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  2. // Uruguay/Mexique (1-0)

L'Uruguay, malgré tout

Logiquement, l'Uruguay a disposé d'un piteux Mexique (1-0), mais n'a toujours rien montré du candidat au titre qu'il reste malgré tout. Forlan se réconciliera t-il enfin avec les filets en quart de finale ?

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À l'inverse de l'Argentine, l'Uruguay n'a pas alarmé son peuple par des prestations indignes. Mais, comme l'Argentine, sa Copa entamée par deux scores de parité contraignait la Celeste à accrocher un résultat positif pour qu'un tournoi qu'elle abordait en sérieux outsider ne termine pas en débâcle. Devant un stade peint de bleu ciel, les hommes de Tabarez n'ont pas joué avec le système cardiaque de leurs soutiens. Dès le quart d'heure de jeu, l'Uruguay ouvrait la marque : Suarez réceptionnait un coup-franc en pleine surface, et sa frappe déviée par une jambe aztèque ne pouvait être maîtrisée par Luis Michel, ce dont profitait Alvaro Pereira (1-0, 14è). Déjà buteur face au Chili, l'arrière latéral se mue lors de cette Copa America en palliatif innatendu d'un Forlan définitivement fâché avec la réussite.

L'attaquant colchonero manquait d'ailleurs de plier le match dès la 30e minute, en tapant le poteau, malgré une réception d'un centre en position idéale, au coeur de la surface. Dominatrice, l'Uruguay déplore toutefois toujours l'érosion de sa complicité offensive du Mondial, l'absence du jour de Cavani pesant aussi dans ce constat. Mais la Celeste ne se retrouve t-elle pas tout simplement moins à son aise dans des oppositions où on attend d'elle qu'elle prenne le jeu à son compte ?

Pire tournoi de l'histoire du Mexique

Reste que face à ce Mexique là, l'Uruguay n'avait pas besoin d'élever son niveau de jeu pour arriver au bon port des quarts de finale, et pouvait se permettre de manquer plus d'une opportunité. Comme le Costa-Rica face à l'Argentine, El Tri ne luttait pas à armes égales, une sélection de moins de 22 à peine renforcée n'étant pas taillée pour disputer un tournoi de cette dimension. Sur un coup de pied arrêté bien maîtrisé ou une inspiration de Giovani dos Santos reposait les minces espoirs du Mexique, mais l'ex joueur de Barcelone est sorti dès la mi-temps ... En revanche, avec l'entrée d'Edgar Pacheco à la 70e le Mexique gagnait un grand exécuteur de coup-franc. Le joueur des Tigres de Monterrey trouvait d'ailleurs Rafael Marquez, l'autre, à la 80e minute, d'un service parfaitement bombé, mais l'égalisation d'El Tri était refusée pour une légère position de hors-jeu de l'avant-centre.

Avec un Diego Forlan en forme mondialiste, l'Uruguay aurait dû s'imposer avec une marge plus étendue, mais cette victoire étriquée suffit à la Celeste pour poursuivre son rêve de triomphe final. Pour le Mexique, cette Copa America restera dans l'histoire comme sa prestation la plus affligeante. Jamais El Tri n'était resté aux portes des quarts. C'est désormais chose fait.

Par Thomas Goubin, au Mexique

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