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  1. // Groupe A
  2. // Mexique/Uruguay (0-1)

L'Uruguay ne pardonne pas

Y'a pas d'arrangement. Une Uruguay létale a dominé un Mexique trop naïf (1-0). Y'a pas de mal, les deux équipes sont qualifiées pour les huitièmes. El Tri a toutefois tremblé jusqu'à la réduction du score française.

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Se taper l'Uruguay en huitièmes ne sera pas un cadeau. La toile est parfaitement organisée. Peu d'espaces, une défense centrale maîtresse des airs, et surtout trois attaquants chargés autant de saborder la relance adverse que de se déployer avec vélocité et ingéniosité dès la récupération de l'objet du délit. L'Uruguay est une équipe piégeuse, pas gênée de subir, et qui vous maintient sans relâche une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Pris dans un faux rythme, faute de trouver de la profondeur, le Mexique se fait refroidir à la 43e, centre parfait de Cavani, tête assassine de Luis Suarez, et El Tri peut commencer à flipper. La remarquable prestation française lui fait alors peser sur la cafetière une autre épée de Damoclès, au poids d'enclume.



A la mi-temps, les hommes d'Aguirre se satisferaient bien du petit point qu'ils méprisaient 45 minutes plus tôt. Venu pour l'emporter et terminer en tête du groupe A, le Mexique joue clairement l'offensive avec Andres Guardado et Cuauhtémoc Blanco d'entrée. Le premier agite son côté droit mais la menace présentée par le trident offensif celeste bride les dédoublements du latéral Carlos Salcido. Compliqué alors de trouver le décalage. Quant au vieux Cuauhtémoc, autant sa vision du jeu peut éclaircir l'horizon mexicain une fois l'adversaire diminué, autant le sortir face aux onze Uruguayens frais et dispo le condamne à une prestation ankylosée et impotente.

L'Uruguay est un révélateur. Les failles adverses apparaissent, criantes : de retour des vestiaires, Conejo sauve la mise à son équipe une nouvelle fois impuissante dans les airs (49e). Aguirre sort son meilleur joueur : Guardado pour Barrera. En revanche, les vieux Blanco et Franco, incapables de trouver le moindre interstice aux avant-postes, restent plantés sur la pelouse. Le sang frais irrigue enfin la terre du Royal Bafokeng à la 63e : Chicharito pour Cuauhtémoc. La perfusion prend instantanément. El Tri bouscule la Celeste et un joueur échappe à son garde du corps. 
Monté jusqu'au point de pénalty, El Maza Rodriguez croise un poil trop sa tête plongeante. Seul oubli des charruas en 90 minutes. 

Le compteur tourne, l'Uruguay recourt à quelques vieilles ficelles, et signe sa première victoire sur le Mexique en match officiel. Pour la première fois depuis 1990, la Celeste, déjà dirigée par Oscar Tabarez à l'époque, atteint les huitièmes de finale. Mais cette équipe semble taillée pour mieux. Le quart est dans ses cordes. Pour le Mexique, selon toute probabilité, il faudra se coltiner l'Argentine, comme en 2006. Dans ses cordes ?

Thomas Goubin, à Guadalajara


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