes d'Oscar Tabarez n'ont pas livré un match parfait, il faut reconnaître qu'ils auront au moins eu le mérite de pimenter légèrement une compétition plutôt morne jusqu'à présent. Avant le coup d'envoi, trois buts seulement avaient été marqués en quatre matches. Péruviens et Uruguayens ont été tout prêts de doubler la mise en quatre-vingt dix minutes. Diego Forlan, auteur de multiples centres dangereux sur coup de pied arrêtés, a vendangé une occasion que sa version « sud-africaine » n'aurait sûrement pas manquée l'été dernier, à la conclusion un subtil une-deux avec Luis Suarez, alors que les deux équipes étaient à égalité (69e).

Guevara libère le Pérou

La Celeste a joué haut, parvenant à s'installer dans camp péruvien sans trop de difficulté, sa paire de récupérateurs, Enzo Pérez et Arevalo Rios, se montrant très présente à la retombée du ballon dans le rond central. Mais le trio Cavani-Forlan-Suarez a vu ses échanges coupés à de nombreuses reprises par les défenseurs péruviens, bien secondés par leurs milieux. Luis Suarez, sevré de ballons chauds, a dû se résoudre à frapper de loin (23e). Une minute plus tard, Michael Guevara met sur orbite Paolo Guerrero depuis la ligne médiane à la limite du hors-jeu, qui s'en va dribbler Fernando Muslera, mal sorti (1-0). Meilleur joueur de son équipe hier, l'avant-centre d'Hambourg, très actif sur tout le front de l'attaque, avait auparavant obtenu un coup-franc à l'angle de la surface à la suite d'un débordement (15e). Sa frappe sèche sur un autre coup franc, peu après la demi-heure de jeu (34e), échoua un bon mètre au-dessus de la barre. La réussite des Andins, qui prennent l'avantage sur leur seule véritable occasion, aurait pu donner un coup au moral des Charruas. Il n'en a rien été. Maxi Pereira voit sa belle frappe détournée en corner après un centre en retrait de Diego Forlan (37e), dont le centre chirurgical sur coup franc avait été dégagé de la tête par Santiago Acasete (40e), avant qu'un autre coup franc, enveloppé avec force et précision, ne soit expédié en corner par le nouveau portier niçois (42e). Et alors que Guerrero est à deux orteils rendre la pareille à Guevara, avec une remise frappe instantanée qui frôle le poteau gauche de Muslera (44e), c'est finalement Suarez qui marque le second but de cette partie (1-1), vingt secondes avant la pause, sur un amour de ballon glissé entre les deux centraux par Nicolas Lodeiro.

Cavani-Forlan-Suarez, l'entente inefficace

En deuxième période, le trio d'attaque celeste délecte le public sanjuanino de quelques exquises combinaisons, comme sur ce centre-retourné de Forlan repris de la tête par Cavani (47e), à la suite d'un centre de Suarez. Le péruvien Luis Avincula voit ensuite sa frappe repoussée par le gardien de la Lazio à l'issue d'un une-deux avec Juan Manuel Vargas (56e), entré à la pause. Le Florentin, qui ne devrait pas rester longtemps sur le banc s'il continue d'évoluer à ce niveau, croise trop son tir aux abords de la surface (72e), avant d'offrir dans les dernières minutes un centre millimétré à Guerrero (90e), que ce dernier ne peut redresser, alors que le juge de ligne n'avait pas signalé sa position de hors-jeu. Un match entretenu, sûrement le plus abouti de ce début de tournoi, et des occasions de part et d'autre : de quoi donner de l'espoir, mais aussi des regrets aux coaches de l'Uruguay et du Pérou.

Florent Torchut

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Dédicace à Mathieu Faure et son article sur le Pérou pays rongé par la drogue et la pauvreté juste bon a etre le sparring partner du groupe.

Bon match de la blanquiroja hier. Mention spéciale a Paolo Guerrero qui dans le role ingrat du seule attaquant de l'équipe a été intenable, bagarreur tout au long du match , excellent dans le jeu dos au but,dans les remises et avec en plus quelques petites touches techniques qui ont fait plaisir. Bref la classe. Pas un mot sur lui alors que l'on nous a sur-vendu les otaries brésiliennes....
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